Passer au contenu

Les mineurs de cryptos désertent (déjà) le Kazakhstan

Le Kazakhstan, terre d’asile de nombreux mineurs de cryptomonnaies et en train de durcir le ton alors que l’électricité manque.

Il y a quelques mois à peine, la Chine était le plus grand producteur de cryptomonnaies et le paradis des mineurs qui pouvaient profiter de l’électricité de l’Empire du Milieu à moindre coût. Au point que près de la moitié du minage de la planète s’est à un moment fait en Chine, au cœur des immenses « fermes » à bitcoin qui ont fleuri dans le pays.

Mais alors que le régime de Pékin commençait à s’intéresser de plus près aux cryptomonnaies, voilà que le minage est tout simplement devenu illégal, lui qui était, selon le discours officiel du régime « dangereux pour la stabilité économique du pays ». Une fois la loi passée, les mineurs ont donc été obligés de fuir en nombre et c’est le Kazakhstan voisin qui a vu ce changement juridique chinois comme une bénédiction.

En effet, le pays s’est dit qu’il pourrait accueillir les mineurs chinois et ainsi avoir de très gros clients énergétiques. Selon les annonces du pays cela aurait permis au Kazakhstan de se replacer sur l’échiquier politique locale, et de faire rentrer de belles liquidités, avec des mineurs qui dépensent toujours plus pour trouver la rentabilité.

Un retournement de veste étonnant

Mais finalement, quelques mois à peine après cette décision politique étonnante pour un pays qui a plutôt une histoire politique traditionaliste, le Kazakhstan retourne sa veste, et les mineurs ne sont plus les bienvenus. Résultat de ce durcissement de ton auprès de ces grandes fermes à Bitcoin, près de 30 % du matériel de minage qui était présent dans le pays a déjà quitté les frontières de ce dernier.

En effet, les mineurs, face à l’arrivée de nouvelles taxes dans le pays ont préféré fuir vers une région plus accueillante. Du côté du gouvernement kazakh, la bénédiction qu’étaient ces milliers de mineurs s’est vite transformée en cauchemar. La consommation électrique des fermes à bitcoin a été largement sous-estimée par le gouvernement qui a du couper l’électricité plusieurs fois ces derniers mois, à cause de la surconsommation des mineurs.

Afin de retrouver un équilibre énergétique, le gouvernement de Nour-Soultan (anciennement Astana) a décidé d’augmenter les prix du kilowattheure domestique. Cette hausse des prix, de l’ordre de 0,02 $, aurait été suffisante pour faire fuir les mineurs en masse.

Kazakhstan, Kosovo, les terres d’asile des mineurs se font rares

En août dernier, alors que le minage atteignait son pic au Kazakhstan, l’université de Cambridge estimait la production de mineurs présents dans le pays d’Asie centrale à 18 %, ce qui en faisait le deuxième producteur derrière les États-Unis. Alors que de nouveaux chiffres devraient sortir dans les prochains jours, les experts pensent que des pays comme le Canada ou l’Allemagne devraient récupérer les mineurs chinois, exilés du Kazakhstan.

Mais malheureusement pour les mineurs, d’autres pays d’Europe pourraient suivre le modèle kazakh. Le Kosovo est en effet paralysé énergétiquement par les mineurs. Le pays a été obligé de couper le courant plusieurs fois au cours de ces dernières semaines, la faute là encore, aux mineurs de bitcoin et à leurs immenses fermes.

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Newsletter 🍋

Abonnez-vous, et recevez chaque matin un résumé de l’actu tech

1 commentaire
1 commentaire
Les commentaires sont fermés.