Quand un assureur joue les éditeurs de jeux vidéo !

Dans le cadre de sa nouvelle campagne de communication, Cetelem vient tout juste de lancer un film publicitaire largement inspiré des codes du « Péplum ». En plus de promouvoir les offres épargne et assurance de la marque, cette vidéo fait office de prélude à un nouveau dispositif d’advergaming accessible depuis le 23 janvier sur Facebook . Baptisé « Game of the Greens 2 : Le Secret de la Montagne » il s’agit du prolongement de « Game of the Green » premier du nom, sorte de Shoot’em up diffusé courant 2011.

Lorsque l’on vous parle d’advergaming, les constructeurs automobiles reviennent très souvent sur le devant de la scène. Le  géant japonais Nissan ne déroge pas à la règle avec son dernier advergame « QStreet » basé sur l’API Google Street et destiné à promouvoir le déjà célèbre Qashqai .

Malgré tout, cette approche publicitaire n’en reste pas moins appropriée à de nombreux domaines y compris celui des banques et assurances. Un secteur a priori peu compatible avec celui du jeu tant il affiche une image stricte et froide, en contradiction avec l’esprit de détente du jeu.

Pourtant quelques cas d’école sont issues du milieu bancaire à l’image d’ « Ace Manager» orchestré en interne par la BNP Paribas dans le but de recruter de jeunes talents à l’aide d’une mécanique de gamification .

L’assureur Cetelem longtemps « ringardisé » suite à  des prises de paroles publicitaires que je qualifierais de « particulières », a su se réinventer avec son agence TBWA Paris, initiatrice de l’homme post-it et de la célèbre base-line « Il ne suffit pas de ressembler à Cetelem pour faire du Cetelem ». C’est surtout sur internet que la marque a su se faire remarquer avec des vidéos virales et une politique de Community Management intéressante – pour un acteur du milieu financier.  En décembre 2010 déjà, elle lançait « La Love Care » un jeu permettant de personnaliser une voiture avec une multitude d’accessoires, à l’intérieur et à l’extérieur, à l’image de l’émission Pimp my Ride, puis de la gagner.

Cetelem scénarise sa dernière campagne en combinant vidéo publicitaire et jeu vidéo

Dans le cadre de sa nouvelle campagne de communication, Cetelem vient tout juste de  lancer un film publicitaire largement inspiré des codes du « Péplum ». En plus de promouvoir les offres épargne et assurance de la marque, cette vidéo fait office de prélude à un nouveau dispositif d’advergaming accessible depuis le 23 janvier sur Facebook . Baptisé « Game of the Greens 2 : Le Secret de la Montagne » il s’agit du prolongement de « Game of the Green » premier du nom, sorte de Shoot’em up diffusé courant 2011.

En se rendant sur la page Facebook de la marque, on ne peut que saluer le rendu plutôt attractif, dynamisé par  des personnages attachants et modélisés en 3D, à l’image des protagonistes de la publicité. Le travail de longue haleine de Cetelem – consistant à immiscer l’homme post-it et sa bande de sosies dans la vie des français – aura permis de créer un univers en parfait décalage avec le métier de la marque et donc de pouvoir se positionner aujourd’hui comme une marque divertissante. Un atout pour créer de l’affecte et recruter de nouveaux clients.

La partie gameplay du jeu ne fait que confirmer mes dires, puisque ce social game en 3D est vraiment prenant grâce à sa combinaison de sauts d’obstacles et collecte de pièces. Il énumère également de belles promesses en proposant des lots prestigieux; de quoi préserver le contact avec le joueur .

Ainsi ceux-ci pourront gagner des places pour des événements sportifs (Roland Garros, Top 14, Coupe de la Ligue 2012), des concerts (Red Hot Chili Peppers, Coldplay, Johnny Hallyday…), ou encore des cadeaux à l’effigie de Credito (peluches, mugs, fonds d’écran). Ils pourront également participer au tirage au sort qui se tiendra début mars pour tenter de gagner 5 000 €, à placer éventuellement sur un compte épargne Cetelem !?

L’advergame possède cette capacité à maintenir l’attention du public et c’est d’autant plus le cas ici avec la notion de gain largement mise en avant par Cetelem, accentuant l’envie de tenter et retenter l’aventure pour maximiser ses chances de gagner.

Outre l’univers créé par TBWA, il faut avouer que la scénarisation de la campagne est plutôt maline – sans nécessité d’importants investissements.  Difficile de parler de Transmedia, mais avec l’usage d’un autre support à caractère interactif et apportant du contenu scénaristique additionnel, ce storytelling aurait certainement gagné en intérêt.

Pour conclure, Cetelem prouve qu’adopter un discours de rupture s’applique aussi bien aux produits de grandes consommations qu’aux produits d’épargne et assurance et qu’il est possible de divertir le joueur tout en répondant à des objectifs commerciaux.


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6 commentaires

  1. Pour une fois qu’un advergame est intéressant, il faut le souligner.
    Le mécanisme de jeu est prenant, dommage que les pièces ne soient pas utiles pour le lancer de roue.
    Le gros problème c’est que beaucoup de marques hésitent entre game agency et agence de communication pour réaliser un advergame. Donc soit le jeu n’a aucun mécanisme de jeu, mais il est beau. Soit, le jeu est moins beau, mais il est réussi.

    Cetelem semble avoir réussi à trouver un bon compromis.

  2. Oui, à l’origine il s’agit d’un organisme de crédit mais la tentation est souvent grande de proposer des produits d’assurance en complément. Sinon, le concept et l’idée sont sympas, le rendu aussi.
    C’est positif pour recruter de nouveau clients. Reste que ça ne pourra jamais empêcher les clients de juger l’assureur sur son efficacité lors de futurs sinistres. En tant que prospect, je n’ai pas une super image de Cetelem.

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