La crise sanitaire a créé des profondes séquelles dans le monde du septième art en France. Les exploitants de salles ont notamment eu à déplorer les fermetures pendant de très longs mois. Au delà de l’impact économique direct de ces mesures, les conséquences peuvent se mesurer sur le long terme avec des changements dans nos habitudes de consommation des films. Si les chiffres du mois de mars s’améliorent, on est encore très loin des résultats obtenus à la même époque en 2019.
Des résultats mitigés malgré la reprise
Le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) a récemment publié la fréquentation des cinémas pour le mois de mars dernier dans l’Hexagone. Avec 13,19 millions d’entrées au global, le total est très largement inférieur à celui de 2019 (-29,7%).
Le CNC note toutefois que le Printemps du cinéma, qui s’est tenu le mois dernier, « a redynamisé la fréquentation totalisant 2 millions d’entrées sur trois jours ». Toutefois, le constat est là encore amer puisqu’en deçà des résultats enregistrés lors de l’édition 2019 : -27,1 %.
Sur les 70 films (contre 71 en 2019) qui sont sortis en mars, seuls quelques uns ont en réalité su tirer leur épingle du jeu. Il en va ainsi de The Batman, qui, avec ses 2,7 millions d’entrées, réalise la meilleure performance de l’année 2022 en France.
900 000 personnes ont jeté leur dévolu sur Uncharted le mois dernier, tandis que d’autres ont plutôt été attiré par les longs-métrages français Maison de retraite, Goliath, et Notre-Dame brûle. Enfin Jujutsu Kaisen 0 a su séduire un public conséquent en obtenant 450 000 entrées en deux semaines.
Pourquoi les Français vont moins au cinéma ?
Concrètement, s’il existe quelques raisons d’espérer, on peut noter que le compte n’y est pas vraiment pour les exploitants de salles obscures. Blockbusters, films d’auteurs, la mayonnaise ne prend pas suffisamment pour attirer le même nombre de spectateurs qu’avant la pandémie.
Comment expliquer ces difficultés ? Une des premières raison plausible vient logiquement de l’essor des plateformes de streaming à la faveur de la crise sanitaire. Ces grands acteurs, à l’image de Netflix et Disney+ sont désormais utilisés par des millions de personnes en France.
Les chiffres sont d’ailleurs formels. Ainsi, Netflix se rapproche doucement des 10 millions d’abonnés. Et ce nombre ne tient pas compte des partages de comptes qui sont légion. Autrement dit, plusieurs dizaines de millions de personnes ont accès au gigantesque catalogue de la plateforme qu’ils peuvent consulter quand bon leur semble. Face à ce géant et avec des prix qui restent assez élevés, les salles obscures tricolores peinent à tenir la cadence.
En ce qui concerne Disney+, nous ne disposons pas de données exactes, mais le service connaît lui aussi une belle croissance dans l’Hexagone. Sur le plan mondial, il commence même à rattraper son retard sur Netflix, et il se pose comme un acteur incontournable du streaming.
Le piratage est loin d’avoir disparu
Les malheurs des salles obscures ne s’arrêtent toutefois pas là. Comme les grandes plateformes, Elles doivent toujours faire face au piratage à grande échelle de leurs œuvres. Il n’est en effet pas rare de voir certains films fuiter en ligne avant même leur sortie au cinéma.
Bien que de très mauvaise qualité, le streaming illégal effectué avec des caméras se porte lui aussi toujours très bien et une rapide requête sur les grands moteurs de recherche permet de constater que la plupart des dernières sorties sont disponibles en quelques clics seulement.
Là encore, les internautes français aux revenus modestes peuvent forcément être tentés par ces modes de consommation. Selon une étude de la Hadopi datant de 2019, le piratage a ainsi coûté 1,03 milliard d’euros aux acteurs concernés en 2019. Concrètement, 9 % du marché global de 11,6 milliards d’euros partent en fumée.
Nous ne disposons pas de données exactes pour ces derniers mois mais il y a fort à parier que la pandémie n’a pas arrangé les choses, et ce, en dépit des efforts de l’ARCOM, la nouvelle structure en charge de la lutte contre le streaming illégal et les IPTV.
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A 15 balles la place pour voir un navet. On se fait avoir une fois, pas deux…
Les films proposés ne donnent pas du tout envie : super-héros (c’est l’overdose !!!), remakes, reboots, suites, préquels…
Au prix de la place et vu les difficultés financières des foyers de plus en plus important, la pauvreté augmente d’année en année en france et a été aggravée par la pandémie, normal que les gens aillent moins au cinéma.
Après … places moins chères voudra dire plus d’entrée, moins de piratage et donc plus de revenu.
Mais comme on préfère toujours augmenter les prix et la répression, forcement les choses ne s’améliorent jamais.
J’ai maintenu mon abonnement pendant près de deux ans pour soutenir les cinémas.
Les quelques rares fois où je suis retourné dans les salles obscures, il y avait des gens qui manquaient de civisme, mais ça passait.
Jusqu’à une séance, qui était presque au niveau de la projection de Jujutsu Kaisen au Grand Rex… Un groupe en train de vapoter, téléphoner, discuter très fort, échanger leur bouffe alors que les masques étaient encore obligatoires, en train de faire des selfies, prendre des photos avec flash (d’un écran… ok, aucun intérêt) et j’en passe.
Appelé 2 fois la sécurité pour les faire virer… Il a suffit de dire qu’ils ne sont pas ensemble pour qu’il ne se passe rien…
Ambiance de merde et inefficacité du personnel, vous m’excuserez, mais je préfère regarder mes films tranquillement en profitant de mon Home Cinema (même si c’est pas du matos de fou)…
À 16€ la place, sans être sûr que le film soit si bon que ça…
Ils ont vachement augmenté leurs prix depuis le covid.
Tant qu’ils produirons des conneries type les Tuches,les ch’ti et des films a 2 balles la fréquention de salles ne s’améliorera pas,dommage le confort des salles s’est beaucoup amélioré
Eternel probléme gagner beaucoup d’argent avec peu , et vite
Diparition de cinéma Francais est a craindre trés rapidement
C’est un milieu qui ne s’est jamais renouvelé. Constamment resté sur ses acquis. Une séance c’est devenu hors de prix surtout si on le compare à un abonnement Netflix ou autre. Les UGC ne permettent toujours pas en 2022 de choisir sa place préalablement. Sachant que Disney sortira de moins en moins de film au cinéma, si vous êtes dans le milieu, pensez reconversion… car les aides dont vous vous gavez ne dureront pas toute la vie. De plus, étant contre toute forme de discrimination du type “pass”, c’est aussi une raison qui fait que je n’ai plus envie d’aller au cinéma. Les offres de streaming ou à défaut le piratage sont accessibles et me permettent de profiter de mon divertissement avec mes amis, ma famille, sans discrimination.
choisir sa place n’est pas toujours un avantage… Je suis tombé sur un imbécile avec un pop-corn géant qui s’est installé à coté et ce con a mis tout le film à le manger! Et impossible d’aller ailleurs… entre le bruit et l’odeur j’ai été servi!
J’appelle les idiots qui achètent à prix d’or des grains de mais sachant pertinemment qu’ils vont déranger les autres des pop-cons.