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Fintech

Quand la banque traditionnelle se met au numérique (est-ce trop tard ?)

Aujourd’hui, 68% des banques de réseau offrent la possibilité d’ouvrir un compte en ligne.

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© BforBank

Le paysage bancaire français est bouleversé par l’arrivée des néo-banques, ces établissements dits « de la troisième génération ». Après les banques de réseau et les banques en ligne, ces derniers s’invitent sur un marché pourtant déjà saturé.

Cela ne leur empêche pas de croquer des parts de marché grâce à des produits bancaires qui correspondent mieux aux attentes des clients. Le digital est un élément essentiel de la stratégie des néo-banques – ce à quoi les banques traditionnelles essaient tant bien que mal de répondre.

Les banques de réseau en « transformation »

Entre N26 qui recense 1 million de clients, Lydia qui en compte 3 millions ou encore Boursorama qui vient de franchir 2 millions, la banque traditionnelle n’a plus le choix : elle doit s’adapter. Comme on peut le voir dans la dernière étude D-Rating en matière de performance numérique, cette dernière a encore fait de réels efforts sur l’année écoulée.

Aujourd’hui, ce sont 68% des banques de réseau qui permettent d’ouvrir un compte à distance, sur internet. Certes, on est encore loin des pure-players web comme N26 ou Revolut – dont le parcours est entièrement dématérialisé – mais cela s’améliore chaque année un peu. A titre de comparaison, elles n’étaient que 39% à offrir une ouverture de compte sur internet en 2017 – les efforts sont remarqués.

Cela ne fait toutefois pas de ces banques de réseau des champions du digital. Le baromètre D-Rating les positionne toujours dans la catégorie « Digital Transformer », loin des « Digital Performer » – et même très loin des « Digital Champions », une catégorie dans laquelle on retrouve bon nombre de néo-banques. BNP Paribas en est le chef de file avec une note de BBB+, suivi de près par le groupe BPCE et Crédit Agricole.

« des progrès sont prévisibles »

Dans le rapport publié par D-Rating, les critères de notations sont affichés de manière transparente : expérience client, intensité de l’usage des applications / sites, et digitalisation des agences sont trois paramètres essentiels pour juger de la qualité des banques en matière de numérique.

L’agence de notation est optimiste pour BNP Paribas, BPCE et Crédit Agricole : « Des progrès sont prévisibles pour ces trois groupes pour la période à venir. Leur performance en matière d’expérience client se rapproche (voire dépasse, sur certains aspects) les meilleurs standards des néo-banques ». Elle rajoute : «Les principales banques de réseau se mettent progressivement au niveau des banques en ligne de première génération et des néo-banques pour la qualité des parcours clients offerts par leurs sites et application ».

Si BNP Paribas (notre avis Hello bank! est ici) est donc le champion parmi les banques de réseau, son grand rival Société Générale offre une performance très variable selon ses filiales : « Le groupe Société Générale est pénalisé par la faible performance digitale de Crédit du Nord mais bénéficie d’un score élevé de Boursorama Banque en matière d’expérience client ».

L’agence de notation reste toutefois assez optimiste dans la capacité de ces banques de réseau à améliorer encore les performances pour retenir leurs clients, et même les fidéliser. Le risque ne viendra pas de la seconde génération de banques – les banques en ligne – qui appartiennent aujourd’hui toutes à ces groupes bancaires traditionnels.

Ces deux types d’acteurs ont toutefois un avantage supplémentaire par rapport à des néo-banques : celui d’avoir une gamme de produits complète qui va de la carte bancaire en passant par les crédits ou l’épargne. Développer une offre complète de produits, ce sera tout l’enjeu des néo-banques pour conserver sa popularité dans les années à venir.

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