Point science : le danger des ondes électromagnétiques pour l’homme

La question est très souvent présente dans nos esprit et la réponse reste floue en raison de conclusions scientifiques galvaudées par un battage médiatique en manque de scoops et de titres vendeurs. Les ondes électromagnétiques ont-elles un effet sur la santé ? J’ai eu l’occasion d’assister lundi dernier à une conférence du professeur Bernard Veyret,

La question est très souvent présente dans nos esprit et la réponse reste floue en raison de conclusions scientifiques galvaudées par un battage médiatique en manque de scoops et de titres vendeurs. Les ondes électromagnétiques ont-elles un effet sur la santé ? J’ai eu l’occasion d’assister lundi dernier à une conférence du professeur Bernard Veyret, l’un des plus grands spécialistes français sur le sujet, et je vais tâcher de vous en résumer la contenance. N’étant pas expert sur le sujet, veuillez excuser l’éventuelle inexactitude de certains des propos tenus en ces pages, principalement destinés à être compris de tous.

Antenne

Un peu de physique, pléthore d’applications

D’abord, tâchons de poser une définition quelque peu grossière d’une onde électromagnétique. Nous sommes tous soumis à un champ électromagnétique qui est modifié de maintes manières. Ces modifications de ce champ sont plus communément appelées des « rayonnements » et l’onde est un modèle physique permettant de modéliser et de représenter ces rayonnements électromagnétiques.

Ces ondes sont caractérisées par un paramètre appelé « longueur d’onde » (L) qui est relié à la fréquence par la formule F=c/L, où c est la célérité, c’est à dire la vitesse de la lumière. La fréquence s’exprime en Hertz (Hz). Ainsi, les ondes électromagnétiques consistent en un très large spectre (une étendue de fréquences) comprenant entre autres les ondes-radios, les micro-ondes, les infra-rouges, le spectre du visible (la « lumière » captée par vos yeux, s’étendant de 400 à 800THz), les ultraviolets, les rayons X et les rayons gamma, classés ici par fréquence croissante.

L’énergie des ondes électromagnétiques (ou plus précisément l’énergie des photons qui les composent pour être exact) augmente avec leur fréquence. Les ultraviolets (du moins une certaine partie d’entre eux), les rayons X et gamma sont des rayons ionisants, c’est à dire qu’ils modifient la matière qu’ils traversent et peuvent se révéler dangereux pour le vivant pour de longues expositions. Ils ont de nombreuses applications en physique (nucléaire principalement), en médecine ou même en drague l’été sur la plage (ce sont les ultraviolets qui vous permettent de bronzer).

Rassurez-vous, c’est assez de physique pour comprendre ce dont nous allons parler dans la suite de ce billet. Je vous épargnerai les équations de propagation et autres équations de Maxwell : vous pouvez ranger la boite d’aspirine (mais pas trop loin quand même !).

Les ondes qui nous intéressent ici sont celles qui sont utilisées au quotidien, à travers les lecteurs de puce RFID (les lecteurs de carte sans contact qui vous permettent de valider votre trajet dans les transports en communs par exemple), la télédiffusion analogique et numérique (en partie seulement), la radiodiffusion (FM), les fréquences radio utilisées par les pompiers, la police, etc : toutes ces ondes ont une fréquence comprise entre quelques kilohertz et quelques centaines de mégahertz. Ce sont des signaux basse fréquence.

Mais il ne faut pas oublier la téléphonie, le Wi-fi, le Bluetooth, les fours micro-ondes, les radars et autres applications qui sont contenues dans la bande de fréquence s’étalant approximativement de 400MHz à quelques dizaines de GHz. Il s’agit ici d’applications considérées comme « hautes fréquences » ou hyperfréquences. Le but de tous ces signaux est de modifier le champ électromagnétique pour permettre la transmission d’information. C’est exactement le même phénomène qui se passe au sein d’un cable coaxial ou encore d’une fibre optique par exemple : on parle alors de propagation guidée puisque l’onde est piégée dans une enceinte close (un guide d’onde).

Un problème pas si simple

Le premier élément à prendre en compte avant d’apporter un quelconque jugement sur les éventuels effets des ondes électromagnétiques sur la santé est qu’il est très difficile de mesurer un risque. Mais savez-vous d’abord ce qu’est un risque ? Pour le définir, nous userons d’une formule très simple :

Risque = Danger * Probabilité d’exposition au danger

Certes, un alligator est un animal dangereux. Cependant, si vous allez au zoo, la vitre blindée qui vous sépare de l’animal rend le risque faible voire nul (vous avez très peu de chance d’être confronté à lui). Par contre, si vous tombez nez à nez avec un alligator lors d’un petit périple en Floride, là le risque est beaucoup plus grand, à danger identique. Vous saisissez ?

Ainsi est-il facile de mesurer un risque en exposant directement un homme ou un animal aux ondes électromagnétiques, mais il est plus difficile de mesurer le risque réel encouru par un homme au cours de sa vie. D’autant plus d’ailleurs que notre mode de consommation et donc d’exposition diffère en fonction de notre métier, de notre environnement et de bien d’autres paramètres difficiles à prendre en compte.

Quant au danger, s’il peut sembler facile à mesurer, on fait face à quelques limitations :

  • la durée des études est actuellement courte (ces technologies sont, rappelons-le, relativement récentes);
  • la technologie limite la précision des mesures effectuées sur les organismes vivants;
  • dernière limitation et non des moindres : on ne peut pas éventrer un cobaye au nom de la science pour l’étudier sous toutes les coutures 😉

Cependant, on arrive à mettre en place quelques indicateurs tel le DAS (ou Débit d’Absorbtion Spécifique, en W/kg), caractérisant l’absorbtion d’énergie électromagnétique par les tissus notamment humains. Mais nous y reviendrons d’ici peu.

Et les résultats dans tout ça ?

L’étude du danger inhérent aux ondes électromagnétiques a permis de déceler des seuils d’exposition à partir desquels des effets sanitaires font leur apparition. Des effets sanitaires ne sont pas synonymes d’effets léthals, mais simplement de conséquences observables liées à ces expositions.

On peut ainsi définir des normes en dessous desquelles les constructeurs d’équipement électronique doivent se placer de manière à limiter le risque. A l’heure actuelle, les normes européennes imposent aux constructeurs de téléphones portables un DAS inférieux à 2W/kg. La moyenne étant aux alentours de 1W/kg pour les appareils récents (vous pouvez normalement accéder à cette information sur les spécifications techniques de l’appareil; il serait de 0,878 pour l’iPhone 3G).

Pour citer l’Afsset (Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement et du Travail) dans son rapport publié en octobre dernier, après l’étude de plusieurs centaines de publications scientifiques sur le sujet par une commission détachée sur ce problème :

Dans les conditions expérimentales non thermiques testées, il n’existe pas un niveau de preuve suffisant pour conclure que les radiofréquences supérieures à 400 MHz :

  • modifieraient les grandes fonctions cellulaires […]
  • provoqueraient des effets génotoxiques ou co-génotoxiques reproductibles à court ou à long terme et seraient mutagènes dans les tests de mutagénèse classiques ;
  • provoqueraient chez l’animal l’augmentation d’incidence ou l’aggravation de cancers, en particulier pour des expositions chroniques. Les résultats convergent donc vers  une absence d’effet cancérogène ou co-cancérogène des radiofréquences pour des expositions non thermiques ;
  • auraient des effets délétères sur le système nerveux, que ce soit en termes de  cognition et de bien-être, en termes d’intégrité de la barrière hémato-encéphalique ou en termes de fonctionnement cérébral général;

[…]A ce stade, il n’existe pas un niveau de preuve suffisant pour conclure à l’excès de risque de cancers liés à l’exposition aux radiofréquences sur la base des études épidémiologiques disponibles. Des interrogations subsistent en particulier pour les risques à long terme. Elles doivent conduire à la mise en œuvre d’études de cohortes.

D’aucuns auront remarqué que la plupart de ces affirmations sont formulées à la négative et non à l’affirmative. En effet, en recherche expérimentale, il est impossible d’affirmer l’absence de toute conséquence, on peut simplement se permettre d’affirmer l’absence de preuves menant à cette conséquence : ce n’est pas parce que l’on n’a jamais observé un phénomène qu’il n’existe pas, seulement, plus ce phénomène est rare, plus il est probable qu’il n’existe pas, sans toute fois qu’on en soit certain. C’est d’ailleurs sur ce point directement lié à la rigueur scientifique que jouent les détracteurs.

Globalement, selon le Pr Veyret, le taux d’exposition aux ondes électromagnétiques est actuellement entre 1 000 et 10 000 fois inférieur aux normes sanitaires en vigueur, elles même largement inférieures aux seuils correspondant à la détection d’effets notoires sur le vivant. Ainsi, même avec la démultiplication des sources de rayonnement électromagnétique, le risque reste actuellement très faible.

De plus, le professeur a déclaré que les seuls effets actuellement constatés sur l’homme ont été mesurés lors du sommeil suivant immédiatement une longue exposition directe (une conversation téléphonique par exemple). On a constaté une légère modification de l’électro-encéphalogramme du sujet, visible uniquement avec du matériel de pointe et sans effet notable sur la santé.

Cependant, nous ne disposons à l’heure actuelle d’aucune étude sur le long terme, les plus longues étant étalées sur une période d’environ 5 ans. Ce manque de recul ne permet pas de conclure quant au caractère innoffenssif des OEM sur la santé. Il faut toutefois garder en tête que la puissance reçue par le corps humain via le rayonnement électromagnétique émis par le soleil est de loin bien supérieure à celle de tout rayonnement « artificiel ». 😉

Conclusion : un manque d’information évident

On est en droit de se demander pourquoi il n’y a que si peu de communication sur le sujet. La réponse du professeur à cette question est simple : les chercheurs n’ont ni le temps, ni les compétences pour faire de la communication. Ils tâchent de le faire au travers de conférences, mais malgré tout leur rayon d’action reste relativement faible.

Les conclusions des études, bien que déchiffrables par tous, nécessitent cependant pour être comprises un minimum de connaissances scientifiques dans le domaine ainsi que la connaissance des méthodes scientifiques employées. La confusion est également amplifiée avec l’apparition de l’hypersensibilité de certaines personnes aux OEM, bien qu’il n’y ait à ce jour aucune preuve du lien entre cette pathologie et l’exposition aux ondes. Le seul traitement efficace à l’heure actuelle reste une prise en charge psychologique du patient.

La polémique attire les journaux et autres média qui ne font que relayer des incertitudes en occultant le fait qu’elles reposent sur des années d’expérimentation et sur l’absence à ce jour de preuve que les ondes électromagnétiques aient un quelconque impact sur la santé. Un titre accrocheur, même s’il est erroné, fait bien mieux vendre le papier. Toujours est-il qu’avec les faibles taux d’exposition aux ondes électromagnétiques que nous subissons, nous pouvons à priori dormir sur nos deux oreilles… du moins, si vous êtes un poil contorsionniste ! 😉


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56 commentaires

  1. Si je suis face à face avec l’alligator, je ne suis plus en situation de risque mais de danger (puisque la probabilité d’exposition vaut 1 : ça y est, je suis exposé). Le risque, je le prends quand je le vais dans le bayou et que la rencontre n’a pas encore eu lieu.

  2. et les résultats des autres études?
    « veuillez excuser l’éventuelle inexactitude de certains des propos tenus en ces pages » ha pardon, on t’excuse alors…

    ERIC, REVIENS !!!!!

  3. Sujet très intéressant ! J’ai récemment bossé pour un cabinet d’architectes qui étudie la suppression des OEM dans les espaces de travail : le résultat est sidérant.
    J’ai passé 3 heures de réunion à Paris, dans une salle isolée des ondes électro-magnétiques : l’impression d’être en haute montagne.
    Leur site est ici : http://www.ressource-in.com

  4. A ce sujet, je me souviens il y a quelques semaines d’un reportage sur des personnes qui se plaignaient de maux de têtes et autres symptômes suite à l’installation d’une antenne près de chez eux. On a appris quelques jours plus tard que l’antenne n’était pas sous tension… Toute la puissance de la psychosomatique… Ca m’a bien fait rire 🙂

  5. Deeder

    J’ai publié ici en partie les résultats du dernier rapport en date commissionné par le gouvernement. Il synthétise les résultats de nombreuses études (plusieurs centaines) triées en fonction de leur méthodologie et leurs conclusions. Ainsi le rapport prend-il en compte également les résultats plus pessimistes, mais le manque de rigueur de ces études ou leur faible nombre ne permet pas de conclure à un risque réel et avéré.

    Les conclusions ne sont pas miennes et tendent à s’uniformiser entre les différents rapports publiés sur le sujet. Après, comme il y a des gens qui pensent que l’homme ne s’est jamais posé sur la lune, il y aura des détracteurs de cette thèse et au final ce n’est pas plus mal : ça permet d’étoffer les arguments et de pousser la recherche plus loin à chaque fois pour diminuer encore les incertitudes restantes. 😉

  6. @polus: C’est très facile de dénigrer le travail d’une personne, ça l’est beaucoup moins d’essayer de produire un travail semblable. Les résultats des autres études seraient « inutiles » comme dit dans l’article puisqu’il y a un manque de recul évident.
    Cet article nous éclaire un peu plus sur le côté « non-nocif » des ondes électromagnétiques, c’est tout.

    La première partie pourrait être difficile à saisir, un schéma peut aider dans ce cas (celui ci par exemple: http://www.sante-environnement.....1_Zoom.jpg avec les phénomènes radioactifs à mettre dans la partie droite pour ceux qui ne le sauraient pas).
    Il faudrait aussi préciser que plus la longueur d’onde est faible/la fréquence est élevée, plus l’onde pénètre facilement dans la matière (ex: un mur de plomb, un rayonnement radioactif gamma est arrêté au bout de plusieurs dizaines de centimètres, voire plusieurs mètres tandis qu’une onde lumineuse serait stoppée en moins de quelques millimètres tout au plus).

  7. Article clair et didactique; de la belle ouvrage.

    Mais j’aimerais faire un rapprochement un peu facile: ce n’est qu’en 1950 qu’on a commencé à s’interroger sur les méfaits du tabac, et il a fallu attendre 1964 avant qu’une étude vienne appuyer cette inquiétude. 14 ans …

    A quand des avertissements comme : ‘Téléphoner tue’, ‘Femmes enceintes, téléphoner peut nuire à votre foetus’

  8. On dit pas ‘létaux » plutôt ? 😉
    Bon article, merci Eric. Ca change des tombereaux de conneries qu’on peut lire sur le sujet depuis des mois.
    Un bémol cependant quand tu dis que les chercheurs n’ont ni le temps ni les compétences pour communiquer : publier pour publier dans un jargon compréhensible de ses pairs, ils savent très bien le faire (et il vaut mieux vu que c’est leur matière première les publis). Certes ils ne savent pas très bien vulgariser, certains le font très bien. La science n’est cependant pas l’apanage d’une élite, le savoir nous concerne tous, aussi DOIVENT-ils apprendre à vulgariser (cad communiquer vers les béotiens).

  9. Ah j’oubliais:
    les pubs automatiques Google sous la note, priceless :
    – patch contre les ondes
    – les ondes dangereuses
    – protégez vous contre les ondes
    😀

  10. enfin quelque chose d’un peu scientifique ( meme si je comprend pas tout ^^) merci pour ce compte rendu , qui nous montre bien que on verra avec le temps .
    Si on a de la chance apres la vache folle sa sera l’humain fou ^^ …..ben pour moi c’est deja le cas .
    merci encore Eric 😉

  11. Il me semble quand même que l’état devrait pouvoir quand même répondre facilement à cette question. Il lui suffirait de lancer une étude sur les gens qui ont et sont exposés de par leur metier à ces ondes depuis plus de 50 ans, je pense au radaristes, aux opérateurs radio de l’armée, aux dépanneurs des stations radios de forte puissance… je garde le reste de mon commentaire pour moi pour ne pas ouvrir une polémique sans rapport.

  12. Ce qui est dommage est que l’on arrive à la conclusion : nous verrons avec le temps.
    Je ne suis pas contre la technologie, d’autant plus que je m’en serre avec plaisir et régulièrement, mais le principe de précaution?

  13. Bon article, merci.

    Une autre limite aux études scientifiques sur les effets des OEM pour l’humain: les connaissances scientifiques sur l’humain et le vivant.

    On a tendance à oublier que la médecine ‘occidentale’ a aujourd’hui une approche résolument scientifique, ce qui a l’avantage de promouvoir une efficacité certaine dans les traitements et diagnostics (aux moins pour la médecine d’urgence).

    En revanche, cette approche scientifique tend aussi à exclure des moyens d’action que la science médicale n’est pas capable d’expliquer aujourd’hui (par ex: l’acuponcture, l’homéopathie, certains approches de l’ostéopathie, etc …, qui ont pourtant une efficacité réelle au delà de l’effet Placébo).

    Le fait que ces approches thérapeutiques ne soient pas expliquées par les modèles scientifiques montre certaines limites des sciences médicales actuelles (et de la compréhension scientifique – c’est à dire corrélé à des modèles – de l’humain et du vivant).
    Or ces mêmes limites s’appliquent quand à l’évaluation de l’impact des OEM sur le vivant.

    C’est au nom de cette raison là qu’il convient d’appliquer un principe de précaution, et de respecter les personnes qui expriment une sensibilité aux OEM.

  14. Si les effets « extrêmes » ou létaux des ondes n’est pas encore déterminé, il n’en reste pas moins prouvé que certaines ont une sensibilité accrue aux ondes.

    Ils sont appelés « électro-sensibles » : leur corps réagit plus ou moins violemment à une exposition prolongée. Résultats : des maux de têtes effroyables, des plaques urticaires / eczéma et autres syndromes plus ou moins handicapant.
    Leur solution ? S’éloigner des villes ou vivre dans une cage de Faraday.

    De mémoire, seul le pays de Nokia reconnaît officiellement les électro-sensibles, des traitement étant à l’étude.
    La France quant à elle, et bien, comme pour Tchernobyl : ça s’arrête à nos frontières.

  15. Le principe de précaution… au nom du principe de précaution on devrait arrêter de se reproduire, vu qu’on sait pas vraiment quel impact notre développement galopant à sur notre planète (enfin, si, on le connait et c’est bien là le pb).
    Je HAIS le principe de précaution quand il est brandit à la moindre occaz. Quand un danger est avéré, oui, mais quand ça n’est que suspicion, bah…. on va pas avancer bezef, non?
    Que diriez-vous si, au nom du sacro-saint principe de précaution, les travaux sur la radiothérapie n’avait jamais pu être entrepris? Si les travaux sur les sels de platine (très utilisés en chimiothérapie) avait été bloqués à cause de leur toxicité rénale?

  16. (disclamer: doctorat en physique, sceptique rationaliste hédoniste et liberal – la totale quoi)

    Je suis surpris par les commentaires du genre « la science aujourd’hui refuse de donner sa place à l’homéopatie, aux fantômes, à la télékièse (rajouter la mode du jour) car elle ne les comprend pas »

    J’ai toujours dit que je suis prêt à changer immédiatement de sujet de doctorat (quand je le faisais) pour étudier UN cas « paranormal » qui soit étudiable. Mais c’est un prix nobel assuré! La gloire! L’argent! (ça moins)

    La physique aujourd’hui souffre atrocement d’un manque de sujets sexy (genre la relativité, les débuts de la quantique — bref les années 20-50 du XXème siècle). Nous nous excitons sur une particule de Higgs, sujet qui n’interesse pas grand monde. Si un scientifique arrivait à étudier un fantôme ou même une petite télékinèse, une cuillère tordue, il serait dans CNN, devant la reine d’Angleterre et dans « on n’est pas couché ».

    Alors arrètez de raconter que les scientifique sont sourds au « paranormal » — faudrait un jour voir UN EFFET pour pouvoir l’étudier!
    Et croyez moi, ce n’est pas faute d’avoir essayé (j’ai personellement vérifié quelques « trucs incroyables qui arrivent au voisin du cousin de François » mais, allez voir pourquoi, les « trucs » disparaissaient quand j’arrivais)

  17. Le fait que ces ondes soient insuportables pour les sujets electrosensibles prouvent bien qu’il y’a un effet sur la santé! Il y’a d’ailleurs une association, « les robins des toits » qui oeuvre a sensibiliser les gens dans ce sens.

    J’avais publié dans un de mes articles un reportage où l’on parle du problème et de cette association : http://www.puceau.nu/les-dange.....ie-mobile/

    Je vous invite également a consulter leur site qui est très intéressant.

  18. Ce qui est incroyable, c’est que le doute profite aux ondes et à leur danger potentiel.

    Pourtant pas de doute sur le fait qu’elles sont parfaitement maitrisées par la science, et qu’elles fonctionnent au moins pour ce qu’on leur demande de faire. On est tous d’accord, un portable, dans une poche, sera capable d’envoyer une lumière suffisamment forte pour qu’un émetteur situé parfois à plus d’un km (ex. chez moi) reçoive le signal, et inversement. Cette mécanique parfaite, qui peut relier deux portables sur terre, n’étonne personne.

    Ca n’étonne personne non plus qu’aujourd’hui on considère le corps humain comme une machine moins sensible qu’un téléphone portable, et qu’au final ce sont les doutes qui passent avant la conscience du corps et de sa mécanique fine. Même le Professeur Aurengo reconnait que le cerveau fonctionne avec des courants électriques, qui selon lui sont tellement plus puissants que l’énergie des ondes qu’il ne peut y avoir de problème d’interférence entre les deux… Heureusement qu’Aurengo ne fixe pas lui-même les normes maximales de puissance, on aurait droit à 600V/m.

    Voilà , personnellement, étant victime des CEM (champs électromagnétiques), j’ai compris que dans l’immédiat rien ne viendra vous protéger à par vous-même. Comme les malades du tabacs qui ne pouvaient compter que sur eux mêmes pour se protéger, comme les malades de l’amiante ne pouvaient compter que sur eux mêmes pour s’éloigner du problème, etc.

    Avant j’étais rationnel comme les contributeurs de ce blog, capable de rire qu’un portable ait brûlé les couilles d’untel ou untel, que des bibliothécaires deviennent anti-wifi par culture anti-technologique, qu’une antenne débranchée puisse créer des problèmes de maux de tête (sans que je cherche à comprendre qu’effectivement le corps se protège bien plus qu’on ne le pense, mais passons…). C’est ça qui m’a fait le plus mal finalement : comprendre que c’est ma propre incrédulité de rationnaliste primaire qui m’a conduit à me faire du mal.

    Ce qui reste rassurant, c’est que malgré cette propagande honteuse, ce déni crasseux, les médecins, la médecine du travail, la sécu, etc, flippent à mort sur ce problème : quand des gens parlent, qu’ils sont de plus en plus nombreux à comprendre, que les anxiolytiques ne suffisent plus à détourner les malades et taire le problème, que les patients demandent à ce que l’influence des CEM soit marquée noir sur blanc, ils savent que l’ignorance affichée d’aujourd’hui ne leur enlèvera pas des responsabilités demain. Si politiques et opérateurs nient le problème, d’autres, étrangement, essuient.

    Donc, j’ai bon espoir qu’un jour les dubitatifs comprennent que l’ignorance d’aujourd’hui est la science de demain… A moins qu’une tumeur les emporte avant qu’il aient compris.

  19. merci Eric, encore un super article. La propagande médiatique prend comme d’habitude le dessus sur la raison scientifique.
    La stratégie de la peur relayé par les médias, de nos sociétés occidentales modernes remplace la propagande religieuse des siècles passés. Les victimes sont les même, raison, science et vérité. Un peuple qui a peur est un peuple docile…. vive la science!

  20. Bravo Deeder, la pertinence comme d’hab !
    Mais je suis étonné de trouver cet article ici, ce n’est pas que j’aie quoi que ce soit contre Presse-citron, en tant que lecteur fidèle.
    Mais pourquoi diable ne pas publier cet article sur ton propre blog : LiberT ?
    Pour ceux qui ne connaissent pas LiberT, foncez, il n’y a que du bon : http://www.libert-fr.com/blog/

  21. Ahah principe de précaution. Je propose de revenir à l’époque néanderthale alors ? xD Nan mais sérieux s’il faut stopper toute recherche ou attitude sous principe de précaution, on en serait pas là (aller dite adieu à vos téléphone, portable etc !)

    Ensuite faut pas oublié l’effet nocebo, quelqu’un en a parlait au sujet des réactions négatives alors que l’entends n’était même pas en fonctionnement ! Encore une fois les médias font de la dramatisation pour gagner de l’argent sur des faits / sujet non vérifié. La population prends peur et hop à la moindre antenne une réaction !

    Enfin comment voulez vous que les scientifiques vulgarisés les choses au néophyte si les néophytes n’en ont rien à secouer ?

  22. J’aurais pourtant bien aimé que l’on applique le principe de précaution, et que des journalistes attirent notre attention à l’époque sur des sujetes comme l’amiante, les farines animales, Tchernobyle, les pesticides, le PCB… qu’en dîtes-vous ?

  23. 1. La conférence semble s’être positionnée avant tout sur le spectre Gigahertz (de 400 MHz à qq GHz). Bon, ok, ce sont celles qui font débat actuellement.
    Elle semble donc avoir d’emblée écarté toutes les autres (des grandes ondes aux fréquences radar).
    Cela aurait tout au moins été intéressant de parler de ces fréquences et de leurs effets connus sur le vivant (ne serait-ce que les effets Joule) étant donné que nous avons presque un siècle de recul à présent et de les comparer aux effets recensés pour la bande considérée.
    Par exemple, il est notoire que les hommes exposés aux rayonnements des radars (militaires et civils et là on parle de kW de puissance rayonnée et non de qq mW) ne font que des filles : résistance plus importante du chromosome X ?

    2. Il n’est fait nullement référence dans cette réunion de la puissance d’émission (ou de rayonnement) comme s’il n’existait qu’une puissance pour toutes les fréquences. Affirmer que « il n’existe pas un niveau de preuve suffisant pour conclure que les radiofréquences supérieures à 400 MHz : » ne peut se faire qu’en y plaçant une notion de puissance à côté.
    Placer un être vivant dans un champ électrique vibrant à 400 Mhz et émis par une source de plusieurs kW, je ne donne pas cher de la peau de l’être en question ne serait-ce que par effet Joule !

    3. la conférence semble être orientée champ électrique.
    Mais quid du champ magnétique étroitement associé à toute émission radioélectrique ? Personne n’en a parlé ? Bizarre.

    4. La référence à une norme sanitaire ne veut pas dire grand chose. Ca fait toujours plaisir à l’assemblée de savoir que les niveaux mesurés sont bien inférieurs à ce que réclame le code de santé car la première suppose que le législateur a fait son devoir en privilégiant l’intérêt général à l’intérêt particulier (Là je pouffe, pardon).
    Mais, dans les faits, ça ne veut rien dire, les seuils imposés par la réglementation pouvant être établis sans autre référence que celle imposée par les lobbies.
    Perso, je privilégie TOUJOURS les seuils imposés par des règles scientifiques (et donc basés sur l’observation dûment publiée). Or là, ce n’est pas le cas. Il ne l’a pas précisé le conférencier ?

    Donc 1000 fois moins que quelque chose sans référence … ça ne fait pas grand chose de valable à argumenter.

  24. Vive la science! ha non, zut, @Gourmet nous fait la démonstration qu’il y a aussi de vrais scientifiques pour se poser les bonnes questions. Ha mais quel rabat-joie! puisqu’on vous dit que ça ne craint rien et qu’on veut internet mobile sur tout le territoire et dans tous les bâtiments sans prendre de précaution, faut pas nous sortir des contre arguments comme ça. Venant de la part d’un scientifique, c’est un coup bas 😉

  25. Pingback: Le danger des ondes électromagnétiques pour l’homme ? |

  26. Avancer des cas comme Tchernobyl, l’ESB, l’amiante, le tabac pour justifier l’application du principe de précaution au sujet des ondes électromagnétiques ne tient pas la route d’un point de vue argumentaire. Dans un cas on a DES FAITS prouvés, démontrés par des centaines de publications sérieuses et reconnues par la communauté scientifique (la radioactivité tue, l’ESB tue, l’amiante tue, le tabac entraine une augmentation notoire du risque de cancer), de l’autre on a des PRESOMPTIONS sans preuves tangibles et démonstration vérifiable (« je connais un gars qui peut te dire si ton routeur est allumé sans le voir », « ma grande-tante a mal à la tête quand des paquets UDP passent dans son sonotone »,…).
    Je suis un sceptique crasse. Je ne demande qu’une chose, qu’on me démontre par A + B et selon un protocole sérieux et reproductible la nocivité des ondes électromagnétiques sur l’homme. Bref, avancez-moi une démonstration scientifique et je changerai d’avis. En l’absence de quoi, je considère que ça n’est que discussion de café des sports.

    Gourmet, le champ magnétique terrestre est « légèrement » plus violent, pourtant on n’en meurt pas (a moins que ça ne soit lui qui soit la cause de l’apoptose???)

  27. Ce qui est incroyable, c’est que le doute profite aux ondes et à leur danger potentiel.

    Pourtant pas de doute sur le fait qu’elles sont parfaitement maitrisées par la science, et qu’elles fonctionnent au moins pour ce qu’on leur demande de faire. On est tous d’accord, un portable, dans une poche, sera capable d’envoyer une lumière suffisamment forte pour qu’un émetteur situé parfois à plus d’un km reçoive le signal, et inversement. Cette mécanique parfaite, qui peut relier deux portables sur terre, n’étonne personne.

    Ca n’étonne personne non plus qu’aujourd’hui on considère le corps humain comme une machine moins sensible qu’un téléphone portable, et qu’au final ce sont les doutes qui passent avant la conscience du corps et de sa mécanique fine. Même le Professeur Aurengo reconnait que le cerveau fonctionne avec des courants électriques, qui selon lui sont tellement plus puissants que l’énergie des ondes qu’il ne peut y avoir de problème d’interférence entre les deux… Heureusement qu’Aurengo ne fixe pas lui-même les normes maximales de puissance, on aurait droit à 600V/m.

    Voilà, personnellement, étant victime des CEM (champs électromagnétiques), j’ai compris que dans l’immédiat rien ne viendra vous protéger à par vous-même. Comme les malades du tabacs qui ne pouvaient compter que sur eux mêmes pour se protéger, comme les malades de l’amiante ne pouvaient compter que sur eux mêmes pour s’éloigner du problème, etc.

    Avant j’étais rationnel comme les contributeurs de ce blog, capable de rire qu’un portable ait brûlé les couilles d’untel ou untel, que des bibliothécaires deviennent anti-wifi par culture anti-technologique, qu’une antenne débranchée puisse créer des problèmes de maux de tête (sans que je cherche à comprendre qu’effectivement le corps se protège bien plus qu’on ne le pense, mais passons…). C’est ça qui m’a fait le plus mal finalement : comprendre que c’est ma propre incrédulité de rationnaliste primaire qui m’a conduit à me faire du mal.

    Ce qui reste rassurant, c’est que malgré cette propagande honteuse, ce déni crasseux, les médecins, la médecine du travail, la sécu, etc, flippent à mort sur ce problème : quand des gens parlent, qu’ils sont de plus en plus nombreux à comprendre, que les anxiolytiques ne suffisent plus à détourner les malades et taire le problème, que les patients demandent à ce que l’influence des CEM soit marquée noir sur blanc, ils savent que l’ignorance affichée d’aujourd’hui ne leur enlèvera pas des responsabilités demain. Si politiques et opérateurs nient le problème, d’autres, étrangement, essuient.

    Donc, j’ai bon espoir qu’un jour les dubitatifs comprennent que l’ignorance d’aujourd’hui est la science de demain… A moins qu’une tumeur les emporte avant qu’il aient compris.

  28. @PoP je parlais du temps qui précédait la découverte de la nocivité de « technologies » comme l’amiante ou les farines animales. Appliquer le principe de précaution, faire des études sérieuses, laisser quelques journalistes procéder à des enquêtes nous aurait éviter les dégâts que l’on sait aujourd’hui.

    Le principe de précaution, c’est comme une ceinture de sécurité: cela restreint un peu le champ d’application de technologies qui peuvent être dangereuses, sans toutefois s’en priver.

  29. les humains aiment se faire peur, la peur à la mode ; les OEM… quelle sera la prochaine peur ?
    Nous habitons depuis 50 ans, ma famille et moi à 500m d’un centre émetteur où les Mégawatts sur presque toutes les fréquences du spectre radio foisonnent, personne chez nous n’a jamais remarqué la moindre géne, la moindre maladie à part des rhumes… et j’en suis heureux !

  30. « Je suis un sceptique crasse. Je ne demande qu’une chose, qu’on me démontre par A + B et selon un protocole sérieux et reproductible la nocivité des ondes électromagnétiques sur l’homme »
    Euh …

    Y’a plus rien à démontrer en ce qui concerne la nocivité des champs électriques variables (et, accessoirement, des champs magnétiques variables).

    Va te promener dans le champ d’un radar de l’aviation civile (faut escalader c’est vrai) et tu reviendras nous en parler ici. Enfin, si tu peux encore marcher et parler.

    Ou, parlons des rescapés de foudroiement non touchés directement par l’éclair mais à proximité de ce dernier lorsqu’il a éclaté. Certains ont perdu la parole (momentanément) voire la mémoire.

    La véritable question est celle de l’intensité (ou la densité énergétique) des champs en fonction de la longueur d’onde.
    Nous baignons depuis l’aube des temps dans des champs électriques et magnétiques variables et, a priori, eur niveau moyen sur les siècles ça ne nous a pas trop affecté.

    Alors, à partir de quelle intensité se passe-t-il quelque chose de pas « naturel » ?
    Et, en allant plus loin : le fait qu’on observe au niveau cellulaire des manifestations non-naturelles (perméabilité membranaire plus importante par exemple) implique-t-il des effets au niveau macroscropique et si oui lesquels (folie, amnésie, mal de crâne, etc) ?

    Des études il y en a tant et plus tant du côté sceptique que du côté industriel. Suffit de googler, ce n’est pas ce qui manque.
    Beaucoup traitent de phénomènes microscopiques mais bien peu tranchent au niveau macroscopique par manque de connaissance des phénomènes de généralisation et surtout, de possibilités de test in vivo.

    Du coup, on prend le problème de l’autre côté à savoir par l’étude des populations dans le temps.
    Mais on attend toujours.

    Enfin, pendant ce temps, les pesticides, les PCB, les nitrates tuent, VRAIMENT, et il y en a des études aussi sur ce sujet.

    db

  31. je pense que le danger des ondes électromagnétiques n’est pas instantané mais montre l’impact au fil des ans et c’est là ou réside le danger réal mais on le donne pas beaucoup d’importance.

  32. « Je suis un sceptique crasse. Je ne demande qu’une chose, qu’on me démontre par A + B et selon un protocole sérieux et reproductible la nocivité des ondes électromagnétiques sur l’homme. Bref, avancez-moi une démonstration scientifique et je changerai d’avis. En l’absence de quoi, je considère que ça n’est que discussion de café des sports. »

    Depuis les époux Curie, on a toujours pas pu faire ce que vous proposez pour la radioactivité…

    Avec ce genre de raisonnement, 10 ans avant la découverte des ondes électromagnétiques, vous n’auriez été qu’un « imbécile crasse » !

  33. Très très bon papier qui explique fort bien comment la rupture entre science et opinion (pas assez de vulgarisation, etc) laisse un vide que vient remplir les angoisses des hommes. Bravo pour la démonstration.

  34. Beau condensé, surtout pour quelqu’un qui n’est pas expert dans le domaine de l’electromagnétisme …
    C’est un sujet qui avait été repris par Nathalie Kosciusko-Morizet lors de la publication de l’étude de l’AFFSET sur les ondes électromagnétiques.

    A l’heure ou les politiques avancent pour un monde plus vert, on peut espérer à voir du mouvement sur ce sujet. Reste encore une étude scientifiquement qui permettent de démontrer dans le temps, la nocivité des OEM sur l’être humain. Et pas seulement avancer que nous restons en dessous des normes sanitaires. Qui nous garanti que les normes sanitaires ne sont pas nocives pour l’homme ?

    A sujet à suivre dans les prochains mois voir années.

    En attendant vous pouvez toujours allez lire l’article de Nathalie sur son blog.

  35. Bonjour à tous,
    Bientôt on ne pourra plus rien faire, ni téléphone portable ni déodorant pour cause d’aluminium ni nourriture pour cause d’ogm. Personnellement, je préfère continuer à vivre et faire confiance aux scientifiques !

  36. Gourmet :

    « La véritable question est celle de l’intensité (ou la densité énergétique) des champs en fonction de la longueur d’onde.
    Nous baignons depuis l’aube des temps dans des champs électriques et magnétiques variables et, a priori, eur niveau moyen sur les siècles ça ne nous a pas trop affecté. »

    Ahh !! Enfin quelqu’un qui dit le mot juste !!

    J’ai parcouru tout le fil, tombé par hasard mais c’est sympa, et personne ne mentionne cela, fréquence et puissance, les 2 sont associées.

    Personnellement je suis électronicien et je connais bien tout ça, mais malheureusement je n’ai pas la réponse à cette question si .. passionnante !

    D’un côté je suis totalement contre les gens qui vendent des «  »trucs et bidules magiques » » dans les salon zen, genre la pastille en machin chose « comme fait la NASA » de 0.2 mm d’épaisseur que tu colles sur ton portable et t’as plus aucune radiation néfaste !!

    Ah ben oui tiens !!

    Surtout à 60 € la pastille …

    Ou encore les rideaux en fil d’argent à 2.000 € le mètre carré !!

    J’ai des docs ici, que j’ai d’ailleurs mis à la poubelle (papier !) mais je les ai parcourues avant et j’ai été effaré des conneries dites dans toutes ces docs ….

    Propos contradictoire etc ..

    Mais bon, ceux là sont des escrocs, en aucun cas des scientifiques.

    Pour ma part, je dis aussi que nous nous prenons dans la figure et cela depuis des milliers d’années, des ondes électromagnétique (car il y a champ électrique, magnétique, et enfin électromagnétique, 3 champs et 3 ondes différentes), le soleil !!

    Avec des fréquence 1.000 fois plus élevées, et on en meurt pas.

    Mais ! car il y a un mais, sinon ça serait trop facile … la lumière n’est pas exprimée en V/m ! et je ne connais pas une formule passant du Lux, Lumen ou Candela (pour la lumière), au V/m …

    Du coup pas possible de faire une comparaison des 2.

    Soit on peut faire une comparaison simple, même à la grosse louche, des 2 ondes avec une formule manquante de mes tablettes, dans un sens ou dans un autre (les 2 ondes sont nettement plus ou nettement moins puissante ou bien semblable) et c’est fini, soit impossibilité de la faire et on reste comme avant.

    Et si on peut le faire, pourquoi ça n’a pas été fait avant … sauf lobbies (imaginez la tête de Nokia le jour où on dit « c’est toxique arrêtez tout ! »)

    Mais à mon humble avis, et c’est celui à qui je me rallie toujours, ça risque d’être pas facile à démontrer, car il y a aussi le temps d’exposition qu’il faut faire entrer en compte dans l’affaire.

    Ce qui m’a quand même fait rire, c’est de parcourir les recommandations de mon HTC acheté il y a 4-5 mois, et alors que rien n’est prouvé, fallait presque le mettre dans une poubelle spéciale le tout dans une cage de plomb et sous un sarcophage de béton comme le réacteur pété de Thcernobyl !!

    Bon j’exagère un peu, mais je me marre de tout, au moins on se sens mieux, surtout ces temps ci :p

    Sur ce, je vais dessouder des transistors, histoire de me mettre de l’arsenic sur les doigts !!!

  37. Il faut savoir que les études portent sur des essais très restrictives. Aucune études ne portent sur l’ensemble du spectre d’ondes auquel nous sommes soumis tous les jours.
    Et de toute manière il y a vraiment trop d’argent en jeu pour appliquer le principe de précaution.

  38. – Legifrance : Articles 183 & 184 LOI n° 2010-788 du 12 juillet 2010
    – Interdiction du Téléphone Mobile dans les écoles et collèges,
    obligation d’indication du niveau d’exposition (irradiation) DAS du mobile, etc …

    – Toutes les Next-up News / All Next-up News: http://www.next-up.org/Newsoftheworld/2010.php

    Pour la première fois dans l’histoire, les nouvelles générations vivront moins longtemps que les anciennes. Personne ne se demande pourquoi il y a autant de cancers avec une alimentation plus saine que jamais et un effondrement de la consommation de tabac et d’alcool ?
    Le sang contaminé, les farines animales, le vaccin grippe A, l’Amiante, Tchernobyl arrêté aux frontières ne vous ont pas rendus méfiants.
    Le cas de l’antenne causant des nuisances sont être sous tension ne doit pas apporter de l’eau au moulins des pro opérateurs souhaitant s’en mettre plein les poches. J’ai travaillé chez orange et suis aujourd’hui électrosensible. Le progrès oui, la bêtise humaine et l’inconscience non. Il y a une explosion des cancers infantiles, critère parlant pour évoquer une crise sanitaire. On est dedans. Le nombre d’électrosensible va tripler dans les dix ans à venir. Nous sommes tous irradiés sans le ressentir tous. Les niveaux de cancers sans précédents eux parlent pour nous. Même le gouvernement sait que la crise sanitaire est en cours de source sûr.

  39. Bonjour,

    un détail qui à l’air d’échapper à beaucoup de monde : de quelle onde parle-t-on ? S’il s’agit des ondes émises par l’homme pour les télécommunications, les fréquences sont comprises entres quelques kilohertz et quelques gigahertz. Il n’y a donc aucun comparaison à faire avec les ondes lumineuses produites par le soleil…
    Ensuite, il faut différencier 2 types de risques provoqués par une ondes: les effets thermiques (échauffement des corps par relaxation = four à micro-onde), qui sont connus et limités par des puissances maximales d’émission, et les effets athermiques qui sont moins connus. Ce qu’on sait, ce que les ondes (dans les gammes de fréquences des télécommunications) ne sont pas mutagènes (fréquences trop faibles pour détruire les liaisons (infra-)moléculaires.
    Voilà, j’ai ajouté quelques points de ma connaissance.
    Je vous souhaite une bonne journée.

  40. Bonjour,

    un détail qui à l’air d’échapper à beaucoup de monde : de quelle onde parle-t-on ? S’il s’agit des ondes émises par l’homme pour les télécommunications, les fréquences sont comprises entres quelques kilohertz et quelques gigahertz. Il n’y a donc aucun comparaison à faire avec les ondes lumineuses produites par le soleil…
    Ensuite, il faut différencier 2 types de risques provoqués par une ondes: les effets thermiques (échauffement des corps par relaxation = four à micro-onde), qui sont connus et limités par des puissances maximales d’émission, et les effets athermiques qui sont moins connus. Ce qu’on sait, ce que les ondes (dans les gammes de fréquences des télécommunications) ne sont pas mutagènes (fréquences trop faibles pour détruire les liaisons (infra-)moléculaires.
    Voilà, j’ai ajouté quelques points de ma connaissance.
    Je vous souhaite une bonne journée.

  41. Pingback: Halte aux champs électro-magnétiques dans la maison ! | Derrières les chênes ...

  42. A écouter les scientifiques, y a jamais de danger
    Quand j’avais 16 ans (en 1974), un élève de classe a fait un exposé sur les centrales nucléaires.
    Notre prof a rigolé quand une personne a posé la question de savoir si une centrale pouvait exploser!
    Il n’y a aucun risque. Pourtant, au japon l’explosion a fait des milliers de morts et des radiations sur toute la terre. Des pays intelligents font marche arrière. On verra bien dans 20 ans si les ondes des portables, antennes, fours … n’ont pas d’incidence sur la santé. On aura des surprises.

  43. J’étais chez mon grand papy papy quand j’ai vu un ours russe se promener dans le champ de vache. Pis G pris mon fusil de chassse accroché au dessus de mon lit depuis mes 6 ans et je lui ai calé six balles dans le dos

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