En fusionnant avec xAI (devenu SpaceXAI), SpaceX n’est pas seulement devenu un laboratoire d’IA, qui propose les modèles Grok. L’entreprise d’Elon Musk se convertit aussi progressivement dans la fourniture de puissance de calcul pour l’IA (les centres de données) à d’autres sociétés, comme Anthropic ou Google. Et, d’ailleurs, cette nouvelle activité est déjà très lucrative pour SpaceX. Mais, si pour le moment SpaceX n’exploite que des centres de données terrestres (comme toutes les entreprises), Elon Musk ambitionne également d’envoyer des satellites embarquant des composants pour l’IA, afin de traiter nos prompts dans l’espace.
Et si vous pensez qu’il s’agit encore d’un projet lointain du milliardaire américain, il est possible que vous vous trompiez. En début d’année, Musk a déjà fait une demande à la FCC, la commission américaine qui régule les télécommunications, pour lancer un million de satellites pour créer un centre de données orbital. Et, cette semaine, le CPU qui sera utilisé par ces satellites pour l’IA d’Elon Musk a été annoncé. En effet, dans un billet, Nvidia, le géant des puces, indique que SpaceX utilisera une version optimisée pour l’espace de sa plateforme Vera Rubin. Le CPU Vera jouera un rôle essentiel dans ce projet, puisqu’il s’occupera d’orchestrer les tâches d’agent IA depuis l’espace.

“Vera dote les agents d’IA de la puissance de calcul nécessaire pour agir en temps réel : exécution de code, traitement de données et coordination de tâches complexes. SpaceXAI transpose cette architecture des immenses centres de calcul d’IA à la prochaine frontière de l’informatique en orbite”, a expliqué Ian Buck, vice-président de la division hyperscale et calcul haute performance chez Nvidia.
Des conditions spécifiques dans l’espace
L’intérêt d’envoyer des centres de données dans l’espace est que ces satellites pourront exploiter l’énergie solaire sans les contraintes qu’on a sur Terre. Mais les puces pour l’IA envoyées dans l’espace subiront aussi de nouvelles contraintes et, notamment, les radiations qui peuvent affecter le traitement des données (remplacer des 0 par des 1 ou l’inverse sur les puces). De ce fait, il est probable que Nvidia va apporter des modifications à ses composants pour que ceux-ci soient plus adaptés à cet environnement. De son côté, Elon Musk évoque un design qui “est nettement plus simple, moins coûteux, plus compact et plus léger qu’un rack traditionnel.”
Our design is significantly simpler, lower cost, denser and lighter than a traditional rack
— Elon Musk (@elonmusk) August 24, 2026
En tout cas, on ne devrait pas attendre trop longtemps pour avoir une idée des performances de ces puces Nvidia dans l’espace. En effet, Elon Musk prévoit d’envoyer les systèmes Vera Rubin NVL72 dans l’espace à partir du dernier trimestre 2027, pour atteindre un déploiement à grande échelle dès 2028.
A savoir : Elon Musk veut fabriquer les futurs satellites sur la Lune
Pour le moment, les satellites pour l’IA d’Elon Musk seront fabriqués sur Terre, puis lancés avec des fusées. Mais le milliardaire américain voit déjà plus loin. Son projet est de construire de véritables usines, exploitées par des robots, sur la Lune, pour y assembler les futurs satellites, qui seront ensuite mis en orbite via un système de catapulte.
Sinon, il est aussi à rappeler que si SpaceX utilise, pour le moment, des composants Nvidia, l’entreprise a aussi lancé le projet Terrafab, qui lui permettra de fabriquer ses propres puces pour l’intelligence artificielle.
- Elon Musk veut que SpaceX traite les calculs de l’IA dans des centres de données en orbite
- Celui-ci a déjà fait une demande pour envoyer 1 million de satellites aux autorités américaines et on apprend cette semaine que ces
- satellites utiliseront une version modifiée de la plateforme Vera Rubin de Nvidia
- Musk annonce aussi que les premiers satellites seront lancés au dernier trimestre 2027
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.