Meta serait en train de développer son propre moteur de recherche dopé à l’intelligence artificielle (IA). Un moyen pour ne plus dépendre de ses concurrents, Google et Microsoft.
Meta AI devrait se muer en moteur de recherche
Les robots d’indexation de Meta, ou « web crawlers » en anglais, sont en action depuis des mois. Ces bots parcourent automatiquement le Web de façon méthodique et automatisée pour y trouver des informations. Selon le très bien renseigné The Information, ils permettront de fournir des réponses aux utilisateurs de Meta AI, l’agent conversationnel de la firme de Mark Zuckerberg, déployé en version Web et dans WhatsApp, Instagram et Messenger (mis à part en Europe).
Actuellement, l’IA se base sur Google Search et Microsoft Bing pour répondre aux requêtes des internautes. En ne s’appuyant plus sur les deux moteurs de recherche les plus populaires au monde, Meta accélérerait encore la mutation profonde qui est en train de frapper le secteur, menaçant toujours plus le monopole jusqu’alors incontesté de la firme de Mountain View.
Car l’IA a totalement redistribué les cartes. Si les géants s’appuient eux aussi sur la technologie pour optimiser leurs produits, à l’instar de l’intégration progressive de Gemini à Search, les nouveaux venus proposent des expériences totalement alimentées à l’IA et innovantes pour les utilisateurs.
Perplexity, dont la popularité ne cesse de croître, en est le parfait exemple. Pour sa part, OpenAI travaille également sur un moteur de recherche maison baptisé SearchGPT : il sera entièrement boosté à l’IA.

Un accord clé avec Reuters
En revanche, ce type de produits soulève d’importantes questions concernant le droit d’auteur, car les IA génèrent des informations issues directement de médias. Pas plus tard que la semaine dernière, Perplexity AI a fait l’objet de poursuites judiciaires de la part de News Corp, la maison mère du Wall Street Journal. La startup est également menacée par d’autres éditeurs, dont le New York Times.
OpenAI a aussi été visée par des plaintes de plusieurs organes de presse pour avoir entraîné ses modèles sur leur contenu. Mais Meta, de son côté, semble avoir trouvé la parade parfaite. La semaine dernière, l’entreprise a annoncé avoir conclu un accord pluriannuel avec l’agence de presse Reuters. Objectif : permettre à Meta AI d’utiliser ses articles dans ses réponses.
D’ailleurs, cet accord ne fait que confirmer l’information selon laquelle Meta envisage bel et bien de convertir son agent conversationnel en moteur de recherche. Contrairement à ses rivales, Meta AI atteint un nombre d’utilisateurs colossal car elle est directement déployée dans les applications phares du géant des réseaux sociaux. Google n’a qu’à bien se tenir.
- Meta serait en train de travailler sur un moteur de recherche maison.
- L’idée est de convertir son agent conversationnel Meta AI en moteur de recherche, capable de trouver lui-même les réponses sur Internet.
- Cela lui permettrait de ne plus dépendre de Google et Microsoft.
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