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Les salariés de Microsoft n’ont plus le droit d’utiliser cette IA répandue

Alors que DeepSeek a bouleversé le monde de la tech, Microsoft interdit son utilisation à ses salariés.

Il y a quelques mois, un nouveau concurrent sur le marché de l’intelligence artificielle est venu faire trembler les plus grands. Venu de Chine, le phénomène DeepSeek s’est imposé avec un modèle de langage aussi performant que celui d’OpenAI… À un prix ridiculement bas. Encore inconnue il y a peu, la startup chinoise rivalise aujourd’hui avec des géants de la tech à l’instar de Google et Microsoft et force le respect des experts.

Après avoir tenu des propos élogieux sur DeepSeek en janvier dernier, il semblerait que Microsoft nourrisse maintenant beaucoup d’inquiétudes à l’égard de l’IA chinoise. Si bien que les salariés de Microsoft ont l’interdiction formelle d’utiliser DeepSeek.

Des craintes liées à la sécurité

Si DeepSeek a chamboulé le monde de la tech, de nombreuses controverses entourent le phénomène IA. Si bien que la Corée du Sud a retiré l’app des stores locaux.

Aujourd’hui, c’est le géant Microsoft qui affiche ses inquiétudes concernant DeepSeek. Lors d’une audition au Sénat américain à propos de la compétitivité en intelligence artificielle, Brad Smith, président de la firme, a annoncé que DeepSeek était officiellement interdit aux salariés de Microsoft. Il blâme de sérieux risques liés à la sécurité des données ainsi que la possible diffusion de contenu biaisé par la propagande chinoise.

Effectivement, les données partagées via DeepSteek sont stockées en Chine et c’est bien cette localisation qui inquiète. Selon la loi chinoise, les entreprises locales sont sommées de coopérer avec les agences de renseignement nationales. C’est pour cette raison que Microsoft juge l’utilisation de DeepSeek par ses employés trop risquée. À leurs yeux, des informations potentiellement sensibles concernant l’entreprise pourraient finir par être exploitées par le gouvernement chinois.

Aujourd’hui, l’application DeepSeek n’est plus disponible sur le Microsoft Soft. Pourtant, le géant de la tech a proposé le modèle R1 de l’IA chinoise sur ses plateformes Azure AI Foundry et Github. Si cela peut paraître paradoxal, précisons que cette version de l’IA a été modifiée par les équipes de Microsoft étant donné qu’il s’agit d’un modèle open source, ce qui signifie que n’importe qui peut l’héberger sur ses propres serveurs sans avoir à en référer à l’éditeur d’origine.

La décision d’interdire DeepSeek aux salariés de Microsoft n’est pas anodine. À l’heure où le président des États-Unis, Donald Trump, se montre particulièrement hostile à la Chine et envisageait de prendre des mesures contre cette IA, ce choix de la part de Microsoft semble enfoncer le clou.

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