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Lydia : cryptomonnaie et trading… du nouveau arrive

La fintech française du paiement entre amis se tourne vers l’investissement et les cryptomonnaies.

Il n’existe pour l’heure qu’un lien d’inscription, pour faire partie d’une liste de premiers testeurs « en avant-première ». Sur le site de l’application bancaire Lydia, utilisée par plus de quatre millions de Français pour simplifier leurs paiements, un nouvel onglet est disponible et fait référence à la sortie prochaine de « Lydia Trading ». Une nouvelle section destinée à offrir « un accès à des investissements plus rentables que le Livret A ».

La fintech française, basée à Paris, semble se tourner vers la bourse et/ou les cryptomonnaies, à en croire un tweet publié ce soir par le youtubeur spécialisé dans les jetons numériques, Hasheur. « Plus précisément, nous voulons vous offrir le pouvoir de décider à quoi servent vos économies », ajoutait Lydia sur son site. « L’application Lydia prépare depuis des mois de nouvelles fonctionnalités incluant le trading de cryptos », ajoutait le youtubeur.

Concrètement, il semblerait que l’application nous prépare une nouvelle section dans laquelle les utilisateurs pourront acheter des cryptomonnaies comme du Bitcoin, de l’Ethereum, ou encore du Solana et du Cardano. À la manière de ce que propose actuellement Coinbase aux États-Unis, Binance en Chine, mais également ZenGo en France.

S’il s’avère également que Lydia prépare du trading en Bourse, les clients pourront aussi acheter des actions Tesla, Apple, Microsoft ou d’autres dossiers populaires, à la manière de la néobanque Revolut ou de Trade Republic avec ses opérations à moindres frais.

Lydia Trading Crypto annonce
© Lydia

Lydia : de l’investissement et de l’épargne

Au début du mois de juin, la société signait un partenariat avec une autre fintech française, Cashbee, afin de lancer sa propre solution d’épargne. Un livret au taux rémunérateur de 0,6 % pour les 75 000 premiers euros, déjà « en alternative au Livret A » (mais corrigé à 0,42 % d’intérêts par la flat tax). Avec un plafond situé à un million d’euros, le produit avançait l’argument d’être accessible à tous et en quelques clics depuis l’application mobile.

Une stratégie de diversification aux ères des homologues américains (Square avec « Cash App ») ou encore asiatiques (AliPay, WeChat), qui a de quoi faire du bruit. En 2020, les besoins de financement de la société donnaient l’occasion au Chinois Tencent d’entrer au capital de la fintech française, comme elle venait de le faire dans la néobanque pour les pros Qonto. Lydia continue à se développer également des cartes bancaires pour devenir un véritable acteur face aux banques en ligne.

4,5 millions d’utilisateurs

Dans l’ombre des levées de fonds records de cette année 2021, Lydia ne se démontait pourtant pas, l’année dernière, lorsqu’elle procédait à un tour de table de 112 millions d’euros. Sa croissance est au rendez-vous et l’application dépassait en 2020 les 4,5 millions d’utilisateurs, plus que n’importe quelle banque en ligne française (Boursorama Banque et le compte Nickel y compris).

« En 2020, nous avons atteint les 4,5 millions d’utilisateurs, un chiffre en progression de 50%, et enregistré 3 milliards d’euros de transactions, en hausse de 100%. La crise sanitaire a accéléré le virage vers le paiement mobile. Résultat, nous visons la rentabilité en France au premier semestre 2022 », déclarait Cyril Chiche dans un entretien avec le magazine Challenges au mois de février dernier.

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