Le changement de nom du groupe Facebook en Meta semble avoir réveillé ce dernier. Depuis l’annonce faite à la fin de l’année dernière, le groupe, qui ambitionne de créer un « metavers », un univers virtuel, multiplie les annonces en tout genre autour de son projet.
Lors du dernier communiqué de presse du groupe, ce dernier a expliqué qu’il était en train de mettre en place une sorte de « supertraducteur » capable de comprendre et de traduire instantanément n’importe quel son dans une autre langue. Ce traducteur du futur devrait être nourri par une IA afin d’apprendre des langues qui ne disposent pas d’un corpus de texte assez grand pour pouvoir utiliser les méthodes traditionnelles.
Une traduction bien différente de ce qui existe déjà
Pour comprendre en quoi l’idée de Meta est si différente de ce que propose Google par exemple, il faut déjà s’intéresser au système qui gouverne Google Translate, et tous les systèmes de traduction aujourd’hui. Ces logiciels sont entraînés à partir d’un corpus écrit à apprendre une langue, en créant une grande base de données avec tous les mots d’une langue. Le principal défaut de cette méthode est qu’elle donne souvent une traduction « mot à mot » qui peut faire perdre le sens du propos, mais pour les courtes discussions du quotidien c’est suivant.
Meta lui, veut que tout le monde puisse communiquer aussi simplement dans son monde virtuel que nous le faisons déjà sur Terre. L’idée est donc de comprendre toutes les subtilités d’une langue, les doubles sens d’un même mot, mais aussi les homonymes, qui sont une vraie plaie pour les systèmes comme celui de Google.
L’IA au coeur du système de traduction
Grâce à la puissance d’une IA, Meta ambitionne également de se défaire du support écrit pour traduire. Aujourd’hui les systèmes de traduction retranscrivent l’audio qu’ils captent. Une fois écrit, le texte peut être traduit dans une nouvelle langue. Mais Meta veut passer à l’étape d’après, et abandonner ce système de retranscription, qui provoque un temps de latence (parfois très léger) entre le moment où le texte est prononcé par la première personne, et le moment où il est traduit dans la langue de la deuxième personne.
Afin de rendre les conversations dans le métavers le plus fluide possible, Meta doit réussir à faire disparaître ce léger temps de latence. L’autre grand défi de la firme, ce sera celui de traduire des langues qui ne disposent pas d’un corpus de texte suffisant pour entraîner l’IA.
Les langues orales : le grand défi de Meta
Selon le communiqué du groupe, 20 % des personnes vivant sur Terre parlent une langue qui ne peut pas être traduite en entraînant l’IA. Le français, au même titre que l’Anglais, l’Allemand, l’Espagnol ou encore le Mandarin sont des langues bien connues des systèmes de traduction, et le système futuriste de Meta n’aura aucun mal de traduire dans ces langues.
Mais le groupe veut que son monde virtuel concerne tout le monde, y compris des pays où les langues sont nombreuses. Certaines ethnies, dans des pays en voies de développement parlent encore des dialectes inconnus par les systèmes de traduction classique, et pire encore pour Meta, ce sont des langues orales qui ne disposent d’aucun texte pour entraîner le système de traduction.
Meta envisage donc de laisser des personnes parlant ces langues discuter avec l’IA, afin de l’entraîner autant que possible. Pour le moment le groupe n’a fait que présenter le projet et aucune date de lancement n’est connue pour le moment. Au vu de la difficulté du projet et des attentes très élevées que semble avoir le groupe, il faudra sûrement attendre des années avant de voir ce système de traduction faire son arrivée dans le monde virtuel de Meta.
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Google utilise aussi l’A.I dans Google Translate et ne fait plus du mot à mot depuis longtemps. Il existe une société qui fait cela depuis plus longtemps que Google et qui grâce à cette avance traduit beaucoup de langues mieux que Google. Elle s’appelle Deepl.com et je l’utilise à la place de Translate. Elle a un site Deepl.com et une appli Android, mais, je préfère le site. Gratuite jusqu’à 5000 mots. Ainsi, elle me traduit des documents en anglais pour mon site sans que j’aie pratiquement quoi que ce soit à changer. Ce qui n’est pas le cas de Google.