Qui veut la peau de l’iPhone ? Pas tous les géants de la tech, en tout cas. Aravind Srinivas, le PDG de Perplexity, ne croit pas à la fin du format smartphone. C’est en tout cas ce qu’il affirme lors d’une interview accordée à This Week in AI.
Lors de ce long podcast, de nombreux sujets ont été abordés, comme le coding avec de l’intelligence artificielle ou la démocratisation de cette technologie à Hollywood. Pendant la discussion, Aravind Srinivas a abordé le travail d’Apple sur l’IA, et plus particulièrement le partenariat avec Gemini (Google). Pour lui, Apple a toutes les cartes en main pour frapper fort et doit prendre le temps qu’il faut. Il évoque aussi le terminal en lui-même, l’iPhone, qui restera au cœur des usages malgré la démocratisation de l’IA :
« L’iPhone ne sera pas remplacé par l’IA, à mon sens. Plus l’IA devient perfectionnée, plus votre iPhone devient votre passeport numérique. Il embarque votre portefeuille, vos cartes bancaires, vos tickets, vos données de santé… Il permet de vous connecter avec les autres. Vous faites du FaceTime avec, vous passez des appels, vous avez des photos des moments précieux de votre vie. Toutes ces choses sont vraiment personnelles et n’ont aucune connexion avec l’IA »
Le smartphone peut vivre avec l’IA
Cette déclaration est intéressante, car Aravind Srinivas semble aller à contre-courant de la tendance actuelle du petit monde de l’IA : celle de supprimer le smartphone. Beaucoup dans la tech imaginent déjà la fin de ce type de produit, remplacé par des terminaux propulsés par une intelligence embarquée. C’est par exemple le cas de Jony Ive, qui collabore avec OpenAI pour créer un objet révolutionnaire censé remplacer nos téléphones.
Ce ne sont pas les seuls. Par exemple, Motorola a présenté un pendentif dopé à l’IA lors du CES de Las Vegas. Un petit objet avec lequel on peut interagir sans avoir besoin de regarder un écran. Est-ce vraiment ce que le futur nous réserve ? Pas selon Perplexity.
L’analyse de Presse-citron
L’intelligence artificielle est partie pour rester dans nos vies. Doit-elle forcément remplacer ce qui existe ? Tout dépendra, au fond, de ce que veulent les utilisateurs. Pour le moment, il est difficile d’imaginer un monde sans écrans. Certes, une IA en pendentif pourrait faire beaucoup de choses, mais ne remplacera jamais le plaisir de l’image et le confort de la navigation sur une interface graphique.
Plus encore, Aravind Srinivas dit quelque chose d’intéressant sur l’iPhone en lui-même. Pour lui, le téléphone d’Apple pourrait devenir l’objet ultime dans la course à l’IA. Une IA qui serait faite le plus possible en local, avec les calculs du processeur. Sur l’usage en ligne, Apple bénéficie de la confiance des consommateurs en matière de protection des données. Les utilisateurs auront donc plus tendance à laisser le champ libre pour le stockage des photos ou des données sensibles, le tout géré par IA. Enfin, la firme de Cupertino arrive certes en retard, mais c’est un atout pour comprendre ce que veulent ou ne veulent pas les clients en termes d’IA.
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