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L’UE demande des comptes aux géants du numérique pour lutter contre les fausses informations

La récente crise sanitaire a démontré que la diffusion des fausses informations pouvait avoir des conséquences graves. L’Europe souhaite avoir un droit de regard sur celles-ci et responsabiliser les géants du numérique.

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Union-europeenne
© GregMontani / Pixabay

Le mercredi 10 juin, l’union a dévoilé son plan de lutte contre la désinformation. Des mesures sont prises obligeant les géants du numérique comme Facebook, Twitter, ou Google à rendre un rapport mensuel pour communiquer les mesures mises en place pour lutter contre les fausses informations.

La désinformation peut prendre différentes formes et existait avant la crise sanitaire du Covid-19. Cela pouvait notamment être des théories du complot, des prétendus remèdes miracles, des discours racistes ou la promotion de produits frauduleux. Évidemment la crise sanitaire a permis de prendre la véritable mesure de ces fausses informations et de l’impact réel et concret qu’elles peuvent avoir sur la société. La Chine et la Russie ont également été pointées du doigt par les responsables européens pour la diffusion de campagnes de désinformation visant à miner le débat démocratique.

Deux hauts responsables européens, Josep Borrell, chef de la diplomatie européenne et Vera Jourova, vice-présidente de la Commission chargée des valeurs et de la transparence, ont annoncé la mise en place de ces comptes-rendus. Ils ont rappelé les conséquences concrètes de ces messages erronés au sein de la société, comme on a pu l’observer en Allemagne avec une baisse de l’ordre de 20% de la volonté de se faire vacciner dans les deux mois. Cela pourait plus globalement entraver les politiques publiques et affaiblir la mise en place des mesures sanitaires.

Ce texte n’a pas seulement pour but de lutter contre la désinformation. Les géants du Web s’engagent également à promouvoir des contenus vérifiés provenant d’agences de santé nationales et internationales, des médias professionnels ou encore des autorités européennes ou des États membres. Ils doivent également agir contre les publicités mensongères et informer les utilisateurs en cas de manipulations qu’ils détectent.

Des mesures qui s’inscrivent dans une lutte plus globale contre la desinformation

Ces nouvelles mesures prises par l’exécutif européen s’inscrivent de manière plus générale dans le « Plan d’action pour la démocratie européenne » et le « Digital Services Act », deux textes actuellement en préparation qui devraient être présentés avant la fin cette année.

Twitter avait déjà récemment modifié son signalement des faux messages avec des étiquettes adaptées et graduées en fonction de la dangerosité de celui-ci. Facebook avait de son côté mis en place également la possibilité pour l’internaute de consulter des sources sûres comme celles de l’OMS en cas d’information dangereuse.

Le fact-checking, autrement dit la vérification des faits par l’internaute, va certainement devenir la norme, afin de permettre à chacun de disposer de l’information la plus complète et la plus objective possible sur un sujet controversé. Un observatoire européen des médias numériques dirigé par l’Institut européen universitaire de Florence (Italie) est d’ailleurs opérationnel depuis le début du mois. Cet observatoire regroupe également le Centre de technologie d’Athènes, l’université d’Aarhus (Danemark) et l’organisation de fact-checking italienne, Pagella Politica.

Twitter
Par : Twitter, Inc.
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