Pendant un temps, le gouvernement avait envisagé de faire supporter une partie des efforts de redressement des comptes de la Sécurité sociale en relevant le plafond annuel des franchises médicales. Ces sommes retenues sur les boîtes de médicament, des actes paramédicaux ou encore des transports sanitaires ne passeront pas de 100 à 200 euros : la ministre de la Santé Stéphanie Rist l’a confirmé dans une interview au Figaro, jeudi 20 août 2026.
Les dépenses de santé progressent en France et cette mesure devait contribuer à freiner cette tendance. Mais la mesure avait soulevé de vives critiques en augmentant le reste à charge des assurés sociaux. Dans son interview, la ministre a confirmé l’abandon du projet en déclarant qu’une hausse moins importante sera retenue, indexée sur l’inflation. Une réforme présentée comme « juste, fondée sur une indexation à l’inflation depuis 2005 […] nettement inférieure à celle initialement envisagée ».
De 2005 à 2026, le coût de la vie en France a augmenté de plus de 40 %. Cela veut dire que le plafond visé pour la franchise médicale devrait s’établir autour de 140 euros, au lieu de 200 euros.
Le projet avait été annoncé un mois plus tôt, au cours de l’été, alors que le gouvernement devait déjà faire face à de vives critiques sur sa gestion des mégafeux de forêts, notamment en Gironde. Il avait suscité des critiques de la principale fédération des patients, France Assos Santé, ou de syndicats de médecins, comme MG France et Convergence infirmière. Ces derniers ne réfutaient pas la hausse des plafonds, mais le fait que celle-ci soit si « brutale ».
Stéphanie Rist avait toutefois voulu informer que la hausse était incomprise car elle aurait, selon elle, donné lieu à une hausse de « moins de 2 euros par mois pour l’ensemble des Français et […] 4 euros pour les patients en affection longue durée ». La correction fondée sur le coût de la vie (autrement dit l’inflation) sera « plus juste et plus lisible », avançait-elle.
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Gel du RSA, fin des APL, hausse de l’impôt sur le revenu… « tout cela est faux ! »
L’évolution de la proposition du gouvernement de Sébastien Lecornu est la seconde tentative, après celle du gouvernement de François Bayrou en 2025 (rejetée). La hausse des plafonds de franchise n’est pas effective, il faudra encore qu’elle soit validée l’année prochaine parmi les budgets État et Sécurité sociale.
Sur X, Sébastien Lecornu a publié un message, le même jour de l’annonce de la ministre de la Santé Stéphanie Rist, pour démentir d’autres mesures d’économies en France : fin des APL pour les étudiants, gel du RSA ou du minimum vieillesse, hausse de l’impôt sur le revenu… « tout cela est faux ! » écrivait-il.
Suppression des APL pour les étudiants, gel du RSA ou du minimum vieillesse, remise en cause du crédit d’impôt pour les services à la personne, hausse de l’impôt sur le revenu…
Tout cela est faux !
Le budget pour 2027 est encore en préparation ; les véritables décisions seront…
— Sébastien Lecornu (@SebLecornu) August 20, 2026
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