Sans les talents étrangers, la Silicon Valley ne serait certainement pas ce qu’elle est aujourd’hui. De fait, l’augmentation des frais de visas H-1B décidée par Donald Trump, à 100 00 dollars par tête, inquiète les entreprises californiennes. L’idée du président des Etats-Unis est de forcer les géants de la tech à former des employés américains, mais dans les faits, c’est plus compliqué. Certains sociétés, comme Nvidia, ont décidé de mettre la main à la poche pour continuer d’attirer les travailleurs étrangers.
Jensen Huang, le charismatique PDG de la société connue du grand public pour ses cartes graphiques, a déclaré dans un mémo interne, récupéré par Business Insider, que cette nouvelle taxe onéreuse serait totalement prise en charge par l’entreprise. Ainsi, elle parrainera à 100% les employés étrangers venant s’installer aux Etats-Unis.
« En tant qu’un des nombreux immigrants travaillant chez Nvidia (ndlr : Huang est d’origine taïwanaise, arrivé aux Etats-Unis à l’âge de neuf ans), je suis conscient que les opportunités que nous avons saisi en Amérique ont profondément changé nos vies. Et le miracle de Nvidia – bâti par chacun d’entre-vous et par nos brillants collègues à travers le monde – n’aurait pas été possible sans l’immigration. (…) L’immigration légale est essentielle pour permettre aux Etats-Unis de rester à la pointe dans le domaine de la technologie et des idées. »
Nvidia prêt à mettre la main à la poche pour importer de nouveaux talents
La firme de Santa Clara déboursera donc la taxe pour les nouveaux employés venant de l’étranger. Selon le site Fortune, la facture pourrait s’élever à 147,3 millions de dollars. Une somme colossale, certes, mais nécessaire pour attirer les meilleurs talents dans son giron californien. Pour rappel, le H-1B est un visa dédié spécifiquement aux travailleurs spécialisés dans la technologie ou la science. Avant l’augmentation drastique à 100 000 dollars le 21 septembre dernier, il coûtait entre 3000 et 6000 dollars. Précisons que cette taxe n’est imposée qu’aux nouveaux arrivants, et non aux renouvellements de visa. Une taxe que Nvidia s’engage donc à payer en cas de besoin.
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Avec cette note interne, Huang, et par extension Nvidia, se pose comme un défenseur de l’immigration dans la tech américaine. Le PDG n’est toutefois pas contre les nouvelles règles imposées par Trump, qu’il juge pragmatiques. Dans le podcast BG2 Pod, il avait qualifié “d’excellent début” la mise en place de ce visa, afin de lutter contre l’immigration illégale. Un soutien qu’il a réitéré dans le mémo adressé à ses employés. Cependant, il a très rapidement émis des réserves concernant le prix. Sur CNBC, il l’a jugé beaucoup trop élevé :
« Je ne pense pas que ma famille aurait pu se permettre de payer 100 000 dollars, et je n’aurais pas pu avoir l’opportunité d’être ici. L’immigration est le pilier du rêve américain. Chacun, grâce à son travail et son talent, peut construire une vie meilleure aux Etats-Unis ».
Peu importe le prix, la firme verte le paiera donc pour rester le leader sur son segment. Nous avons contacté un représentant de Nvidia, qui n’a pas souhaité faire de commentaires.
- Nvidia est prêt à mettre la main à la poche pour embaucher des employés non-américains
- Jensen Huang, le PDG de la marque, affirme que l’immigration reste essentielle pour son entreprise
- Depuis le 21 septembre 2025, le visa technologique coûte 100 000 dollars
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