Donald Tump n’y est pas allé par quatre chemins en début de semaine. Pour lui, le bannissement de TikTok aux Etats-Unis fait bien partie des options de la Maison Blanche pour « punir » la Chine de la pandémie de Coronavirus. Ces propos sont d’autant plus alarmants pour le réseau social que l’Inde a déjà fait part de son intention d’interdire la plateforme sur son territoire la semaine dernière.
Les nuages s’accumulent et cette situation semble justement profiter à Byte, un concurrent direct de TikTok sur le créneau des vidéos courtes et virales. Scott Nover, journaliste à AdWeek, a remarqué un phénomène intéressant. L’application a été téléchargée plus de 622 000 fois le 9 juillet dernier, dans la foulée des propos du Secrétaire d’État américain Mike Pompeo, également très critique de TikTok.
https://twitter.com/ScottNover/status/1281683781502545923
Byte rémunère certains créateurs de contenus pour se frayer un chemin
Il s’agit donc d’un vrai regain de popularité pour le réseau social officiellement lancé en début d’année par Dom Hofmann, le co-fondateur de Vine. Cette arrivée serait en grande partie le fait de jeunes issus de la génération Z (personnes nées à partir de 1995). Or, on sait que c’est traditionnellement le cœur de cible de TikTok.
Des petites guéguerres entre ces nouveaux venus et les utilisateurs de Byte plus anciens ont d’ailleurs été rapportées. Pour résumer, les plus jeunes demandent aux “millenials” de quitter l’application.
Il reste à voir si ce regain de popularité se poursuit sur la durée ou s’il ne s’agissait que d’un feu de paille. L’attitude du gouvernement américain sera à cet égard primordiale.
Pour rappel, Byte tente de se frayer un chemin sur ce marché déjà très encombré en mettant en place un programme de rémunération des créateurs. L’idée est de les fidéliser et d’attirer grâce à eux un public plus large. Dom Hofmann espère aussi que l’accompagnement de vidéastes reconnus sera un gage de sérieux pour les annonceurs.
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