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PasTech 🍉 Episode 2 : Mega Drive 2, Super Nintendo Jr, Wii Mini
 retour sur ces consoles WTF !

Dans les annĂ©es 90 dĂ©jĂ , on pouvait trouver en boutiques des versions modernisĂ©es de nos consoles prĂ©fĂ©rĂ©es. Mais faut-il vraiment privilĂ©gier une Mega Drive 2 au premier modĂšle ? Une Super Famicom Jr Ă  une Super Famicom classique ? Pas toujours… Explications.

On pourrait croire que la tendance des consoles « mid-gen Â» est rĂ©cente, Ă  savoir des machines plus ou moins remodelĂ©es (extĂ©rieurement comme intĂ©rieurement), sans toutefois rĂ©ellement passer d’une gĂ©nĂ©ration Ă  une autre. En rĂ©alitĂ©, en plus de proposer rĂ©guliĂšrement des versions trĂšs discrĂštement modifiĂ©es de leurs consoles, les constructeurs ont depuis de nombreuses annĂ©es dĂ©jĂ  proposĂ© des versions « intermĂ©diaires Â» de leurs machines. Ce fut le cas chez SEGA avec la Master System ou encore la Mega Drive, chez Sony avec toutes ses machines sans exception, chez Microsoft avec la Xbox 360 Slim ou encore chez Nintendo avec la Super Nintendo, la Wii et bien sĂ»r la gamme DS. Retour sur quelques-unes des moins bonnes versions de nos chĂšres consoles d’antan…

Parce qu’on n’a pas toujours eu un Ă©cran 4K devant les yeux, un smartphone OLED HDR dans la main et des manettes sans-fil sur les genoux, PasTech vous propose un petit retour rafraĂźchissant dans le passĂ©, Ă  la (re)dĂ©couverte de certains produits emblĂ©matiques qui ont fait (ou pas) l’Histoire de la tech. Alors on dit 5, 4, 3, 0, et puis paf, PasTech !

Super NES 2 / Super Famicom Jr

Au dĂ©but des annĂ©es 1990, Nintendo créé l’évĂšnement dans le monde entier avec sa cultissime Super Nintendo. Une console 16 bits qui reste aujourd’hui encore pour de nombreux joueurs LA console de rĂ©fĂ©rence. Contrairement Ă  l’Europe, les Etats-Unis et le Japon vont accueillir en 1997 et 1998, une réédition de la console. Une version plus compacte, plus moderne, mais pas forcĂ©ment plus efficace que le modĂšle lancĂ© quelques annĂ©es auparavant


La Super NES “Mini”, en version amĂ©ricaine © StĂ©phane Ficca / Presse-citron.net

En effet, la Super Famicom Jr (c’est son nom au Japon) ne dispose pas du moindre tĂ©moin lumineux de mise sous tension, mais elle perd aussi (et surtout !) la sortie RGB, si chĂšre aujourd’hui aux amateurs de rĂ©trogaming. En effet, la Super Famicom Jr (tout comme la Super NES 2 aux Etats-Unis) ne peuvent ĂȘtre branchĂ©es qu’en RCA, soit un signal vidĂ©o moins qualitatif que le tout puissant RGB. WTF ?

Pas de bouton Eject sur la deuxiĂšme version de la Super NES… © StĂ©phane Ficca / Presse-citron.net

Une réédition qui dispose aujourd’hui d’une valeur de collection plus Ă©levĂ©e qu’une Super Nintendo classique, mais qui se rĂ©vĂšle moins agrĂ©able Ă  l’usage… En d’autres termes, si vous souhaitez profiter de la meilleure expĂ©rience 16 bits de Nintendo (et faire de sĂ©rieuses Ă©conomies au passage), optez pour une Super Nintendo (PAL/US) ou une Super Famicom standard.

SEGA Master System 2

A la fin des annĂ©es 80, SEGA propose aux joueurs du monde entier sa Master System. Une console au look assez atypique, qui promettait alors « l’arcade Ă  la maison Â» et qui entrait en concurrence directe avec la NES. En 1990, SEGA propose une « nouvelle Â» version de sa Master System, avec une Master System II plus compacte, plus moderne, mais qui perd Ă©galement quelques fonctionnalitĂ©s au passage


© SEGA

En effet, bien que la nouvelle version affiche un look résolument plus moderne, la Master System II ne propose pas la moindre compatibilité avec les SEGA Cards, ces cartes mémoire lisibles par le premier modÚle, avec des jeux comme Hang On, Bank Panic, Teddy Boy, Super Tennis
 La nouvelle Master System II se montre également incompatible avec les lunettes 3D (SEGA 3D Glasses), permettant de jouer par exemple à Out Run 3D.

Un autre dĂ©faut inhĂ©rent Ă  cette Master System 2, c’est Ă©videmment son timing. En effet, lancĂ© en 1990, la console a fort Ă  faire avec une NES trĂšs populaire, mais les joueurs ont Ă©galement les yeux rivĂ©s du cĂŽtĂ© du Japon. Le pays accueille en effet le 20 novembre de la mĂȘme annĂ©e la Super Famicom (ou Super Nintendo chez nous), sans oublier la Mega Drive, disponible depuis 1988 au Japon, et qui arrivera le 30 novembre 1990 en Europe, et c’était alors clairement la « next-gen Â» de l’époque.

Nintendo Wii Mini

A la fin de l’annĂ©e 2006, Nintendo rĂ©volutionne le monde du jeu vidĂ©o avec sa Wii. Une console dont la puissance ne surclasse pas sa devanciĂšre (l’excellente GameCube), mais qui compte bien faire la diffĂ©rence avec le motion gaming, incarnĂ© par sa Wiimote. Le pari est osĂ©, mais gagnant pour Nintendo, qui Ă©coulera plus de 100 millions de consoles dans le monde.

© Nintendo

Une Nintendo Wii qui a connu plusieurs variantes, certaines Ă©tant par exemple dĂ©nuĂ©es de rĂ©trocompatibilitĂ© GameCube. Mais la variante la plus incomprĂ©hensible reste indĂ©niablement la Wii Mini, une console au format rĂ©duit commercialisĂ©e au dĂ©but de l’annĂ©e 2013 en Europe. Une Wii Mini au design assez improbable, avec un boitier rouge dotĂ© d’une surface noire mate et un lecteur de disque en mode « capot Â».

Une Wii Mini qui est commercialisĂ©e sans le moindre jeu (mĂȘme si un pack Mario Kart fut proposĂ© dans certains pays), et qui ne propose aucune forme de rĂ©trocompatibilitĂ© GameCube. Pire encore, la Wii Mini ne dispose d’aucun module Wi-Fi, et n’est pas compatible avec un quelconque adaptateur. Exit donc le jeu en ligne, les mises Ă  jour, le tĂ©lĂ©chargement de jeux via l’eShop, YouTube
 Pas de lecteur de carte SD non plus sur ce modĂšle Mini, sans compter une connectique rĂ©duite Ă  une seul port USB (contre deux sur la Wii classique). Une catastrophe Ă©galement cĂŽtĂ© vidĂ©o, puisque la Wii Mini n’est pas compatible avec le cĂąble YUV, et ne peut donc pas afficher un rendu vidĂ©o en 480p, contrairement Ă  la Wii


Bref, malgrĂ© un prix de vente rĂ©duit Ă  99€ seulement, la Wii Mini n’a pas su sĂ©duire les joueurs, avec seulement 110 000 exemplaires Ă©coulĂ©s. On se demande encore ce qui a bien passer par la tĂȘte de Nintendo pour proposer une dĂ©clinaison aussi bĂąclĂ©e de sa pourtant trĂšs populaire Wii


Sony PSP Go

En 2009, cela fait quelques annĂ©es maintenant que Sony a un pied dans le marchĂ© des consoles portables, avec sa PSP. Une console alors en avance sur son temps, avec notamment une fiche technique trĂšs flatteuse et un format UMD « futuriste Â», mais qui peine Ă  concurrencer rĂ©ellement l’hĂ©gĂ©monie de Nintendo et sa DS. Une console qui a d’ailleurs connu plusieurs dĂ©clinaisons, avec notamment le premier modĂšle (fat) et plusieurs modĂšles Slim par la suite.

Toutefois, au dĂ©but de cette mĂȘme annĂ©e 2009, Sony prĂ©sente sa PSP Go, un modĂšle dĂ©nuĂ© de lecteur UMD, et qui va donc faire le choix du « tout numĂ©rique Â». Pas d’autre choix pour le joueur que d’acheter chacun de ses jeux sur le PlayStation Store, sans la moindre possibilitĂ© donc de profiter du marchĂ© de l’occasion, de revendre ou mĂȘme de prĂȘter son jeu
 De quoi dĂ©clencher une certaine colĂšre chez les revendeurs, certains n’hĂ©sitant pas Ă  boycotter la petite derniĂšre de Sony.

La PSP Go aux cĂŽtĂ©s d’une PSP Slim © StĂ©phane Ficca / Presse-citron.net

Une PSP Go qui adopte un format coulissant plutĂŽt original sur le papier, mais finalement peu pratique en rĂ©alitĂ©. Pire encore, la console est (et c’est logique) incompatible avec les UMD dĂ©jĂ  disponibles, mais elle s’avĂšre aussi incompatible avec les diffĂ©rents accessoires officiels de la PSP standard
 A l’instar d’une PS5 Digital Edition ou d’une Xbox Series S aujourd’hui, la console impose d’acheter ses jeux Ă  plein tarif sur le PlayStation Store
 et les joueurs n’étaient visiblement pas prĂȘts.

Une fois refermĂ©e, la PSP Go se transforme en horloge… © StĂ©phane Ficca / Presse-citron.net

Autant d’élĂ©ments qui vont jouer en la dĂ©faveur de la petite console de Sony, qui va (beaucoup) peiner Ă  se vendre en boutiques
 Rapidement, Sony lance une offre permettant aux nĂ©o-acquĂ©reurs de tĂ©lĂ©charger gratuitement une sĂ©lection de dix jeux, mais la sauce ne prend pas, la PSP Go est un Ă©chec, et Sony dĂ©cide de stopper la production de sa console moins de deux ans aprĂšs sa commercialisation


Nintendo DSi

Au dĂ©but de l’étĂ© 2006, Nintendo commercialise sa DS Lite, une version modernisĂ©e de sa DS « Tank Â». Une dĂ©clinaison trĂšs (trĂšs) rĂ©ussie, avec une console proposĂ©e notamment dans une version blanche rappelant alors la Wii, Ă  la finition impeccable, sans oublier des Ă©crans plus lumineux et toujours la rĂ©tro-compatibilitĂ© GameBoy Advance.

La Nintendo DSi en version XL © Stéphane Ficca / Presse-citron.net

Un peu moins de deux plus tard, Nintendo dĂ©cide de revisiter la formule, en lançant la DSi. Il s’agit (encore) d’une Nintendo DS, mais avec quelques fonctions trĂšs « tendance Â» Ă  l’époque, comme la prĂ©sence d’une camĂ©ra frontale et d’un capteur photo, d’un navigateur web (Opera), d’un lecteur de carte SD. Bref, la Nintendo DS ultime
 ou pas. En effet, malgrĂ© un cĂŽtĂ© plus « moderne Â», la DSi souffre de quelques tares, Ă  commencer par
 des jeux zonĂ©s. En effet, contrairement aux jeux DS, les jeux DSi achetĂ©s aux Etats-Unis ou au Japon sont incompatibles avec une DSi europĂ©enne, mais ces derniers seront finalement (et heureusement) trĂšs rares. CĂŽtĂ© appareil photo, les capteurs de 0,3 mĂ©gapixel (oui oui…) s’avĂšrent assez catastrophiques


Un capteur photo de 0,3 mĂ©gapixel… © StĂ©phane Ficca / Presse-citron.net

Enfin, la DSi titre un trait sur la rĂ©trocompatibilitĂ© GameBoy Advance, la console n’étant pas dotĂ© du prĂ©cieux port permettant d’accueillir ces « anciens Â» jeux de Nintendo. MalgrĂ© quelques sĂ©rieux dĂ©fauts, notamment aux yeux des « hardcore gamers Â», la Nintendo DSi va rencontrer un vif succĂšs, en s’écoulant Ă  plus de 28 millions d’unitĂ©s Ă  travers le monde.

On pense aussi Ă  elles…

Evidemment, il ne s’agit lĂ  que d’une petite sĂ©lection, et on aurait Ă©galement pu mettre dans la liste la PSP Street de Sony, une version Ă©dulcorĂ©e de la console, dĂ©nuĂ©e de WiFi et proposĂ©e dans un plastique particuliĂšrement cheap. La Mega Drive II de SEGA aurait Ă©galement eu sa place, avec un look nettement moins rĂ©ussi que sa grande sƓur, mais aussi l’abandon de la sortie stĂ©rĂ©o via le port jack 3,5 mm, sans oublier une sortie TV moins qualitative (mais nĂ©anmoins en stĂ©rĂ©o pour le coup). Peu aprĂšs la sortie de sa PS3 60 Go originelle, Sony avait Ă©galement largement downgradĂ© sa console, en proposant une version dĂ©nuĂ©e de rĂ©trocompatibilitĂ© PS2, mais aussi des ports mĂ©moire en façade


En dĂ©finitive, vous l’aurez compris, la « meilleure Â» version d’une console de jeux vidĂ©o n’est donc pas nĂ©cessairement la plus rĂ©cente d’entre elles


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1 commentaire
1 commentaire
  1. TrĂšs bon article, trĂšs intĂ©ressant. Pour aller plus loin, je vous invite Ă  aller voir les Ă©pisodes YouTube “Consoles inconnues” de la chaĂźne “Les petites anecdotes du jeu vidĂ©o”. Il parle de plein de consoles comme celles-ci et il y a de vĂ©ritables petites perles.

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