Les mèmes sont-ils bons pour notre santé mentale ? Ils rendent en tout cas la vie bien plus supportable, selon une étude récemment menée par des chercheurs de l’université d’État de Pennsylvanie et de l’université de Californie à Santa Barbara.
Pour rappel, il s’agit d’une image, d’une vidéo, d’un Gif, qui peut être repris et modifié à l’infini par d’autres internautes. Il devient rapidement un phénomène viral et planétaire. Les exemples les plus récents sont sûrement l’utilisation de la figure de bébé Yoda ou encore les photos du « distracted boyfriend ».
Des conséquences sur la façon dont nous consommons les réseaux sociaux
Pour mieux comprendre leurs effets sur le moral des internautes, les scientifiques ont interrogé 748 personnes en ligne. On leur a montré plusieurs types de mèmes assortis de différentes légendes, en leur demandant d’évaluer leur caractère mignon, le niveau d’humour, ainsi que les réactions émotionnelles qu’ils suscitaient en eux. Enfin, ils devaient dire dans quelle mesure cette image leur rappelle la pandémie.
Ils ont alors constaté que ceux qui ont vu des mèmes en lien avec la crise sanitaire ont ressenti moins de stress que les autres participants. Ils se disaient mieux à même de faire face à cette période difficile. Les chercheurs en ont conclu que leur niveau de stress était donc inférieur. Selon NPR, les internautes qui ont regardé des images mignonnes mettant en scène des bébés ou des animaux étaient globalement moins orientés à penser aux côtés sombres de la crise sanitaire.
Ces résultats sont prometteurs selon Jessica Gall Myrick, auteure principale de cette étude. Citée par nos confrères, elle explique :
Alors que l’Organisation mondiale de la santé a recommandé aux gens d’éviter de consommer trop de médias liés au Covid pour le bien de leur santé mentale, notre recherche révèle que les mèmes sur le virus pourraient aider les gens à se sentir plus confiants dans leur capacité à faire face à la pandémie
Elle poursuit : « Cela suggère que tous les médias ne sont pas uniformément mauvais pour la santé mentale et que les gens devraient s’arrêter et faire le point sur le type de médias qu’ils consomment. Si nous sommes tous plus conscients de la façon dont nos comportements, y compris le temps passé à scroller, affectent nos états émotionnels, alors nous serons mieux à même d’utiliser les réseaux sociaux pour nous aider quand nous en avons besoin et pour faire une pause quand ce n’est pas nécessaire. »
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.
