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“Mon clone virtuel passe un entretien d’embauche à ma place”

Une prouesse impressionnante proposée par une startup.

“Il n’y a rien à voir ici, c’est juste mon clone IA qui passe un entretien d’embauche”. Dans une vidéo TikTok très remarquée, Aidan Cramer, PDG de la startup aiApply, a dévoilé ces images qui durent 35 secondes où on voit son double entrer dans une réunion Zoom.

@aidancramer

Nothing to see here, just my AI clone taking a job interview 👀 #technology #fyp #startups #artificialintelligence #ai #interview #careertok

♬ original sound – AIdan

S’il ne s’agit que d’une démonstration, on peut en tout cas voir que ce clone virtuel donne clairement le change à son interlocuteur. Si ce procédé a de quoi faire rêver tous les candidats souffrant d’anxiété, il n’est pas certain que les recruteurs apprécient ce tour de passe-passe qui s’apparente à une forme de manipulation.

L’IA est de plus en plus prisée par les candidats

Quoi qu’il en soit, il s’agit surtout pour la startup de mettre en lumière ses divers produits d’IA qui viennent en aide aux demandeurs d’emploi : aide à la rédaction de CV, de lettres de motivation, et même un compagnon d’entretien virtuel qui peut vous souffler des réponses lorsqu’une question délicate vous est posée.

Cette vidéo a en tout cas le mérite de mettre en lumière l’utilisation de plus en plus massive de l’IA par les candidats. D’après un sondage réalisé l’an dernier aux États-Unis par le site web Resume Builder, environ 46 % des demandeurs d’emploi utilisent ChatGPT pour rédiger leur CV ou leur lettre de motivation.

La tendance inquiète même certains employeurs qui craignent de recruter des personnes qui ne feront pas l’affaire. Par exemple, la néobanque britannique Monzo a ajouté une clause surprenante à ses offres d’emploi :

Vous devez soumettre votre propre candidature sans l’aide d’autres sources, par exemple ChatGPT. Toute candidature pour laquelle une aide extérieure a été fournie sera disqualifiée.

Vers l’utilisation de deepfakes en entreprise ?

Ces évolutions ne sont pas pour autant rejetées en bloc. En 2023, France Info citait l’exemple de la startup japonaise Alt Inc. Cette société a lancé un outil qui s’apparente à un clone virtuel. Ce dernier reproduit notre physique et notre voix grâce à la technologie deepfake.

Il peut ainsi participer à des réunions à notre place ou encore passer des coups de téléphone. La création de ce double numérique n’en reste pas moins délicate. En effet, l’IA doit être nourrie de toutes nos publications sur les réseaux sociaux, messages, SMS et si la base de données est insuffisante, il est aussi nécessaire de répondre à des centaines de questions pour obtenir un résultat convainquant. Enfin, et ce n’est pas une mince affaire : le coût de cet avatar s’élève à 120 000 euros, précisait le média public.

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1 commentaire
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  1. Quant on voit comment se passe les recrutements ça pourra pas être pire, dans la compta y’a pas la moitié qui a un diplôme de compta, je suis le seul de ma promo à exercer, si les recruteur embauchait vraiment et pas au feeling pour avoir un ami ou un bouffon, on pourrait se dire que ça serait un problème. Encore aujourd’hui j’ai vu une offre de la cnam demandant un comédien, le fait de savoir programmer, avoir sauver des boites, pfff ça vaut rien par contre vous êtes la florence foresti ou le jamel debouzze là ça percute l’attention…
    Il existe des études qui disent que le recrutement à l’aveugle est plus efficace que le normal, donc imaginez ce que ce passage par l’IA ferait… oui c’est le must en fait…

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