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Vous venez d’un de ces pays ? Donald Trump vient de vous interdire de voyager aux USA

Nouvelle décision ubuesque de Donald Trump. Il vient d’interdire l’entrée dans le pays aux ressortissants de ces 12 nations.

L’Afghanistan, la Birmanie, le Tchad, la République du Congo, la Guinée équatoriale, l’Érythrée, Haïti, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Yémen. Voici les 12 pays visés par Donald Trump et le retour de son « travel ban ». Cette promesse de campagne vient d’entrer en vigueur, et la Maison-Blanche s’en félicite.

Concrètement, le passage de ce décret présidentiel interdit tout simplement à des ressortissants de ces pays d’entrer sur le territoire américain, peu importe la raison invoquée. Selon les informations données par Washington, d’autres pays, pas encore touchés par cette mesure, sont dans le viseur du 47e président des États-Unis. Il s’agit du Burundi, de Cuba, du Laos, de la Sierra Leone, du Togo, du Turkménistan et du Venezuela.

Cette interdiction est d’une sévérité inédite. En effet, quelques exceptions ont été permises, mais elles ne concernent que les personnes qui « servent l’internet national ». Ce sera par exemple le cas des joueurs de football se rendant à la Coupe du Monde à l’été 2026, qui aura lieu aux États-Unis. Les athlètes des Jeux olympiques de Los Angeles en 2028 pourront eux aussi voyager sans limitations.

Une décision prise… sur un coup de tête ?

Durant de nombreux discours de campagne, Donald Trump avait promis à ses fidèles le retour du « travail ban ». Une sorte de liste noire empêchant des millions de personnes de voyager aux États-Unis. Mais depuis son élection en novembre dernier, le sujet était passé sous les radars.

Il est finalement revenu sur le devant de la scène il y a quelques jours. Dans la ville de Boulder, dans le Colorado, une marche hebdomadaire est organisée en soutien aux otages israéliens retenus dans la bande de Gaza depuis l’attaque du 7 octobre. Lors d’une de ces marches, un homme d’origine égyptienne aurait lancé des appareils incendiaires dans la foule, faisant 12 blessés.

Selon plusieurs sources proches de la Maison-Blanche, c’est cette attaque terroriste qui aurait amené le président Trump à réagir. Dans une vidéo publiée sur le réseau social X (ex-Twitter), le président prend lui-même la parole et explique que cet acte « met en évidence les dangers extrêmes que représente l’entrée de ressortissants étrangers qui n’ont pas été correctement contrôlés ». 

Une liste noire, incomplète ?

Une déclaration jugée opportuniste par l’opposition démocrate, qui n’est pas nécessairement contre un renforcement des contrôles aux frontières. Certains élus ont d’ailleurs pointé du doigt un certain manque de logique dans les décisions de Donald Trump.

Car si l’attaque de Boulder semble avoir été le déclencheur de ce nouveau décret présidentiel, le locataire de la Maison-Blanche n’a pas ajouté l’Égypte à la liste des pays touchés par cette interdiction. Cela n’aurait donc rien changé dans le cadre de cette attaque précisément.

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