Principe de précaution et progrès technologique…

Régulièrement des associations de riverains de quartiers s’élèvent contre l’installation d’antennes-relais de téléphonie GSM à proximité de leur lieu de vie. Mêmes citoyens qui utilisent quotidiennement leur téléphone portable (certainement beaucoup plus que je ne le fais moi-même). Je crois que nous sommes tous d’accord pour observer une certaine vigilance sur ce type d’installation, car

Régulièrement des associations de riverains de quartiers s’élèvent contre l’installation d’antennes-relais de téléphonie GSM à proximité de leur lieu de vie.
Mêmes citoyens qui utilisent quotidiennement leur téléphone portable (certainement beaucoup plus que je ne le fais moi-même).
Je crois que nous sommes tous d’accord pour observer une certaine vigilance sur ce type d’installation, car on ne connait pas réellement leur degré de nocivité pour le voisinnage immédiat. Il ne s’agirait pas de se retrouver dans quelques dizaines d’années avec un désastre sanitaire de type « amiante ». Mais devons-nous pour autant refuser systématiquement tout progrès au nom du sacro-saint principe de précaution ?
La frontière est fine entre aspect pratique et préservation de la santé publique. J’en ai encore eu l’illustration cette semaine près de chez moi et je suis directement concerné, et ce à double-titre : mon fils de 8 ans est scolarisé dans une école près de laquelle viennent d’être installées deux antennes-relais GSM. Par conséquent, par souci de préserver la santé de mon enfant, je devrais être contre l’installation de cette antenne. Mais en même temps, je travaille fréquemment chez moi à proximité également de ces installations, et je maudis depuis des années le réseau Orange GSM qui ne passe pas dans cette zone (pourtant très résidentielle au coeur de la deuxième ville de France), car je suis fréquemment injoignable, ce qui peut m’être très préjudiciable en terme d’activité professionnelle. Par conséquent, de ce point de vue je devrais être pour l’installation de cette antenne qui va certainement me sortir enfin de cette zone blanche de non-réception qui me fait régulièrement rater des contacts depuis de nombreuses années.
Donc en gros, c’est une mauvaise nouvelle pour une bonne nouvelle. D’autant qu’avec le développement exponentiel des services multimédia mobiles, nous n’utilisons plus notre téléphone portable uniquement pour téléphoner, mais également pour récupérer et lire nos emails, surfer sur le web, télécharger des fichiers (son, vidéo), et même maintenant regarder la TV…
Vous voyez la problématique ? Que faut-il faire ? Pas si simple de trancher comme ça…


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2 commentaires

  1. Pourquoi être contre un relais, du moment qu’il n’est pas sur le toit de l’école, avec une classe juste en dessous. Idem avec un immeuble d’habitation. Il ne s’agit pas de refuser le progès, mais d’éviter de placer ce genre d’antenne juste au dessus d’un étage d’habitation..

  2. Vu comme ça ok, mais je ne suis pas certain que le public soit réellement informé de ces subtilités techniques. Dans mon cas, les antennes sont posées dans une rue jouxtant l’école,

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