L’adversaire de l’humanité pour ce XXIe siècle est et sera le réchauffement climatique. Causant déjà la mort de 24 000 personnes lors de cet été 2025 en Europe, les conséquences de ce dérèglement climatique sont tout bonnement apocalyptiques.
Pour limiter les choses, les politiques assurent prendre des mesures. L’un de leurs sujets favoris c’est la production d’énergie « fossiles » à partir de source très polluante comme le pétrole, le gaz ou le charbon. Bon marché, cette énergie est néanmoins très polluante.
Pour Derik Broekhoff, climatologue au sein de l’Institut de l’environnement de Stockholm (SEI), et coauteur d’une étude sur le sujet « les gouvernements, au total, prévoient de produire beaucoup plus d’énergies fossiles que ce qui serait cohérent avec une limitation du réchauffement mondial entre 1,5 °C et 2 °C. »
Entre promesses et réalité
Les gouvernements du monde entier se sont engagés, à Paris, en 2015, à limiter le réchauffement climatique à 2 °C (à l’époque on parlait même de rester sous les 1,5 °C, une hypothèse irréaliste aujourd’hui). Alors pour tenir ces engagements, il faut considérablement changer notre façon de produire de l’énergie.
Dans son rapport sur le sujet, l’institut international du développement durable juge que la production d’énergies fossiles est « 77 % trop élevée » par rapport au taux maximal recommandé par les scientifiques. Pire encore, les choses ne vont pas dans le bon sens.
Sur les 20 plus grands producteurs d’énergies fossiles du monde, 17 ont prévu d’augmenter significativement la quantité d’énergie fossile produite. En 2030, la production de pétrole, gaz et charbon devrait représenter 120 % des taux autorisés par les instances en charge de limiter le réchauffement climatique.
De faux discours pour un vrai drame
Face à ce constat, les climatologues sont unanimes : l’humanité fonce dans le mur, et elle accélère dans la dernière ligne droite. Alors que le monde scientifique sait pertinemment que l’impact sera d’une violence inouïe, notre société ne compte pas se sacrifier pour les générations suivantes.
La Terre devrait donc, selon les dernières prévisions, connaître un réchauffement de 4 °C d’ici la fin du siècle. Avec une telle hausse de la température moyenne, le niveau des océans devrait augmenter de plusieurs mètres. Conséquence directe, des villes comme New York, Sydney, Bordeaux, Rouen ou certains arrondissements parisiens devraient se retrouver la tête sous l’eau, littéralement.
Dans le Pacifique, des pays entiers devraient disparaître. C’est le cas de l’archipel des Kiribati. Les Maldives, pays le plus plat au monde (avec un point culminant à 9 mètres au-dessus de la mer) sont directement concernés.
À l’échelle mondiale 216 millions de personnes vont devoir déménager à cause du réchauffement climatique. Une migration qui touchera massivement les pays du Sud, mais pas que. En France, entre 8 et 15 % de la population devra déménager d’ici 2050.
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