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L’orbite basse, nouvelle cible de la guerre en Ukraine

La Russie menace de s’en prendre directement aux satellites américains.

Ils sont un enjeu essentiel de la guerre en Ukraine. Depuis le déclenchement du conflit armé en février dernier, les soldats ukrainiens utilisent en effet les satellites de Starlink de SpaceX pour accéder à Internet sur le champ de bataille. Dans le même temps, les satellites radar de de l’Oncle Sam fournissent des renseignements militaires essentiels à la poursuite des opérations sur le terrain.

« Une cible légitime de représailles »

Forcément, cela n’est pas du goût de la Russie qui se fait de plus en plus menaçante sur le sujet. Le directeur adjoint du ministère des Affaires étrangères, Konstantin Vorontsov, a ainsi prévenu que l’utilisation des satellites commerciaux occidentaux en Ukraine pourrait constituer « une cible légitime ».

Voici ses propos dans le détail : « Nous tenons à souligner spécifiquement une tendance extrêmement dangereuse qui va au-delà de l’utilisation inoffensive des technologies spatiales et qui est devenue apparente au cours des derniers développements en Ukraine. Il s’agit de l’utilisation par les États-Unis et leurs alliés d’éléments d’infrastructure civils, y compris commerciaux, dans l’espace à des fins militaires. »

Le dirigeant ajoute sur le ton de la menace : « Apparemment, ces États ne se rendent pas compte que de telles actions constituent en fait une participation indirecte aux conflits militaires. Les infrastructures quasi-civiles peuvent devenir une cible légitime de représailles. »

Reste à savoir si une telle manœuvre serait possible. En théorie, la Russie a démontré sa capacité à abattre des satellites. Elle a ainsi effectué un test grandeur nature en novembre 2021 en tirant un missile Nudol depuis le sol qui a détruit un vieux satellite russe.

Sauf que mettre à mal à la constellation de satellites de l’entreprise d’Elon Musk serait une autre paire de manche. Cette dernière en compte en effet aujourd’hui près de 3000, et une attaque ne serait dans ce cas pas efficace.

Une frappe contre des satellites de renseignement américain ou européen constituerait aussi une forme d’escalade militaire. L’OTAN a d’ailleurs déjà expliqué par le passé qu’elle considérerait ce genre d’initiatives comme pouvant conduire à l’invocation de l’article 5. Autrement dit, cela équivaudrait pour l’organisation militaire à une attaque armée contre un de ses membres.

Les États-Unis haussent le ton

Comme on pouvait s’y attendre, les propos de Konstantin Vorontsov ne sont pas passés inaperçus outre-atlantique. Ainsi, le porte-parole du Conseil de sécurité nationale John Kirby a expliqué que « toute attaque sur une infrastructure américaine verra une réponse appropriée ». Se voulant plus explicite, il a précisé que les États-Unis feraient « rendre des comptes à la Russie pour une telle attaque, si elle devait se produire ».

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1 commentaire
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  1. Dans cette guerre,Ukraine-Russie,je crain le pire,et le pire,est,au dessus de nos têtes, c’est à dire, les extraterrestres,qui commence en avoir, ras-le vol, des terriens, des guerres,des essais nucléaires, bombes atomiques,et gare à nous,s’ils s’y mettent aussi, à jouer aux guerres,car, il existe, pas moins de 500 civilisations,qui surveillent, nos faits, et gestes,et pratiquement,tous les jours,sans exception,ils envoient,des enregistreuses,( des orbes et des petits vaisseaux)qui suivent vraiment,ces événements, Ukraine Russie,car ils peuvent entervenir, que si, danger,il y a,pour les civilisations existantes,et notre système solaire,car a 35/40 millions km de la terre, soit à 15 minutes,a vol de vaisseau, ils n’Auron aucune dificulté,a nous attaquée,s’ils jugent nécessaire, cordial,@tc00402827.

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