Comme vous peut-être, j’ai chez moi un placard rempli de boîtes de pâtes de différentes formes. Des coquillettes aux spaghettis en passant par les farfalles, les pennes, les tagliatelles et les girandoles… Depuis le moment où j’ai quitté le foyer parental pour mes études (et c’était il y a un moment maintenant), j’enrichis Barilla, Panzani et Lustucru. Il y aurait pourtant une autre solution : me contenter d’un paquet de farine et faire mes pâtes à la demande (pourquoi pas en congelant un pâton pour toujours en avoir sous la main).
Oui, mais voilà, j’ai une condition physique rare qui m’en empêche. Je crois que les scientifiques appellent cela la flemme. Fariner toute ma cuisine, m’embêter à passer le tout au laminoir, découper la bonne forme, nettoyer le plan de travail… Je ne sais pas pour vous, mais quand je cuisine des pâtes, c’est souvent pour aller au plus simple, pas pour passer 1h30 dans ma cuisine.
Je découvre la Pasta Maker 7000
Alors quand on m’a proposé de tester le Pasta Maker 7000 de Philips, vous imaginez bien que j’ai sauté sur l’occasion. Des pâtes fraîches à volonté en quelques minutes ? Un placard rangé ? Des possibilités infinies de création en variant les ingrédients ? Tant de promesses que nous avons voulu vérifier dans ce test.
Un design imposant
Avec ses dimensions de 32,7 x 22,9 x 33,5 cm pour près de 7 kg sur la balance, le Pasta Maker de Philips n’est pas ce que l’on peut qualifier de compact et discret. Autant dire que sur un comptoir de cuisine, il se remarque.
La conception est entièrement en plastique et métal. Étonnamment, en dehors de la spatule de mélange, tous les éléments en contact direct avec la nourriture sont en plastique. Quand on connait la quantité de microplastiques qui se trouvent déjà dans notre organisme, on aurait apprécié des éléments en inox par exemple. Cela aurait cependant alourdi à coup sûr cette machine qui pèse déjà son poids.

L’avantage en revanche, c’est que toutes les pièces passent au lave-vaisselle. Cela vous évitera d’avoir à récurer les bouts de pâte séchés dans chaque interstice, bien que Philips fournisse un outil à cet effet, muni d’un picot d’un côté et d’une brossette de l’autre.
Par ailleurs, le démontage/remontage est lassant, notamment en ce qui concerne le panneau avant. Les “boutons” à visser mériteraient d’être remplacés par un système plus rapide, d’autant qu’il faut le retirer pour juste changer le disque de forme installé. Pour le rangement, Philips a d’ailleurs eu l’excellente idée de rajouter à sa machine un petit tiroir pensé à cet effet. Cela participe certainement à son imposante carrure, mais vous avez un endroit où ranger les sept matrices supplémentaires.

Enfin, terminons ce tour du propriétaire en précisant que les patins antidérapants maintiennent parfaitement l’engin en place durant le mélange, lui permettant de rester parfaitement stable. Notez également que son cordon électrique de 80 cm est un peu court, obligeant à garder le Pasta Maker 7000 assez proche d’une prise pour être utilisé.
Des pâtes fraîches en 10 minutes
La promesse de Philips est de proposer des pâtes fraîches en 10 minutes seulement. Le principe est simple : vous versez de la farine dans le compartiment de mélange. La machine pèse alors la poudre et indique le volume d’eau adéquat à ajouter. S’ensuivent trois minutes lors desquelles la spatule amalgame les ingrédients et pétrit la pâte. Sa forme de vis conduit enfin le résultat à travers le disque de forme pour l’extruder au format voulu. Avec une spatule, on s’occupe alors de découper les pâtes selon la longueur désirée. Un véritable jeu d’enfant.
Avec 250 grammes de farine de blé et 100 ml d’eau, les ingrédients nécessaires pour une portion, il faut compter six minutes supplémentaires au processus, soit neuf minutes au total. La promesse est tenue. Jetez les pâtes ainsi obtenues dans une casserole d’eau salée pendant 2 ou 3 minutes et bon appétit ! Hors nettoyage, le cycle complet est donc à peu près aussi long que de jeter des pâtes sèches dans l’eau (8 à 12 minutes généralement).

L’un des avantages est que vous pouvez personnaliser vos pâtes. Non seulement en forme, mais aussi en composition. Vous préférez les pâtes aux œufs ? Il vous suffit de sélectionner l’option avant de démarrer et de rajouter un œuf à l’eau. Vous voulez des pâtes colorées ? Rajoutez des colorants à la farine, des épinards mixés, de la betterave, des tomates séchées, etc. Aromates, graines de chia, farine de différentes céréales… les possibilités sont innombrables et les assiettes aussi variées que délicieuses.
Bien qu’elle ne soit pas particulièrement mise en avant, une application baptisée Home ID est disponible pour trouver des recettes dédiées. Une fois celle-ci téléchargée et un compte créé, vous trouverez de nombreuses idées pour bousculer vos habitudes. Que diriez-vous de mac & cheese au brocoli ? De spaghetti de châtaigne aux champignons et à la courge ? De nouilles de sarrasin au halloumi ? J’arrête la liste ici, l’énumération me donne trop faim pour continuer.
Le nettoyage
Le plus long est finalement de nettoyer le Pasta Maker après usage. Si vous possédez un lave-vaisselle, tout va bien : il suffit de dévisser les deux boutons en façade et de glisser tous les éléments sales dedans. Dans le cas contraire, récurer chaque pièce peut s’avérer un peu plus chronophage. Autant le couvercle et le compartiment de mélange se nettoient rapidement, mais pour la spatule de mélange et le disque de forme (SURTOUT le disque de forme), c’est une autre limonade.

Le plus simple est certainement d’attendre quelques heures que la pâte sèche, puis de gratter ce qui est resté collé. Les orifices étroits du disque de forme doivent quant à eux être débouchés à l’aide du côté pointu de la brossette de nettoyage, ce qui est le plus fastidieux. Pour une « recette de la flemme », cela peut décourager, même si dans l’ensemble, c’est loin d’être insurmontable.
Économique ou pas ?
Avec 250 grammes de farine et 100 ml d’eau, on obtient à la fin du processus environ 300 grammes de pâtes fraîches crues, ou 544 grammes une fois cuites. Une simple multiplication nous permet de déduire qu’avec un paquet de farine de 1 kg, on peut produire 1,2 kg de pâtes crues, ou un peu moins de 2,2 kg une fois cuites.
Dans le magasin dans lequel j’ai l’habitude de faire mes courses, le kilo de farine est à 1 euro (90 centimes, mais les calculs sont plus simples en arrondissant à 1 €). On en trouve cependant moins cher ailleurs, jusqu’à 50 centimes, mais je vais tout de même prendre celle-ci pour l’exemple puisque c’est celle que j’ai utilisée. Au même endroit, le kg de pâtes sèches Barilla ou Panzani coûte autour de 2,50 €, ce qui correspond approximativement à 1,8 kg une fois cuites. Quant aux pâtes fraîches, comptez 2,12 euros pour 360 grammes, soit 5,89 € du kilo.

Par rapport aux pâtes fraîches achetées, l’économie est donc substantielle, de l’ordre de 5 € du kg environ. Le Pasta Maker est ainsi remboursé en 60 kg de pâtes, soit 240 portions. Avec des pâtes sèches en revanche, ce chiffre monte à plus de 800 assiettes. Pour espérer commencer à réaliser une économie, il faudra donc attendre plusieurs années ou manger beaucoup de pâtes, ce qui peut toutefois aller vite avec une famille nombreuse.
Ces calculs ne prennent cependant en compte que le prix de la farine (de blé) ou des pâtes. Il faut ajouter à cela le coût de l’électricité nécessaire à la machine et le coût de son nettoyage (eau + électricité).
Consommation électrique
Côté consommation électrique, pas de panique, elle reste anecdotique au vu de la durée d’utilisation de la machine (plus ou moins 10 minutes par repas). J’ai mesuré un pic à 150 W lors du mélange, mais une moyenne autour de 60 W lors de l’extrusion.

En tout, un cycle complet a consommé 0,011 kWh. Au tarif réglementé, cela représente 0,002 €. Même en réalisant les 800 assiettes citées plus haut, le coût en électricité reste en dessous de deux euros.
Notre avis sur le Pasta Maker 7000 de Philips
Si vous avez la place dans votre cuisine pour accueillir un nouveau robot imposant, le Pasta Maker est un bon moyen de toujours avoir à portée de main des pâtes fraîches faites maison sans s’embêter. En 10 minutes seulement, il s’occupe de mélanger, pétrir et extruder vos spaghettis, vos pennes ou vos conchiglies sans même que vous ayez à vous préoccuper des proportions. Quiconque a déjà tenté l’expérience d’en cuisiner à la main saisira l’avantage qu’une telle simplicité apporte et c’est vrai que j’ai particulièrement apprécié ce mois passé avec cette machine à pâtes.

Pour y gagner au change, il faut néanmoins faire des pâtes fraîches régulièrement. Si vous n’en mangez qu’occasionnellement ou que vous ne sentez pas la différence avec des pâtes de supermarché (tout le monde n’a pas le palais aussi fin), cette lourde brique à 300 euros risque de vous encombrer.
Je découvre la Pasta Maker 7000
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