Depuis un an, la société Mediatek gagne du terrain sur le marché des puces pour smartphones. Et actuellement, la société taiwanaise en est le leader.
Selon une étude réalisée par Counterpoint Research, au second trimestre 2021, Mediatek a capturé une part de marché record de 43 %. Toujours d’après cette étude, cette croissance de Mediatek a été propulsé par le marché des smartphones abordables et milieu de gamme.
Et aujourd’hui, Mediatek s’attaque à un autre segment : le marché des puces pour smartphones haut de gamme. En réalité, Mediatek proposait déjà des puces destinées aux produits premium. Cependant, les puces de l’entreprise ont toujours été considérées comme un second choix, après les puces Snapdragon series 8 de Qualcomm.
Mais en 2022, la situation pourrait être différente. En effet, avec sa nouvelle puce Dimensity 9000, Mediatek veut réellement se mesurer aux puces Qualcomm Snapdragon et Samsung Exynos haut de gamme.
Alors que Qualcomm doit encore présenter sa nouvelle puce Snapdragon 898 (ou 8 Gen 1) lors d’un événement le 30 novembre, Mediatek créé la surprise en dévoilant le Dimensity 9000 plus tôt. Il s’agit de la toute première puce pour smartphones construite sur le processus 4 nm de TSMC (alors que les dernières puces haut de gamme sont encore sur du 5 nm).
Cette fois-ci, Mediatek s’attaque réellement au marché haut de gamme
Comme l’explique The Verge, le Dimensity 9000 est aussi basé sur la nouvelle architecture v9 d’Arm, et c’est la première puce à utiliser la nouvelle conception de cœurs d’Arm : un cœur de performance Cortex-X2 cadencé à 3,05 GHz, trois cœurs Cortex-A710 à 2,85 GHz et quatre cœurs d’efficacité Cortex-A510 à 1,8 GHz.
Côté GPU, on a un Arm Mali-G710 à dix cœurs. Et pour l’intelligence artificielle, on a des performances et une efficacité énergétique qui serait quatre fois plus élevée par rapport à la génération précédente.
Selon The Verge, Mediatek affirme également que cette puce est la première à pouvoir capturer des images à 320 mégapixels (cependant, le capteur n’existe pas encore), grâce à une capacité de traitement de 9 giga-pixels par seconde. De plus, il s’agit de la première puce prenant en charge la technologie Bluetooth 5.3.
En substance, ce composant devrait permettre à Mediatek de se mesurer à Qualcomm sur le marché des puces haut de gamme. Le seul bémol, c’est que le modem 5G ne prendrait en charge que la 5G sub-6GHz, mais pas la mmWave (la version la plus rapide).
Pour le moment, on ne sait pas encore quels smartphones utiliseront cette puce Mediatek. Mais en tout cas, il ne serait pas étonnant que certains constructeurs optent pour ce composant à la place du successeur du Qualcomm Snapdragon 888.
Outre le fait que le Dimensity 9000 a l’air très intéressant, du moins sur le papier, Mediatek pourrait aussi garantir un meilleur approvisionnement. C’est d’ailleurs cela qui a contribué à l’augmentation des parts de marché de l’entreprise taiwanaise en 2021.
Dans le rapport sur le marché des puces au second trimestre 2021, Dale Gai, directeur de recherche chez Counterpoint, explique : « MediaTek a dominé le marché des SoC pour smartphones avec sa part de marché la plus élevée jamais enregistrée de 43 %, grâce à un portefeuille 5G compétitif dans le segment bas-moyen et sans contraintes d’approvisionnement majeures. Par rapport à Qualcomm, MediaTek a eu moins de contraintes d’approvisionnement au premier semestre 2021, notamment avec les RFIC (circuits intégrés radiofréquence), les circuits intégrés de gestion de l’alimentation (PMIC) et les rendements de production stables de TSMC. »
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Il n’en faudrait pas plus pour stimuler le gouvernement chinois pour envahir TAÏWAN…
La 3ème guerre mondiale est numérique et est non-déclarée.
Toutefois, l’analyse des faits multiples et croisés le démontre chaque jour un peu plus.
Quand les petits larcins sont le fait des cyber-cafés de brousse africains, les attaques majeures (grandes entreprises, administrations, services publics, etc…) sont chinoises et russes.
Une vraie ré-industrialisation de nos pays, et de la France en particulier, est un acte de survie mais pas pour des entreprises qui sont en vente à un pays tiers, même si celui-ci est considéré comme allié (cf. Les 30 md€ promis aux pépites de la tech qui vont financer la campagne du locataire de l’Élysée alors que ces mêmes entreprises sont sur le point d’être vendues aux USA…ou alors le transfert de l’un de nos derniers fleurons à l’Allemagne…et la liste malheureuse ne s’arrête pas là)
Ce n’est pas de la politique, ce ne sont que des faits qui, à une autre époque, auraient été traités devant un tribunal pour haute trahison à la nation.
Dans les affaires, il n’y a pas d’amis, que des partenaires.
Chacun chez soi et les moutons seront bien gardés.