L’intelligence artificielle est de plus en plus utilisée dans les processus de recrutement. C’est particulièrement le cas des outils qui permettent d’effectuer une pré-sélection dans les très nombreux CV reçus. Si ces systèmes automatisés séduisent, ils ne sont pas dénués de défauts comme l’a souligné la Harvard Business School dans une étude récente.
Les auteurs ont tout d’abord constaté qu’une très grande majorité des entreprises figurant dans le classement Fortune 500 (classement des 500 premières sociétés américaines Ndlr) utilisent un système d’intelligence artificielle dans le cadre de leur recrutement.
Les machines reproduisent les préjugés des humains
Les experts notent aussi que ce processus automatisé peut clairement être un obstacle pour certains candidats méritants. Le problème est d’autant plus grave pour ces derniers qui ne peuvent pas obtenir d’explications valables en cas de rejet.
Le constat est flagrant pour la prise en considération des congés et des fameux « trous » sur un CV. Certaines personnes peuvent par exemple cesser de travailler pour mieux se former, ou dans les cas de grossesses, maladies, et autres arrêts imposés. Ici, l’IA ne fait généralement pas dans le détail et peut bloquer purement et simplement des profils qui mériteraient pourtant d’avoir leur chance.
Ces lacunes ont d’ailleurs été clairement identifiées par les entreprises et neuf cadres sur dix interrogés dans cette étude se disent à la recherche de solutions alternatives.
Pour rappel, ce n’est pas la première fois que les outils d’intelligence artificielle sont pointés du doigt en matière de recrutement. Nous vous parlions par exemple en janvier dernier de cette étude menée par des chercheurs de l’Université de Melbourne. Ils se sont rendus compte que les algorithmes ont tendance à reproduire les biais des humains, y compris lorsque les noms des candidats sont supprimés.
Dès lors, les scientifiques demandent qu’un travail d’éducation soit mené auprès des humains, sans quoi leurs préjugés se répercuteront au final sur les machines.
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Une IA ne ferait peut-être pas de favoritisme ou employer le fils de bonne famille ami avec le patron par exemple.
Elle serait impartiale.
L’IA se baserait sur le CV, les compétences et l’expérience et ça une partie de la haute société ne voudrait certainement pas voir un gosse de pauvre (avec tout ce que j’ai énuméré plus haut) commander un gosse de riche.
Ils n’ont jamais mélangés les torchons et les serviettes et ce n’est pas une IA qui pourrait changer ça.