En mars dernier, des informations nous étaient parvenus au sujet du projet Instagram Kids. Les équipes du réseau social affirmaient travailler sur une version de l’application plus facilement gérable pour les parents. Un peu à l’image de ce qui se fait sur Messenger Kids ou YouTube Kids, elle permettrait aux enfants de suivre leurs amis et de voir des contenus se rapportant à leurs centres d’intérêts.
Cette idée a été accueillie très froidement aux États-Unis. Ainsi, les procureurs généraux de 44 États viennent de signer une lettre ouverte pour demander à Facebook d’abandonner purement et simplement cette initiative. Ces derniers dirigent les branches judiciaires locales et appartiennent aux partis démocrate et républicains. Dans un pays de plus en plus polarisé, cette quasi unanimité a donc de quoi marquer les esprits.
Facebook s’engage à ne diffuser aucune publicité sur Instagram Kids
Pour étayer leur position, les signataires affirment tout d’abord que « Facebook ne répond pas à un besoin, mais en crée un, car cette plateforme s’adresse principalement aux enfants qui autrement n’auraient pas de compte Instagram. »
Les auteurs estiment également que ces jeunes utilisateurs ne sont pas encore à même de gérer un compte sur le réseau social et qu’ils n’ont pas la compréhension nécessaire de la notion de vie privée et de ce qu’il faut partager ou non avec les autres internautes.
La firme de Mark Zuckerberg est donc prévenue. Ce texte n’a aucune valeur juridique formelle, mais, en la signant, les procureurs généraux montrent qu’ils seront particulièrement vigilants quant au respect des lois protégeant les enfants. Elles imposent notamment des règles très strictes en matière de collecte des données personnelles.
Facebook n’a pas manqué de réagir suite à la publication de ce texte. Cité par The Verge, le géant du web explique tout d’abord que ce projet n’en est qu’à ses débuts. Il ajoute :
Nous convenons que toute expérience que nous développons doit donner la priorité à leur sécurité et à leur vie privée, et nous consulterons des experts en développement de l’enfant, en sécurité des enfants et en santé mentale, et des défenseurs de la vie privée pour nourrir la réflexion. Nous attendons également avec intérêt de travailler avec les législateurs et les régulateurs, y compris les procureurs généraux du pays.
Enfin, l’entreprise promet de ne diffuser aucune publicité dans cette version qui sera réservée aux utilisateurs de moins de 13 ans.
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Peut-être pas du publicité directe, mais certainement des influenceurs, donc le danger est toujours présent