Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on ne l’avait pas vu venir. Alors que ce mois de juin est très chargé au niveau des sorties série (The Boys, House of the Dragon, ou encore The Acolyte), Apple TV+ a choisi de dégainer Présumé innocent, sa nouvelle fiction avec Jake Gyllenhaal. J’ai adoré le début de cette production adaptée du livre éponyme sorti en 1987. Ce dernier avait déjà été porté à l’écran dans un film d’Alan J. Pakula avec Harrison Ford.
Une histoire très prenante
Nous suivons le quotidien de Rusty Sabich (Jake Gyllenhaal) qui est le procureur adjoint en chef de Chicago et officie sous les ordres de Raymond Horgan (Bill Camp). Tout va pour le mieux dans sa vie et il file le parfait amour avec son épouse Barbara, interprétée par Ruth Negga.
Mais tout bascule avec l’assassinat Carolyn Polhemus (Renate Reinsve), une autre étoile montante du bureau du procureur. L’affaire est confiée à Rusty, mais on apprend très vite que ce dernier avait noué une relation amoureuse torride avec la défunte. Rapidement, ce dernier, qui connaît à merveille les arcanes judiciaires, devient donc le coupable idéal, tandis que son couple se met à battre de l’aile.
Je ne me suis clairement pas ennuyé une seule seconde au cours de ces deux premiers épisodes admirablement écrits. L’intrigue s’épaissit même au fil du temps de nouveaux personnages et surprend tous ceux qui connaissent déjà l’histoire originale. J’ai aussi apprécié de voir ces luttes de pouvoir internes au sein du pouvoir judiciaire et les enjeux politiques omniprésents (les procureurs sont élus au suffrage universel aux États-Unis).
Un casting parfait
La grande force de Présumé innocent réside également dans sa distribution excellente. Je pense bien sûr à Jake Gyllenhaal parfait dans son rôle. On retrouve chez lui cette abnégation teintée de tristesse et ses petits yeux tristes qu’il arborait déjà dans Zodiac et Prisoners.
Mention spéciale également à Ruth Negga qui brille particulièrement dans le rôle de Barbara Sabich. Elle tente tant bien que mal de maintenir cette unité familiale qui se dérobe progressivment. Cette femme traverse des émotions très contradictoires et elle transmet sa douleur à travers l’écran.
C’est peu dire que j’attends la suite de ce thriller extrêmement bien ficelé. David E. Kelley (Big Little Lies, Ally McBeal), le créateur de la série, va-t-il réussir à nous surprendre en proposant une version vraiment revisitée de l’histoire originale ? Réponse fin juillet.
Si vous avez déjà pu voir le début de la série Présumé innocent sur Apple TV+, partagez-vous mon enthousiasme ? N’hésitez pas à donner votre point de vue dans les commentaires.
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