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“On va se battre” Emmanuel Macron promet un avenir radieux au spatial français

Dans un discours à Toulouse, le président a assuré vouloir “se battre” pour le spatial français face à une concurrence continentale.

En visite à Toulouse cette semaine, le président de la République a notamment tenu un discours sur l’avenir du spatial français. Alors qu’il avait réussi in extremis en novembre dernier à sauver le financement d’Ariane 6, le lanceur européen commun, il regrette aujourd’hui que l’unité ne soit plus le mot d’ordre sur le vieux continent.

En effet, de l’autre côté du Rhin, des Pyrénées ou des Alpes, les gouvernements misent sur leurs champions nationaux. Des start-ups qui espèrent toutes devenir le prochain SpaceX. Face à cet état de fait, Emmanuel Macron a annoncé ce lundi que la France aussi allait “se battre”. Dans un discours rempli de motivation, il a assuré que la France avait les moyens pour remporter cette bataille et “reconsolider” autour d’elle une Europe qui se morcelle.

Emmanuel Macron vise à la fois le marché des lanceurs, mais aussi celui des constellations. Dans ces deux domaines, la France a la chance d’avoir des entreprises à la pointe de l’innovation. Ces entreprises devront lutter dans les prochaines années entre elles, mais aussi face à des concurrents toujours plus nombreux en Europe.

En Allemagne, Italie, Espagne, mais aussi au Royaume-Uni ou dans les pays baltes, des start-up voient le jour avec le rêve d’unifier le marché spatial européen sous son aile.

https://twitter.com/EmmanuelMacron/status/1734219176380920255

France 2030 : l’exception tricolore ?

Mais la France dispose d’un avantage de taille par rapport aux autres nations européennes. En effet, l’hexagone a mis, très tôt, une politique de financement en place pour les jeunes entreprises du monde spatial. C’est notamment le cas du plan France 2030.

Ce dernier permet de financer à hauteur de 1,55 milliard d’euros les nouveaux lanceurs, constellations et applications français. Grâce à ce soutien financier, de nombreux projets peuvent survivre à leurs premières années de recherche et développement, celles ou la rentabilité n’est pas envisageable.

Aujourd’hui, la France dispose de huit projets différents pour des lanceurs légers : The Exploration Company, Space Cargo Unlimited, Dark, HyPrSpace, Latitude, MaiaSpace, Sirius Space, Exotrail. Ces entreprises rêvent toutes de dominer le marché européen. Parmi elles, The Exploration Company semble avoir une longueur d’avance, un premier vol de sa capsule Nyx étant prévu pour le premier semestre de 2024.

L’ESA, la grande perdante ?

Dans le même temps, l’ESA, l’agence spatiale européenne, apparaît comme la grande perdante de ce changement. En effet, le développement des entreprises privées capitalise les investissements étatiques, un argent qui permettait historiquement de faire fonctionner l’ESA.

Aujourd’hui menacée, l’ESA voit plusieurs de ses missions être confié à des entreprises privées. L’agence se retrouve au pied du mur et elle va devoir, comme a très bien su le faire la NASA, se réinventer pour survivre.

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