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Mon aventure Starlink (Ep.3/3) : un an après, voici les 3 leçons à retenir

Un an après avoir installé Starlink, suis-je toujours aussi satisfait par la solution d’internet par satellite d’Elon Musk ? Spoiler : oui, même si tout n’est pas parfait.

En 2024, alors que j’entrais enfin dans mon nouveau domicile en rase campagne, je choisissais Starlink pour me fournir une connexion internet. Un choix forcé puisque ni la fibre, ni une solution 4G/5G n’étaient disponibles dans mon village. L’ADSL ? Impossible, les débits étant bien trop faibles pour répondre à mes besoins professionnels et personnels.

Pourquoi Starlink ? Parce qu’il s’agissait de la solution la plus rapide et, surtout, la seule disponible à l’époque. En quelques clics ma commande était passée, quelques jours plus tard mon matériel m’était livré. Jusque là, tout allait comme sur des roulettes.

J’ai rencontré mes premières difficultés lors de l’installation. La faible portée du modem m’a obligé à repenser ma configuration. J’ai donc dû effectuer quelques légers travaux pour passer le câble de la parabole (dans le jardin) au modem (à l’intérieur de la maison). Une demie journée de travail qui m’a permis d’économiser quelques centaines d’euros, les installateurs de dispositifs Starlink ayant senti le bon filon.

Mes premiers mois avec Starlink se sont révélés concluants. Le débit descendant (environ 230 Mb/s en moyenne) était suffisant pour mes usages professionnels mais aussi mes loisirs (films en streaming en 4K, jeux vidéo en ligne etc.). J’ai tout de même observé quelques limites techniques qui, si elles s’intensifiaient avec le temps, pourraient devenir agaçantes. Je pense au débit montant trop faible pour l’envoi de fichiers lourds (par exemple pour poster une vidéo Youtube), ou à la forte latence très handicapante pour le jeu en ligne (notamment les FPS nerveux comme Call of Duty Warzone).

Les détracteurs de Starlink m’avaient aussi averti que la météo pouvait avoir une influence sur la qualité du service. Voici maintenant un an que j’utilise cette solution. J’ai traversé toutes les saisons, toutes les conditions météorologiques possibles dans une région froide et pluvieuse (ici c’est les Hauts-de-France). Je suis donc en mesure de vous livrer un retour d’expérience après un an d’utilisation de Starlink.

J’ai ainsi tiré trois leçons de cette aventure.

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Leçon n°1 : les conditions météo n’ont aucune incidence sur Starlink

Starlink Test Episode 3 Parabole
© Presse-citron

Contrairement à la croyance populaire, les conditions météorologiques n’ont aucun effet sur la connexion Starlink. J’habite dans une région pluvieuse, parfois orageuse, souvent nuageuse. Je n’ai jamais connu de coupure de connexion à cause d’une météo défavorable. Je n’ai d’ailleurs connu aucune coupure. Alors que nombre de mes collègues se sont retrouvés dans des situations complexes à cause d’une panne de fibre, ma connexion Starlink est toujours restée fiable.

Cette croyance pourrait provenir du fonctionnement même de Starlink. Pour capter les satellites qui gravitent autour de la Terre, la parabole doit être orientée vers le Nord, si possible sans « obstruction ». Son considérés comme obstruction : des arbres, des résidences trop proches, un mur, une toiture. Ma connexion a toujours répondu à mes attentes, même pendant un orage avec un ciel chargé de nuages noirs.

Leçon n°2 : Starlink nécessite quelques investissements supplémentaires

Starlink Test Episode 3 Lecons
© Presse-citron

La solution Starlink est vendue de deux manières : soit avec une parabole louée 10 euros par mois en plus des 40 euros d’abonnement (ce que j’ai choisi), soit avec un matériel acheté 250 euros, auquel s’ajoutent ces mêmes 40 euros.

Les fanboys vous expliqueront que l’installation prend 5 minutes, qu’il suffit d’installer la parabole dans un endroit dégagé et de tirer le câble jusqu’à la box. C’est sans compter sur l’importance de l’emplacement de la parabole et de la distance qui la sépare du modem.

Après avoir souscrit à Starlink, deux possibilités s’offrent à vous : installer le dispositif vous-même (c’est moins cher mais pas gratuit), ou passer par un installateur agréé qui vous demandera un organe en échange de cette prestation.

J’ai opté pour le premier car la configuration de ma maison le permettait. Par exemple, je n’ai pas eu besoin de fixer la parabole sur le toit de ma maison puisque je captais les satellites sans obstructions en la posant sur le sol. Je n’ai pas non plus été obligé d’acheter une rallonge vendue quelque dizaines d’euros.

Test Starlink Parabole
© Presse-citron

J’ai tout de même dû bricoler un peu : acheter une mèche béton pour percer mon mur et passer mon câble puis reboucher le trou afin de conserver une bonne isolation des murs. C’est peu en comparaison d’une installation sur le toit mais je ne souhaitais pas aller plus loin, Starlink étant pour moi une solution temporaire en attendant l’arrivée de la fibre à mon domicile.

Mon plus gros investissement est lié à la qualité médiocre du modem Starlink. Le signal WiFi, très faible, ne permettait pas de couvrir l’intégralité de maison de 115 m2 sur deux niveaux. Par chance, Netgear m’avait fourni des routeurs WiFi Orbi 860. Un matériel très haut de gamme vendu 600 euros.

Starlink Test Episode 3 Orbi
© Presse-citron

Depuis quelques mois, j’utilise les Orbi 770, des routeurs de même gamme (650 euros le pack de 2) mais équipés du WiFi 7. J’ai trois relais dans ma maison : la base à côté du modem Starlink relié en Ethernet (via un accessoire vendu 40 euros sur le site de Starlink), un relai dans mon bureau à l’autre bout de la maison et un autre pour l’étage. Cette configuration me permet de capter le signal. Sans ce matériel, je ne captais ni dans mon bureau, ni à l’étage.

Il est donc important de bien étudier la configuration de sa maison avant de se lancer dans l’aventure Starlink. Car rares sont les cas où l’abonnement de 50 euros se suffit à lui-même.

Leçon n°3 : Starlink a ses limites (et elles sont parfois très pénibles)

Starlink Test Episode 3 Modem
© Presse-citron

Bien que la solution Starlink réponde à la plupart de mes besoins, elle présente tout de même quelques limites, dont certaines peuvent être très agaçantes. Je pense par exemple aux communications vidéo qui se sont démocratisées depuis la crise Covid.

À cause de sa forte latence et de ses débits montants trop faibles, mes visios sont interrompues toutes les 15 minutes en moyenne. Mes interlocuteurs me voient donc figé et n’entendent plus rien. Si ce problème est acceptable pour moi, ma compagne psychologue, qui dispense des consultations en visio, a parfois connu des entretiens très compliqués à cause de ces problèmes techniques.

Toujours sur le volet productivité, la mise en ligne de contenus se révèle très lente. Publier une vidéo Youtube de 7-8 minutes peut me prendre jusqu’à 1h30. Une éternité !

Test Flexispot E7 Pro Position Assise
© Presse-citron

Pour les mêmes raisons, le jeu en ligne se révèle très agaçant, notamment sur les FPS nerveux ou les battle royale (forcément, tout ce que j’aime). Sur Warzone par exemple, le mode Resurgence nécessite de la réactivité ainsi que des mouvements et déplacements rapides. Il m’est souvent arrivé de me retrouver face à une équipe ennemie, de commencer à vider le bâtiment puis de me retrouver complètement immobile à cause d’une micro-coupure.

Pire, alors que j’avais la sensation de tirer le premier sur mes ennemis, les replays me montraient que j’avais réagi plus d’une demie seconde après eux. Avant d’établir que je faisais partie de la catégorie des rageux (ce qui a été par la suite médicalement confirmé), j’ai tout de même rejoué avec une connexion fibrée. Mes performances étaient nettement meilleures. Je reste donc nul, mais pas autant que me le fait croire Starlink.

Vais-je conserver Starlink ?

Starlink Test Episode 3 Meteo
© Presse-citron

Après un an et malgré quelques défauts, Starlink reste à ce jour le meilleur service disponible pour celles et ceux n’ayant pas accès à la fibre. Mon installation devait survenir fin 2024, j’attends toujours. Je continue donc mon aventure Starlink.

Pour mon activité professionnelle, ce service se révèle suffisamment performant. À l’exception de l’upload de contenus lourds, la connexion répond toujours à mes attentes.

Pour les usages multimédia, je n’ai rien à lui reprocher non plus si ce n’est la latence pour les jeux en ligne. En connaissance de cause, je prends mon mal en patience, ou je joue à autre chose. En tout cas, je ne rencontre aucune difficulté pour regarder mes films et séries du moment en 4K avec toutes les dernières normes disponibles.

Si vous faites partie de ces Français qui n’ont pas accès à la fibre et qui souhaitent de meilleurs débits, Starlink est donc une solution très satisfaisante. Toutefois, il est important de bien étudier le projet en amont : en vérifiant que vous disposez d’une vue dégagée vers le nord, que la distance de la parabole au modem n’est pas trop longue et que votre logement n’est pas trop grand. Si tous ces critères ne sont pas remplis, prévoyez quelques centaines d’euros d’investissement pour profiter d’un service optimal.

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