Depuis de très longues années maintenant, les ordinateurs ont envahi nos foyers, devenant des outils indispensables du quotidien. Pourtant, derrière leurs écrans se cache une réalité peu évoquée : l’immense majorité de ces appareils est fabriquée en Asie. Cette concentration géographique soulève des enjeux économiques, industriels et stratégiques, alors que certains acteurs plaident pour une relocalisation de la production. C’est le cas notamment d’un certain Palmer Luckey.
Make Computer Great Again ?
Palmer Luckey, c’est cet entrepreneur américain, connu pour avoir fondé Oculus VR, pionnier des casques de réalité virtuelle. Après avoir vendu Oculus à Meta (pour 2 milliards de dollars !), il a lancé Anduril en 2017, une entreprise de défense, et milite aujourd’hui pour une technologie fabriquée aux États-Unis. Son nouveau projet : mettre au point un ordinateur “made in USA“.
Would you buy a Made In America computer from Anduril for 20% more than Chinese-manufactured options from Apple?
— Palmer Luckey (@PalmerLuckey) July 20, 2025
Par le biais de son compte sur le réseau X, Palmer Luckey a demandé à ses abonnés si ceux-ci seraient prêts à acheter un ordinateur élaboré aux Etats-Unis, par Anduril, même si ce dernier devait afficher un prix supérieur d’environ 20% aux ordinateurs proposés par Apple et fabriqués en Chine.
Un peu moins de 80 000 votants ont répondu à l’appel du créateur de l’Oculus VR, avec une majorité de “Oui”, à hauteur de 63%. Toutefois, pour prétendre au précieux label “Made in USA“, la législation américaine est sans ambiguïté : selon la Federal Trade Commission, un produit doit être entièrement, ou quasi entièrement, fabriqué sur le sol des États-Unis.

Un véritable casse-tête pour les entreprises, qui ne disposent pas des partenaires, ni même des usines, à même de permettre la mise au point d’un produit technologique intégralement élaboré aux Etats-Unis. Selon certains analystes, un iPhone fabriqué exclusivement aux Etats-Unis pourrait être affiché au prix de 3 000 dollars.
La démarche de Palmer Luckey s’inscrit dans une volonté affirmée de réindustrialiser les États-Unis en concevant des appareils high-tech 100 % Made in USA. Un défi ambitieux, trop sans doute, tant les chaînes d’approvisionnement mondiales sont aujourd’hui dominées par l’Asie.
Entre coûts de production élevés, exigences réglementaires strictes et dépendance technologique, son projet soulève de nombreuses contraintes, mais symbolise un tournant potentiel vers une souveraineté numérique américaine retrouvée. Affaire à suivre donc.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.
