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Pourquoi les vidéos YouTube ne nous plaisent plus autant qu’avant ?

Voici comment la plateforme a évolué au cours de ces dernières années.

“BOOM””Whoosh”… Vous êtes-vous parfois demandé pourquoi certaines vidéos vues sur TikTok ou YouTube commencent aussi fort et enchaînent extrêmement vite, quitte à vous exaspérer ? Il s’agit d’un concept connu sous le nom de retention editing ou “montage de rétention” qui consiste à tout faire pour retenir le spectateur devant son écran.

Pas une seconde de répit pour le public

De fait, ces types de contenus sont aujourd’hui dominants sur les grandes plateformes et cela dure depuis plusieurs années maintenant. Effets sonores tonitruants, coupes rapides, lumières clignotantes qui attirent l’œil… La peur du zapping a pousé les vidéastes à adopter ces techniques jusqu’à l’excès. Et cette méthode fonctionne extrêmement bien.

Comme le rapportent nos confères de l’ADN, le premier YouTubeur de la planète MrBeast en use et en abuse, ce qui lui permet d’obtenir un taux de rétention de 70 % sur ses vidéos contre 30 à 40 % en moyenne pour les autres créateurs de contenu.

On serait toutefois arrivé à un tournant si l’on en croit un récent article du Washington Post qui s’est penché sur le sujet. De fait, MrBeast lui-même a lancé un appel aux autres YouTubeurs sur X (anciennement Twitter) pour appeler à un changement de style. Il les enjoint à se débarrasser de “l’ère du contenu ultrarapide”.

Il montre l’exemple depuis quelques mois en ralentissant volontairement le rythme de ses vidéos et en misant davantage sur la narration pour “laisser les scènes respirer, et moins crier.” Ces changements ne se feront pas en un jour, car de nombreux vidéastes se sont inspirés de ces pratiques pour gagner en popularité.

De nouveaux formats émergent

Mais si l’on se dirige vers des vidéos plus longues et avec moins d’effets, on peut imaginer d’importants changements dans cet écosystème. On sait en effet que les gros YouTubeurs collaborent avec des services de montage externes, et ces derniers pourraient être impactés, rapporte le média américain.

En France, de nombreux vidéastes ont montré que des contenus très écrits qui racontent une bonne histoire peuvent fonctionner. Ce qui ne les empêche pas de travailler longuement sur la forme, le rythme et la diction. On pense ainsi à des créateurs tels que TheGreatReview, EGO, ou encore Kombo.

De votre côté, ressentez-vous une lassitude devant les contenus basés sur le retention editing, et si oui, souhaitez-vous un changement ? N’hésitez pas à partager votre point de vue dans les commentaires.

Ce qu’il faut retenir :

  • Le formatage des contenus vidéo commence à lasser certains spectateurs, mais aussi les gros vidéastes
  • MrBeast a lancé un appel contre ces pratiques récemment
  • En France, certains YouTubeurs misent de plus en plus sur des contenus longs et cela fonctionne

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Par : Opera
1 commentaire
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  1. “De votre côté, ressentez-vous une lassitude devant les contenus basés sur le “retention editing” ?

    Perso j’aime on n’aime pas au final d’une vidéo comme d’un film : ce sont moins les techniques cinématographiques qui m’importent que la manière dont elles s’accordent au contenu, en symbiose ou pas. Tout est affaire d’harmonie, comme pour la bande-son, il faut que la forme et le fond se mêlent, s’entremêlent, se valorisent mutuellement sans s’exclurent. “Retention editing” peut ou non plaire, on peut envisager aussi, ici un ralentit, là un défilement rapide, on peut inspirer le désir de poursuivre pareillement au premier paragraphe, première page (voire même premier chapitre!) d’un roman, avec des techniques ad-hoc, pourquoi pas : après tout la paresse naturelle n’est jamais mieux titillée que par un préliminaire talentueux 🙂 Tout est affaire de dosage, d’opportunité : ça s’appelle le talent paraît-il.

    Peut-être suis-je trop vague mais perso les principes, dans l’art comme dans la vie, ne me semblent pas être la garantie de la réussite. le “do it by the rules” (suivre les préceptes) évite parfois un échec total mais reste rarement garant d’un succès absolu. Bien sûr il faut des bases mais ensuite, l’art, la création, comme la culture, c’est ce qui reste (à pondre) une fois que l’on a tout oublié, n’est-ce pas ?

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