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Pourquoi « slop » est-il le mot de l’année chez les Américains ?

Ce nouveau terme entre dans un dictionnaire très réputé aux États-Unis.

Connaissez-vous le terme slop ? Si tel n’est pas le cas, ce qui suit devrait vous intéresser, car ce mot désigne une tendance qui nous concerne tous en ligne. À tel point que le célèbre dictionnaire Merriam-Webster a même décidé d’en faire son mot de l’année 2025.

Il le définit ainsi comme un « contenu numérique de faible qualité, généralement produit en grande quantité grâce à l’intelligence artificielle ». Le dictionnaire précise : « À l’instar de slime, sludge et muck, slop évoque quelque chose d’humide qu’on n’a pas envie de toucher. Le slop s’infiltre partout ».

Le ton général évoque une inclinaison plus moqueuse que craintive à l’égard de cette technologie. Et pour cause, le terme slop était jadis surtout employé pour désigner un « produit de peu de valeur » ou des « déchets alimentaires donnés aux animaux ».

Cité par TechCrunch, Greg Barlow, président de Merriam-Webster, explique ce choix : « C’est un mot tellement parlant. L’intelligence artificielle (IA) fait partie des technologies transformatrices et suscite à la fois fascination, agacement et un brin de ridicule. »

Polémique dans l’industrie musicale

De fait, un important changement s’est produit cette année. À ses débuts, l’IA générative se déclinait principalement sous forme de textes ou d’images. Les lancements de Sora d’OpenAI, Veo de Google ou Vibes de Meta ont clairement changé la donne. Les internautes sont désormais inondés de contenus divers allant des publicités générées par IA, à des livres, en passant par des podcasts.

Face à cette déferlante, certains observateurs parlent « d’économie du contenu de piètre qualité ». Sur ce volet, la polémique a notamment enflé sur Spotify après que The Velvet Sundown a cumulé plus d’un million d’auditeurs mensuels sont avoir indiqué que ses chansons étaient produites à l’aide de l’IA.

Il a par la suite précisé sur sa page de présentation qu’il s’agissait d’un « produit de musique synthétique ». Le géant du streaming a finalement annoncé avoir dû retirer plus de 75 millions de titres générés par IA et qualifiés de « spam » tout en modifiant son règlement pour mieux protéger les artistes.

Il est intéressant de noter que le terme spam a connu un passé similaire. Ce mot a été peu à peu généralisé afin de faire comprendre au public à quel point les messages frauduleux et indésirables pouvaient être néfastes. Reste à voir s’il en ira de même pour celui de slop.

De votre côté, avez-vous constaté ce slop massif sur Internet et qu’en pensez-vous ? N’hésitez pas à partager votre point de vue dans les commentaires.

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