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Pourquoi la mission Osiris-Rex de la NASA est une révolution avec un an de retard ?

La mission Osiris-Rex de la NASA vient de récolter des échantillons sur l’astéroïde Bénou. Une première pour l’agence américaine qui arrive un an trop tard.

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astéroïde terre
© European Space Agency

Mardi 20 octobre, Wasingthon DC, quartier général de la NASA. Tous les regards sont dirigés à 110 millions de kilomètres de là, vers l’astéroïde Bénou, un bout de roche de 500 mètres de diamètre, découvert il y a seulement 20 ans. Pour comprendre l’engouement des scientifiques autour de ce morceau de roche en forme de toupie, il faut remonter au 8 septembre 2016.

Ce jour-là, sur le pas de tir de Cap Canaveral, l’agence américaine s’apprête à faire décoller un lanceur Atlas V avec à son bord la sonde OSIRIS-REx, de la mission éponyme. Une mission qui a pris tout son sens ce mardi, quand la sonde, après avoir tourné autour de l’astéroïde pendant presque deux ans, a entamé sa manœuvre de descente pour prélever quelques centaines de grammes de poussière céleste.

Tout ça pour ça ? Oui 200 ou 300 grammes de poussière peuvent sembler très peu quand on sait que la mission a coûté près de 800 millions de dollars à l’agence spatiale américaine. Mais cette mission est une première pour la NASA. Elle ne va pas analyser ces quelques grammes de poussière depuis sa sonde. Elle va revenir sur Terre avec le précieux trésor, pour que ces bouts de roche puissent être analysés au mieux.

C’était jusqu’à présent le grand problème des analyses de roches spatiales. Les instruments qui équipent les sondes sont bien trop rudimentaires pour pouvoir donner des informations inédites. Or dans cette mission, la NASA se donne les moyens de faire de grandes découvertes sur l’histoire de notre système solaire.

Une « première » historique

Les chercheurs ont donc hâte que la sonde revienne sur Terre, en 2023 pour pouvoir analyser cette matière venue des confins du système solaire. Sauf que cette première a déjà été devancée par l’agence japonaise JAXA. Elle avait lancé en 2014 Hayabusa 2, pour réaliser une mission très similaire. La sonde japonaise s’était alors mise en orbite autour d’un astéroïde, Ryuku.

Ce choix n’était pas anodin, étant de type C, l’astéroïde serait capable d’accueillir des formes de vie micro-organiques à sa surface. Alors l’agence spatiale japonaise a mis les gros moyens. Déploiement d’instruments de mesure et de cartographie au sol, collecte de poussière et de roches à la surface de l’astéroïde, Ryuku livrera tous ses secrets dès le retour de la sonde sur Terre, prévue pour décembre 2020.

Si les deux agences, américaines et japonaises, ont assuré qu’il n’y avait aucune compétition entre elles, difficile de savoir si toutes les données vont vraiment être échangés une fois les deux sondes de retour.

Comprendre la naissance du système solaire

L’objectif de ces missions spatiales autour des astéroïdes est clair. Mieux comprendre les débuts de notre système solaire. Les astéroïdes étudiés ne sont jamais choisis au hasard. Bénou, que la sonde OSIRIS-Rex vient d’amputer d’un peu de poussière provient des confins de notre système, au niveau de la ceinture de Kuiper. Avec le temps, l’astéroïde a refermé son orbite autour du Soleil et s’est rapproché de nous (il nous a même « frôlés » en 2014).

Le net avantage qu’ont les astéroïdes vis-à-vis des planètes ou des différentes lunes du système solaire c’est qu’ils évoluent très peu dans le temps. Leur surface est quasiment identique à celle qu’elle était il y a des centaines de millions d’années lors de leur création.

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