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Pour la première fois, la NASA s’oppose publiquement à une constellation de satellites

La NASA commence à freiner le déploiement de satellites en basse orbite.

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Internet par satellite
© NASA

Connaissez-vous le projet Starlink ? Il s’agit d’une immense constellation artificielle composée de satellites mise en place par SpaceX. À terme, Elon Musk et ses équipes comptent déployer 42 000 satellites en basse orbite, afin de permettre à l’ensemble des terriens de pouvoir accéder à Internet. Elon Musk n’est pas seul à avoir eu cette idée, Jeff Bezos prévoit également de lancer 3 500 satellites à 720 km au-dessus de la Terre.

Ces constellations posent déjà de nombreuses questions aux spécialistes en tous genres. Certains estiment que la pollution lumineuse émise par ces amas de satellites pourrait venir perturber les recherches astronomiques. Aujourd’hui, c’est la NASA qui prend la parole pour tenter de limiter ce genre de missions. En effet, alors que la société AST & Science vient d’annoncer sa volonté de bâtir une nouvelle constellation composée de 240 grands satellites, l’agence spatiale américaine a publiquement répondu à cette annonce.

Pourquoi la NASA a-t-elle pris la parole ?

Dans cette lettre signée par Samantha Fonder, ingénieur pour la NASA, on peut lire : « La NASA soumet cette lettre pendant la période de consultation publique dans le but de mieux comprendre les préoccupations de la NASA concernant ses actifs en orbite, afin d’atténuer davantage les risques de collisions pour le bénéfice mutuel de toutes les parties concernées ». Le projet d’AST & Science est similaire à ceux de SpaceX et Blue Origin. Il consiste a fournir une connexion à large bande 4G et éventuellement 5G pour les smartphones du monde entier. AST & Science a baptisé sa constellation SpaceMobile, et a levé plus de 120 millions de dollars pour mener à bien ce projet.

Comme on l’a évoqué, plusieurs raisons ont poussé la NASA à prendre la parole. Le risque de collisions en est une, mais c’est l’altitude qui inquiète particulièrement l’agence spatiale. En effet, la constellation SpaceMobile serait beaucoup trop proche de « A-Train », un regroupement de 10 satellites de surveillance gérés par la NASA et l’US Geological Survey. La lettre de la NASA précise : « L’expérience historique de la constellation A-Train a montré que cette région particulière de l’espace tend à produire un grand nombre de conjonctions entre les objets spatiaux ». Par ailleurs, le manque d’expérience d’AST & Science n’arrange pas la situation.

En réponse à cette lettre, Raymond Sedwick, Chef scientifique, Systèmes spatiaux, a écrit : « Nous avons examiné la lettre de la NASA et sommes convaincus que nous pouvons travailler avec eux pour répondre à leurs préoccupations, notamment en fournissant des éclaircissements sur la conception de la constellation AST qui gère de manière robuste les débris orbitaux, protégeant la NASA et d’autres actifs orbitaux ».

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1 commentaire

1 Commentaire

  1. Dwalin

    6 novembre 2020 at 16 h 37 min

    Il est plus que temps, malheureusement SpaceX a déjà commencé à envoyer ses satellites Starlink. Ça tombe plutôt bien qu’ils n’aient pas réagi plus tôt, non ?

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