C’est un vrai caillou dans la chaussure d’Adobe. La société américaine vient en effet de se voir intenter un procès par la Federal Trade Commission (FTC) aux États-Unis. L’agence fédérale n’y va pas par quatre chemins et l’accuse de violer les lois de protection des consommateurs en imposant des frais de résiliations cachés et une procédure complexe pour se désinscrire.
Les accusations contre Adobe
Dans le détail de cette plainte, on apprend ainsi que le processus d’inscription n’est pas assez clair pour les clients et qu’il n’indique pas que ces derniers s’engagent à payer pendant un an. Il ne détaille pas non plus que des frais s’appliquent en cas de retrait anticipé.
Si les abonnés tentent d’annuler leur souscription, ils sont également tenus d’entrer leur mot de passe et de naviguer à travers de nombreux écrans où ils peuvent se perdre, d’après la FTC. Cité par la BBC, Samuel Levine, directeur du bureau de la protection des consommateurs, souligne ainsi :
Les Américains en ont assez des entreprises qui cachent la vérité lors de la souscription d’un abonnement et qui mettent ensuite des bâtons dans les roues des clients lorsqu’ils tentent de l’annuler.
La réponse d’Adobe
Mis en accusation, Adobe a tenu à réagir par le biais de Dana Rao, avocat général et directeur de la confiance : “Nous sommes transparents en ce qui concerne les conditions de nos contrats d’abonnement et disposons d’une procédure d’annulation simple. Nous réfuterons les allégations de la FTC devant les tribunaux”.
Un dossier qui ne fait donc que commencer et qu’il sera intéressant de suivre sur la durée. Pour rappel, Adobe a opéré un changement de modèle économique en 2012 en passant de la vente de ses logiciels avec utilisation à vie à un système d’abonnement mensuel ou annuel pour ses outils Photoshop, Illustrator, InDesign et d’autres outils indispensables aux créatifs.
Depuis lors, bon nombre d’entre eux pestent, car ils n’ont pas vraiment d’autres choix que de rester abonné et de passer à la caisse tous les mois. Le problème ne s’est d’ailleurs pas arrangé, car Adobe a récemment changé ses conditions d’utilisations et ces dernières ont été critiquées. Certains observateurs ont en effet estimé qu’elles serviraient à autoriser l’entreprise à entraîner ses modèles d’IA sur le travail des utilisateurs.
Ce qu’il faut retenir :
- Un procès a été intenté contre Adobe aux États-Unis
- L’entreprise est accusée de violer les lois de protection des consommateurs notamment via des frais de résiliation cachés
- Une accusation réfutée par la société
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j attendais ça depuis longtemps, quand vous essayez la version pro et vous annulez ensuite vous passez en version normale, les pop up vont vous pourrir la vie sans parler de nombreux bugs… bref de la vrai daube
Ça m’est justement arrivé la semaine dernière quand j’ai voulu résilier un abonnement auquel je n’avais pas souscrit. Ils ont voulu me faire payer des frais de résiliation de 120 €. J’ai Chatté avec leur service client qui ont bien voulu par un beau geste gracieux MDR, annuler mes frais de résiliation et mon abonnement par la même. Tellement déçu, moi qui suis un professionnel de l’image, j’utilise Adobe depuis tant d’années. je n’ai plus confiance.
Sauf que ce procès ne concernant pas l’Europe et sa réglementation, ça ne changera rien malheureusement probablement rien pour nous en France.
A moins que Bruxelles en fasse autant (sûrement en fonction de l’issue du verdict).
Après personnellement, j’avais activé un essai gratuit de leurs version pro, en devant renseigner mes informations bancaires et des que je n’en ai plus eu besoin (c’était pour pouvoir me servir d’une fonction bien précise de façon ponctuelle), je l’ai annulé/résilié et je n’ai eu absolument aucune difficulté à y parvenir et ça m’a pris moins de 2min.
J’ai eu beaucoup plus de mal a quitter Canal+ il y’a quelques années de cà ou encore SFR (j’ai même du poursuivre cet opérateur en justice car malgré le fait qu’ils avaient acté ma résiliation, ils continuaient de prélever tous les mois et m’avaient même menacer par l’intermédiaire d’huissier (vu que j’avais en réaction aux prélèvements qui continuaient malgré la résiliation, supprimer l’autorisation auprès de ma banque)
Le pire c’est qu’en 12 mois, leurs fibre n’a fonctionné que 4 fois 2 à 3 semaines et que leurs techniciens faisaient des fausses signatures pour se faire payer des interventions à domicile pour lesquels ils ne se déplaçaient même pas malgré les RDV fixé par leurs services clients.
Si on creuse un peu on s’aperçoit que les sociétés françaises ne sont pas de reste.
Mais la tendance est bien présente, c’est la même chose pour un logiciel d’architecture. A tel point qu’ils ressortent les rotings (stylo encre de précision), les calques et table dessin.
Le monde merveilleux de l’informatique tourne au cauchemar et a tendance orwellienne. Racket et flicage pour notre bonheur, on peut douter.