Les négociations entre les États-Unis et ses partenaires commerciaux s’intensifient, alors que la date butoir du 9 juillet approche. En effet, après cette date, la pause de Donald Trump sur les droits de douane “réciproques” prendra fin. Récemment, le président américain a, par exemple, réussi à faire annuler une taxe canadienne qui vise les services numériques et qui touche évidemment les géants de la tech des États-Unis. Dans ce contexte, on peut se demander si, dans le cadre des négociations avec l’administration Trump, l’Union européenne pourrait aussi proposer un assouplissement de ses lois numériques.
Aucun marchandage possible
Mais, visiblement, cela n’est pas envisageable. Cité par le Figaro en avril, Bercy avait déjà précisé en qu’aucun marchandage sur le DSA et le DMA, des textes qui régulent l’espace numérique et la concurrence dans l’UE, n’est possible. “Il est hors de question de les mettre dans une forme de négociation. Ces textes touchent à nos valeurs, aussi bien sur la protection des citoyens, leurs données ou encore la haine en ligne”, avait indiqué le cabinet de la ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, Clara Chappaz, selon le journal français.
Et cela a récemment été réitéré par Bruxelles, selon un article de Les Echos. En substance, l’Europe négocie avec l’administration Trump, mais l’assouplissement des lois numériques n’est pas sur la table des négociations. D’ailleurs, une telle décision, si elle était prise, serait compliquée à mettre en œuvre, puisqu’elle devrait passer par plusieurs étapes du processus législatif complexe de l’UE.
Guerre commerciale : Bruxelles exclut d’assouplir ses réglementations du numérique https://t.co/pgJpyX6QB0
— Les Echos (@LesEchos) June 30, 2025
Le cauchemar d’Apple ?
En tout cas, les règles qui régissent le numérique dans l’Union européenne sont particulièrement contraignantes pour Apple, adepte des systèmes fermés. Pour rappel, le Digital Markets Act a obligé la firme de Cupertino à autoriser les concurrents d’App Store pour la distribution d’applications pour l’iPhone. Et cette loi devrait aussi forcer Apple à rendre ses produits mieux compatibles avec les accessoires tiers, comme les montres connectées ou les écouteurs.
Néanmoins, la régulation peut aussi pénaliser les consommateurs. Apple Intelligence est arrivée en retard dans l’UE. Apple propose une version incomplète d’iOS 18 dans l’UE, qui n’inclut pas la fonctionnalité qui permet de contrôler l’iPhone depuis un Mac. Et iOS 26 devrait aussi être incomplet dans l’Union européenne. Récemment, Apple a indiqué qu’il est en train d’étudier quelles fonctionnalités ne pourront pas être déployées dans nos contrées à cause des lois numériques. Et Apple n’est pas une exception, puisque certaines fonctionnalités d’autres acteurs de la tech ne sont parfois pas proposées dans l’UE, ou arrivent en retard, à cause de la régulation.
Sinon, il est à rappeler qu’en février, le vice-président américain JD Vance avait fortement critiqué les règles de l’Union européenne, notamment concernant l’intelligence artificielle.
- Les négociations sur les droits de douane s’intensifient, alors que la date butoir du 9 juillet approche
- L’UE négocie avec l’administration Trump, mais exclut l’idée d’assouplir ses lois numériques dans le cadre de ces négociations
- Les règles de l’UE sont un cauchemar pour Apple et ont déjà été critiquées par le vice-président JD Vance
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