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Quand YouTube pensait révolutionner son business model

En 2017, YouTube a failli tout changer et notamment la manière dont la plateforme rémunère ses créateurs, mais le PDG avait finalement dit non à ce projet. Une petite explication s’impose…

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© YouTube

L’engagement plutôt que la publicité

C’est un dossier très particulier sur lequel a mis la main le site américain Business Insider. On y découvre qu’en 2017, YouTube a failli connaître une petite révolution économique. L’idée alors mise en avant dans le plan était de rémunérer les créateurs sur l’engagement de ceux qui visionnent leurs vidéos, en lieu et place d’une logique purement publicitaire à l’heure actuelle.

Le projet, connu sous le nom de « Project Bean » ou « Boil the Ocean », aurait été développé pendant un an par des ingénieurs de YouTube. C’est finalement Sundar Pichai, le big boss de Google qui a pris la décision d’y mettre fin, craignant que cela ne cause trop de problèmes. Quand on sait certains des problèmes rencontrés par la plateforme encore très récemment avec Notre-Dame de Paris, et surtout la volonté affichée de favoriser désormais les contenus de qualité, on peut tout de même penser que le coche a été raté à l’époque.

Trois piliers pour YouTube

La volonté de YouTube était donc de s’appuyer sur des éléments différents pour financer les créateurs de la plateforme. De sortir de la logique, « vous nous rapportez tel montant, on vous en donne un pourcentage« . L’idée était de mesurer comment le contenu apportait de nouveaux utilisateurs, les gardait connectés et même les transformait en fans fidèles. Une logique résumée sous le slogan « attract, engage and retain » (attirer, engager et retenir).

L’échec de ce plan montre aussi la difficulté de YouTube à sortir de ses problèmes actuels et de sa dépendance à l’égard des « must-watch », ces vidéos recommandées qui causent à l’heure actuelle de nombreuses dérives. La dépendance à l’algorithme est encore très (trop) forte. A l’époque, l’entreprise ignorait les avertissements sur la présence de contenu toxique. Paradoxalement, l’effet de ce plan aurait pu améliorer ou rendre pire la situation. Mais on ne le saura pas désormais…

Pour YouTube, cela aurait été la troisième grande évolution, après deux bouleversements massifs par le passé pour favoriser les usages mobiles et les abonnements.

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