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Quand Elon Musk censure à sa façon le New York Times

Encore une fois, Elon Musk va trop loin, ce qui semble être une constante ces temps-ci.

  • Elon a encore une fois été épinglé pour une pratique semblable à la censure.
  • Lui qui se dit grand défenseur de la liberté d’expression montre son mépris pour la concurrence, ainsi que la liberté de la presse.
  • Au travers de X (ou Twitter), celui-ci a mis en place un délai de 5 secondes de chargement sur certains organes de presse afin de limiter leur trafic, et donc, leurs revenus publicitaires.

Que se passe-t-il encore sur X (anciennement Twitter), qui va de nouveau faire polémique ? Son nouveau CEO Elon Musk ferait absolument tout pour faire les gros titres, et cette fois encore, c’est pour une raison des plus problématique.

Sa guéguerre avec Mark Zuckerberg n’en finit plus, celui-ci souhaitait en venir aux mains, sans même que le match ne soit encadré. Encore une fois, Elon s’arroge un pouvoir qu’il ne devrait probablement pas avoir, étant donné l’information du jour le concernant.

“La liberté d’expression est le fondement d’une démocratie qui fonctionne”

Le rachat de Twitter par Musk avait fait grand bruit à l’époque. Le patron de Tesla avait signalé être un grand défenseur de la liberté d’expression en déclarant notamment :

“La liberté d’expression est le fondement d’une démocratie qui fonctionne, et Twitter est la place publique numérique où sont débattues des questions vitales pour l’avenir de l’humanité”

En effet, Twitter a toujours été un puissant moyen de communication, et Musk l’avait bien compris. Donald Trump, ancien président américain, en avait fait son moyen de communication favori, avant d’être banni de la plateforme. On ne pouvait que se questionner à propos de la légitimité de la plateforme, qui a suspendu le compte du Président des États-Unis d’Amérique comme un malpropre. N’était-elle pas devenue une entité ayant trop de pouvoir ? La direction de la société pouvant ainsi contrôler les mouvances politiques et la parole. C’est ce contre quoi Elon avait promis de se battre, jusqu’à ce que tout ça tourne en eau de boudin, comme on en à l’habitude avec l’homme le plus riche du monde.

Celui qui voulait libérer la parole met en place la censure

Les pratiques antilibertés de la presse d’Elon Musk ont rapidement été épinglées, car celui-ci avait suspendu les comptes Twitter des journalistes qui lui déplaisait en décembre de l’année dernière, et ce de façon complètement arbitraire. Il avait ensuite fait voter les utilisateurs de Twitter afin de savoir si celui-ci devait lever la suspension, un moyen de prétendre défendre la démocratie.

Musk utilise la technologie pour sortir la concurrence de la lumière

Encore une fois, on sait tous très bien que le CEO de X ne supporte pas les réseaux sociaux concurrents que sont ceux de Marck Zuckerberg, CEO de Meta. Dans une information parue dans le Washington Post, il a été découvert que Musk utilisait une technique spécifique pour atténuer le trafic de The New York Times, Instagram, Facebook, Bluesky, Threads, Reuters et Substack. Je pense que personne ici ne sera étonné de savoir que ce sont des plateformes d’expression qu’Elon avait publiquement critiquées auparavant. Pour réduire leur trafic et donc automatiquement leurs revenus publicitaires, Musk a mis en place un délai de 5 secondes avant de pouvoir accéder à ses plateformes au travers d’un lien posté sur Twitter (ou X désormais). Seulement, un tel délai peut avoir des conséquences désastreuses, les internautes impatients que nous sommes ayant trop peu de patience pour attendre le chargement aussi long d’une page web. Sans surprise, le site de Fox News qui est souvent qualifié de propagande d’extrême droite par les Américains ne subit pas ce genre de problème.

Oups, capté !

Elon Musk
© SpaceX

Apparemment, depuis que la combine d’Elon a été découverte et mise en avant, X a fait machine arrière en enlevant cette limite arbitraire. Il n’y a pas à dire, le patron de Tesla est vraiment en roue libre en ce moment. Seulement, en singularisant et en pénalisant des organes de presse, celui-ci risque fortement de s’attirer les foudres des différents gouvernements. Comme à son habitude, l’homme le plus riche du monde n’en fait qu’à sa tête, en jouant à un jeu dangereux.

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Par : Instagram, Inc.
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3 commentaires
3 commentaires
  1. C’est son droit, il a payé 44 Milliards pour cela. Personne n’oblige les gens à aller sur le ramassis qu’est devenu twitter depuis ce rachat, et ils peuvent aller directement sur les sites…

  2. La censure ça consiste à supprimer des comptes ou supprimer des articles qui déplaisent (ce que faisait abondamment Twitter et que continue à faire YouTube par exemple)… Que je sache, ce n’est pas de ça dont il s’agit avec cette affaire !
    Le jeu d’E.Musk consistait à entraver la concurrence à partir de Twitter, c’est pas très réglo, mais ce n’est pas de la censure (comme en France avec le blocage de RT par ex), les sites en question etaient toujours accessibles et on peut bien sûr y accéder directement par ailleurs…

  3. Elon Musk n’est pas un Saint, très loin de là, mais il a appris des meilleurs / pires libéraux passés et en activité.
    Conséquence:
    Il a plus de créativité tous azimuts en moins d’un an (par exemple) que toutes les pleureuses actuelles n’en ont eu depuis 50 ans et plus encore !
    Oui, c’est son droit. Point final et c’est non négociable.
    Comment disent les pleureuses quand elles ont le pouvoir déjà ?
    Ah oui:
    – “La vie n’est pas fair-play.”
    – “Je n’ai pas vocation à faire du social.”
    – “Ce n’est pas personnel, tu comprends j’espère ? C’est juste les affaires.”
    Eh bien maintenant c’est leur tour. Et là, ça pleure et ça appelle leur Maman !
    Les pleureuses, quel effet cela fait-il de se voir dans un miroir ?

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