Passer au contenu

Nos smartphones sont-ils une bombe à retardement pour la planète ?

Le smartphone est devenu en 10 ans un outil indispensable à notre vie quotidienne. Mais leur empreinte carbone est un vrai point noir.

En 2022 ce sont 87% des français qui possèdent un smartphone, soit 57 millions de personnes. Elles y passent en moyenne 3,6 heures, tous les jours. Un chiffre effrayant qui démontre la place omniprésente de cet appareil dans nos vies.

En plus de soulever des questions sociales et éthiques, l’utilisation d’un smartphone est un vrai fléau pour la planète. Si cette aspect passe souvent au second plan, il est néanmoins important de réaliser l’ampleur des dégâts causés par nos appareils électroniques.

Les smartphones : des pollueurs indéfendables ?

Dans une récente étude, la société e-Recycle, s’est penchée sur le sujet. L’entreprise a décelé trois moments de la vie d’un smartphone où il pollue particulièrement. La première étape, celle qui fait le plus de dégâts, c’est la fabrication. C’est à ce moment là que la majorité des gaz à effet de serre sera émise.

L’étude pointe aussi du doigt les gigantesques infrastructures de transport qui sont nécessaires à son acheminement partout dans le monde. Les smartphones sont généralement produits en Asie du Sud-Est pour des raisons de coût. Ils sont ensuite envoyés, par bateau, partout dans le monde, notamment en Europe et en Amérique du Nord.

Enfin, l’utilisation du smartphone au quotidien est aussi un moment de grande pollution. Si le téléphone ne dégage pas de lui-même des gaz à effet de serre, c’est l’énergie dont il a besoin pour fonctionner qui est responsable de cette pollution.

Dans de nombreux pays où l’électricité est encore produite avec des matériaux fossiles, cette utilisation quotidienne pose donc de nombreux problèmes d’un point de vue climatique. En France néanmoins la pollution d’un smartphone au cours de son utilisation est assez faible, l’énergie électrique de l’hexagone étant issue du nucléaire ou d’autres énergies qui émettent peu ou pas de gaz à effet de serre.

Réparer, recycler, la solution économique et écologique

Néanmoins, il paraît très compliqué de revenir en arrière aujourd’hui. Vivre en 2024 sans smartphone revient à se priver de nombreuses technologies qui facilitent grandement la vie des gens. Il faut donc prendre conscience de l’impact environnemental d’un smartphone afin de la limiter le plus possible.

Pour y arriver, l’étude pointe deux aspects essentiel : la réparation et le recyclage (ou reconditionnement). Avec ces deux méthodes, l’utilisateur peut prolonger la durée de vie de son appareil. Cela aura pour conséquence de réduire les émissions de gaz à effet de serre (un appareil déjà produit pollue toujours moins qu’un appareil à produire).

Les constructeurs jouent le jeu ?

L’autre avantage est lui économique. En réparant ou en recyclant son smartphone, l’utilisateur touchera une contrepartie financière, toujours intéressante. Plusieurs plateformes existent aujourd’hui pour acheter des appareils de seconde main, l’une des plus connues est évidemment BackMarket.

En ce qui concerne les réparations, les choses sont plus complexes mais différents constructeurs comme Apple ou Samsung proposent sur leur site internet des manuels et des outils de réparation. Les firmes permettent ainsi aux utilisateurs de réparer eux-même leurs appareils ou de les confier à des tiers pour qu’ils effectuent ces réparations rapidement et à moindre frais.

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Newsletter 🍋

Abonnez-vous, et recevez chaque matin un résumé de l’actu tech