Objets connectés : avec sa iSIM, ARM souhaite s’affranchir de l’encombrement des cartes SIM

Le britannique ARM réfléchit très fortement à un concept de « iSIM ». L’objectif principal semble être le marché des objets connectés, mais le secteur des smartphones ne paraît pas si loin.

Adieu mini, micro et nano ? Les cartes SIM pourraient bientôt être un souvenir du passé. C’est en tout cas l’objectif de l’entreprise britannique ARM. Le géant voudrait les intégrer directement à l’architecture du processeur. Cette nouveauté a même déjà son petit nom : iSIM.

Et si demain la carte SIM de votre smartphone était intégrée au processeur ?

Dans le même processeur, on trouverait donc un microcontrôleur (MCU), un modem et l’iSIM, le tout respectant les standards de la GSMA. A l’heure actuelle, on reste encore un peu sur notre faim, mais en théorie, on devrait en savoir plus lors du MWC 2018.

Les avantages potentiels sont nombreux. Tout d’abord, l’espace dans les smartphones, qui est toujours un facteur central, mais aussi un coût divisé par deux ou trois. Si ARM vise le marché des objets connectés dans un premier temps, difficile de ne pas croire que les smartphones seront les prochains sur la liste.

Arm y croit !

Bien sûr, du côté des constructeurs, les avantages potentiels sont évidents. Mais, ce constat optimiste pourrait bien ne pas être partagé par tout le monde. Au premier rang, les opérateurs sans aucun doute. Bien souvent, la carte SIM physique constitue encore un lien direct avec l’abonné. Le fait qu’elles soient toujours invisibles mais siglées avec le logo de la marque représente un symbole évident. Sans même parler des services à valeur ajoutée potentiellement liés.

Par ailleurs, c’est tout un modèle économique qui pourrait être remis en cause. Qu’adviendrait-il à une entreprise comme le français Gemalto qui produit des millions de cartes SIM ? A moins de réussir à se réinventer complètement, ce serait une grave menace. La bonne nouvelle, c’est que le projet n’est pas complètement neuf non plus. Apple en parle depuis 2011 avec le dépôt d’un brevet pour un réseau virtuel mobile. Samsung y travaille aussi. Mais pour l’instant, la perspective semble toujours aussi lointaine, en dehors des smartwatchs.


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