Aujourd’hui, il peut être difficile d’être au fait de toutes les nouvelles séries. Mais s’il y en a une à ne pas manquer en ce doux mois d’octobre, c’est bien Néro. La nouvelle série événement de Netflix vient tout juste de sortir et il serait dommage de passer à côté.
Portée par un Pio Marmaï particulièrement en forme, Néro est de ces pépites qu’on se plaît à binge-watcher. Direction le Sud de la France au début du XVIᵉ siècle à la rencontre d’un anti-héros comme on les aime. Bastons à gogo, vengeance, rédemption… Néro promet de séduire les amateurs de cape et d’épée et de tenir en haleine les spectateurs. Voici ce que nous avons pensé du premier épisode de la nouvelle série de Netflix.
Classique, et efficace
Néro ne révolutionne pas le genre. Et les spectateurs sont informés dès le début du premier épisode avec une introduction tout ce qui a de plus classique, et efficace. Le protagoniste se présente et on comprend immédiatement que c’est l’anti-héros par excellence. Néro est un assassin à la botte du vice-consul Rochemort de la cité Lamartine. Sans foi ni loi, et un petit melon, il se montre extrêmement loyal envers son patron, quitte à trahir autrui au passage.
Mais tout bascule quand son boss décide de le trahir. Voilà que des personnes peu recommandables sont à ses trousses et veulent tuer sa fille de 14 ans qu’il a abandonné à la naissance et dont il ne s’est jamais occupé. À les croire, elle serait la fille du Diable, celle destinée à provoquer la fin du monde. Ah… Pas le choix, Néro va devoir plonger dans son passé et choisir entre rester en vie ou sauver la chair de sa chair.
La série nous plonge dans une France aux airs de Far-West avec une belle colorimétrie, des décors magnifiques et des costumes qui sont de toute beauté. Le premier épisode est parsemé d’excellentes scènes de combats. De quoi réjouir les aficionados du genre. Ainsi, Netflix croise le fer à maintes reprises et ajoute même une pointe de magie sans jamais en faire des caisses. Le résultat est parfaitement crédible et on se retrouve embarqué dans cette aventure épique. La plateforme nous offre une série qui n’a pas froid aux yeux avec beaucoup de violence.
C’est indéniable, le charme et l’humour de Pio Marmaï sont taillés pour Néro, assassin désinvolte et cynique qu’il est aisé d’apprécier. Dès les premiers instants, on se prend d’affection pour cet anti-héros aussi arrogant qu’enchanteur qui nous explique qu’avoir des enfants, c’est vraiment relou. Après le diptyque Les Trois Mousquetaires, l’acteur français est en mesure de briller et de montrer toutes ces compétences une épée (ou une fourchette) à la main.
Pour échapper aux sbires de son boss qui l’a outrageusement trahi et à une sorcière borgne voulant tuer sa fille, soi-disant descendante du Diable, Néro s’engage dans une aventure qui ne sera pas de tout repos. Ainsi, Néro réunit une bande de personnages qui n’ont rien à faire ensemble, et c’est plaisant. Un assassin, une orpheline, une princesse et un moine se retrouvent dans un carrosse… On dirait le début d’une mauvaise blague. Et pourtant, ça marche. On désire donc en savoir plus et suivre leurs péripéties jusqu’au bout. Ainsi, le premier épisode de Néro réussit son pari. Dès les premières minutes, on est accrochés et on a qu’une envie : continuer. Quant à la mise en scène, elle est redoutablement efficace.
Si certains dialogues peuvent laisser dubitatifs (bien que d’autres soient vraiment très bons) et quelques jeux d’acteurs inégaux, Néro s’impose tout de même comme la série du moment. C’est un plaisir de découvrir une histoire originale aussi captivante, surtout quand elle est tricolore. On a de quoi être fiers. Nous, on dit oui.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.
