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Pourquoi les vieux diesels polluants sont toujours aussi populaires ?

Malgré toutes les décisions prises pour s’en débarrasser, le marché des véhicules à moteur diesel respire toujours.

  • Les ventes de véhicules diesels neufs en France ne représentent que 10,9% de part du marché en ce milieu d’année 2023.
  • Sur le marché de l’occasion, les ventes de diesels représentent plus de la moitié des transactions.
  • Peu de Français envisagent le passage à l’électrique.

Alors que les constructeurs rivalisent d’ingéniosité pour proposer des modèles électriques attrayants ou encore, des modèles aux carburants prometteurs comme BMW et l’hydrogène, les vieux diesels sont toujours aussi populaires.

Des ventes qui s’écroulent

Alors que les véhicules aux moteurs diesels ont longtemps été les plus populaires en France, les ventes dans le marché du neuf sont actuellement en train de s’effondrer. Quand on regarde de près le marché de l’automobile français, la vente de diesels neufs ne présente plus que 10.9% dans l’ensemble.

Il faut se le dire, l’État cherche à se débarrasser de ces véhicules considérés comme les plus polluants, dans le cadre de la transition écologique. Entre les zones à faible émission qui se multiplient en interdisant le passage à l’aide de la fameuse vignette Crit’Air et les malus en cas d’achat d’un véhicule polluant, rien de plus logique que de constater la chute des ventes de diesels neufs.

Comment expliquer les immatriculations en augmentation ?

Si plus personne ne veut des diesels, comment expliquer que selon la Plateforme automobile, ce type de véhicule a connu un grand nombre d’immatriculations encore cette année ? C’est très simple en réalité, le marché de l’occasion raffole des diesels, qui représentent plus de la moitié des transactions dans le milieu.

prix diesel geste macron
© Unsplash / Jennifer Latuperisa

Après des montées délirantes des tarifs des carburants ces derniers mois, les usagers de la route commencent à pouvoir souffler un peu avec un gazole qui se situe en moyenne à 1,67 euro dans l’Hexagone. Un tarif bien inférieur à celui de l’essence, en moyenne à 1,80 euro pour le SP95.

Une transition écologique soutenue par les classes supérieures

En janvier 2022, le parc automobile français était constitué de 55,2% de véhicules diesel. Il n’est donc absolument pas surprenant que ceux-ci constituent aussi une très grande part du marché de l’occasion actuel. Les véhicules représentant une grosse dépense souvent obligatoire pour de nombreux ménages français, beaucoup de facteurs influent sur leur capacité à s’équiper de véhicules peu polluants.

Alors que le pouvoir d’achat des Français ne cesse de reculer, il est souvent impensable pour eux de se procurer un véhicule neuf, encore moins un véhicule électrique. Malgré les bonus écologiques délivrés par l’État pour l’achat d’un VE, les conditions d’accès sont trop restrictives. Les tarifs des véhicules électriques étant encore bien supérieurs à ceux des véhicules thermiques, il est donc impossible pour les Français de s’équiper à l’heure actuelle.

Dacia Spring
© Dacia

Prenons l’exemple d’un Dacia Spring, le VE le plus accessible du marché actuellement. Celui-ci est à un tarif plutôt raisonnable de 20 800 euros, seulement, ses 230 km et ses 45 chevaux (oui vous avez bien lu, il existe encore des voitures neuves de 45 chevaux en 2023) ne donnent pas particulièrement envie de sauter le pas quand on compare ça à un véhicule diesel à tarif équivalent. Il est plus simple d’avoir une conscience écologique quand on a les moyens d’acheter/louer de coûteux modèles électriques…

Des idées préconçues qui ont la vie dure

Pour beaucoup de français, le diesel reste le moteur le plus économique pour les “gros rouleurs”, celui qui est donc plus économique en carburant sur les longues distances, mais aussi moins cher à la pompe. La révolution de l’automobile électrique soulève encore beaucoup de questionnement parmi les automobilistes français, ceux-ci étaient seulement 15% à envisager l’achat d’un véhicule électrique neuf. Il faudra donc encore beaucoup de temps et d’arguments à l’État ainsi qu’aux constructeurs automobiles avant de convaincre les irréductibles Gaulois diésélistes.

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4 commentaires
4 commentaires
  1. On va interdire tout les véhicules thermiques neufs(en 2035, côté “urgence” climatique on est pas trop pressé hein…), mais pas les diesels neufs avant, cherchez la logique…
    De plus, l’attrait économique d’une électrique risque de ne pas durer, les taxes sur le carburant sont beaucoup trop importantes pour l’état pour simplement s’en débarrasser, si le parc automobile français devient électrique, ils devront bien taxer autre chose.

  2. Tout simplement PQ si ils n’étaient pas polluant à l’époque (euro4-5) ils ne le sont pas devenus tout seul mais sur simple décision politique suffit de baisser le seuil. Ensuite la fiabilité inégalable puis vient évidemment le portefeuille et désolé mais le salaire médian en France c’est 1800€ pas 5000€ donc les tesla BMW Audi hein… Bref vive le diesel

    1. Les mazout n’étaient pas polluants à l’époque !!!! C’est une blague ??
      Ces moteurs de tracteur ont toujours pollué, fumé, pué…. Ça n’a pas changé !!! Et grâce au dieselgate, on a mis en évidence la tricherie, la tromperie des constructeurs quant aux vrais rejets… Ces mazout sont une hérésie et leur extinction sera un vrai bol d’air…. En ville, les piétons, les enfants, les cyclistes, les joggers et nos petits poumons nous remercieront de ne plus respirer ces odeurs nauséabondes de mazout….
      Adios et bon débarras….

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