Après de longs mois d’attente, et de nombreuses interrogations à propos de cette nouvelle série signée HBO, le premier épisode de The Idol est enfin disponible sur Prime Video avec le Pass Warner. Bien avant sa diffusion, la série a déjà fait couler beaucoup d’encre. Décrite comme une version encore plus trash d’Euphoria, du même réalisateur, The Idol était déjà pointée du doigt pour flirt grossier avec la culture du viol et les violences conjugales. Mais entre ce qui se dit et la réalité, il y a souvent un fossé.
Alors que certains chanceux ont pu déjà se faire leur propre avis lors du Festival de Cannes, il y a quelques semaines, c’est au tour du grand public de découvrir la nouvelle œuvre de Sam Levinson. Nous aussi, nous avons jeté un coup d’œil à ce premier épisode. Disons que The Idol aurait pu être une bonne série si elle n’était pas tombée dans le sordide aussi rapidement.
The Idol, c’est l’histoire de Jocelyn. Une chanteuse de pop qui vient de perdre sa mère et de faire une dépression nerveuse. Aujourd’hui, elle veut absolument revenir sur le devant de la scène. Vous vous en doutez, la jeune femme est assez fragile et on comprend rapidement qu’elle est en proie à de multiples démons. Lorsqu’elle fait la rencontre de Tedros, un étrange propriétaire de clubs à Los Angeles, elle entame une relation passionnelle, fusionnelle et assurément malsaine avec ce dernier. De quoi marquer profondément sa carrière.
Du trash, du trash et du trash. Et c’est tout ?
Dès les premières secondes, The Idol cherche à brusquer le spectateur. On ne nous a pas menti : The Idol n’est pas une série “safe for work”, la nudité et le contenu sexuel étant omniprésents. C’est sulfureux, oui. Mais est-ce réellement nécessaire ? Globalement, la série est présentée comme une satire sombre de la célébrité. Ainsi, dans Jocelyn, il y a beaucoup de Britney Spears ou encore de Ke$ha. Mais la série peine à ne pas être elle-même ce qu’elle dénonce.
Très vite, le personnage de Jocelyn et son équipe s’opposent à un coordinateur d’intimité, censé être là pour s’assurer du bien-être de la jeune femme alors qu’ils réalisent la pochette de son nouvel album. À travers les caméras de Sam Levinson, ce nouveau métier fait simplement rentrer le corps de la popstar dans les cases d’un contrat. Pourquoi pas.
Outre le fait de voir Lily Rose-Depp en petite tenue sans interruption (ou presque) pendant tout l’épisode, le véritable problème réside dans le fait qu’elle est ultra sexualisée. De la première seconde à celle qui vient clôturer cet épisode. Pour dénoncer, il y avait d’autres moyens… Non ?

Mais passons au-dessus ! Rapidement, un scandale éclate alors que Jocelyn pose pour la pochette de son album et enchaîne les répétitions avec ses danseurs. Effectivement, une photo très compromettante fait actuellement le tour d’Internet. Un selfie de la jeune femme extrêmement explicite avec un petit cadeau sur le visage. Les équipes de la popstar font leur possible pour gérer cet incident en toute discrétion, dans le dos de Jocelyn. De peur que cette dernière ne fasse un nouvel épisode psychotique. C’est là que The Idol devient un peu intéressante.
Effectivement, Jocelyn est infantilisée par les membres de son équipe. Elle n’a pas son mot à dire mais les autres, eux, semblent avoir beaucoup de choses à dire à son sujet. Tout le monde est adorable avec elle, lui parle comme une enfant de 6 ans et s’efforce de ne pas la brusquer.
Mais cette lueur d’espoir ne durera pas bien longtemps, à notre plus grand désarroi. Effectivement, c’est à ce moment-là que le personnage interprété par Abel “The Weeknd” Tesfaye entre en scène. Tedros est un propriétaire de clubs mystique qui jette son dévolu sur la fragile Jocelyn. La jeune femme tombe très vite sous son charme. Alors que son amie (et assistante) explique qu’elle n’aime pas ce que dégage Tedros, lui reprochant de “puer le viol”, Jocelyn rétorque “c’est ce que j’aime chez lui”. La relation de Jocelyn et Tedros nous met extrêmement mal à l’aise, et ce n’est que le début. Malheureusement pour nous.
On aurait pu se rattacher à une intrigue intéressante mais le premier épisode de The Idol manque de nous happer. Ces 55 minutes sont longues et insipides et on attend avec impatience le générique de fin. Pour un pilote, on est loin d’une réussite.
Malgré tout, tout n’est pas à jeter dans The Idol. Sam Levinson offre une esthétique soignée et une mise en scène intelligente. Mais tout est obscurci par une vision très sexualisée de la femme, bien trop pour dénoncer efficacement l’industrie.
The Idol est finalement un triste enchaînement de scènes déplacées (et surtout, non-nécessaires) même si le personnage de Jocelyn arrive à titiller notre corde sensible. En espérant que la série arrive à nous surprendre et à nous donner tort dans les prochaines semaines. Mais on a du mal à y croire.
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mon dieu, cette analyse est d ‘une pruderie effrayante.
Lily Rose Depp n a , je pense, pas été contrainte a tourner ces scènes.
il s agit d une histoire. et effectivement ce coté malaisant qui est induit est justement a dessein (sans jeux de mots)
Cette série est sans intérêt. CE N EST PAS ETRE PRUDE QUE DE DENONCER DES SCENE DE SEXE NULLE A CHIER, DES ACTEURS TRES MAUVAIS ET QUI CA NE DENONCE RIEN DU TOUT. TRES MAL ECRIT ET JOUER. Il y avait bon sujet à développer mais il fallait le confier à des gens compétent, le mec d Euphoria et The weeknd se sont juste éclaté sans se mouiller la chemise pour pondre cette merde écrite avec le cul.. mais 🤭 franchement ce n est pas sulfureux ou choquant juste comique et gênant.