L’intelligence artificielle est une invention qui est en train de révolutionner notre façon d’utiliser le numérique. Elle peut produire, sur notre simple demande, des images ou des textes uniques, permettant à des centaines de personnes de trouver les réponses à leurs questions.
Mais si l’intelligence artificielle est un outil formidable, offrant un panel de possibilités sans limite, elle n’est pas la solution parfaite, et le revers de la médaille existe bien. En effet, l’IA pollue.
Elle pollue énormément. Selon une étude, récemment publiée par des chercheurs de l’Académie des Sciences chinoise et des confrères de l’Université de Cambridge, ce sera entre 1,2 et 5 milliards de tonnes de déchets électroniques qui seront produits par l’IA dans la prochaine décennie.
Faire la guerre aux DEEE
Dans leur rapport, à retrouver dans la revue scientifique Nature Computational Science, les scientifiques montrent que cette pollution équivaut à celle de 20 milliards de smartphones, ou 10 milliards d’iPhone. À titre de comparaison, il y aura aujourd’hui dans le monde un peu plus de 8,5 milliards de smartphones en circulation.
Ces déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) sont aujourd’hui des produits électroménagers, des écrans et des smartphones hors d’usage. Mais dans quelques années, les DEEE seront surtout des cartes et des puces pour ordinateurs.
Les composants d’un ordinateur ne sont pas éternels et le développement de l’intelligence artificielle va en consommer des centaines de millions tous les ans. Or ces produits ont un impact considérable sur la planète. Comme le rappelle le site du ministère de l’Écologie, les DEEE sont généralement composés de mercure ou des gaz à effet de serre. Les conséquences environnementales de la fabrication de tels appareils sont énormes.
L’IA se développe, sa pollution aussi
Selon l’étude, le problème existe déjà aujourd’hui. En 2023, l’intelligence artificielle aurait généré 2 600 tonnes de DEEE. Un chiffre qui pourrait être multiplié par 1000 dans les prochaines années si aucune mesure n’est prise pour limiter l’impact environnemental de l’IA.
Mais les scientifiques ne laissent pas le monde sans réponse. Dans leur étude ils proposent plusieurs solutions alternatives, pour limiter la croissance des DEEE de 16 à 86 % d’ici à 2030. Ils proposent notamment de réutiliser les appareils informatiques pour d’autres usages, afin de prolonger leur espérance de vie.
L’économie circulaire doit être au cœur de la « chaîne de valeur des intelligences artificielles génératives » selon les chercheurs pour réduire autant que possible la production de ces déchets électroniques. Cette nouvelle vision des choses, plus responsables de l’environnement, doit néanmoins être suivie par tous, pour avoir des chances d’impacter significativement le monde de l’intelligence artificielle.
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et comme d’habitude du technology-bashing…. sans considérer les émissions de CO2 que pourraient éviter l’IA!