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Une quantité gigantesque de CO2 a été relâchée dans le ciel en Australie

Situation catastrophique pour l’Australie cette année. Les feux de brousse ont été particulièrement nombreux, alertant sur le climat.

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Australie CO2
© Unsplash / Matt Palmer

Cette année, l’Australie connaît l’une de ses pires saisons estivales. En novembre dernier, plus de 700 maisons ont été retrouvées brûlées, à cause de nombreux feux de brousse situés dans l’est du pays. En l’espace de cinq mois, la quantité de CO2 qui en a été rejetée correspondrait à la moitié de la quantité annuelle d’émissions de dioxyde de carbone du pays. Un constat alarmant.

Selon la NASA, il faudra des décennies pour que la repousse forestière puisse résorber ces émissions. D’autant plus que la saison des feux de brousse n’est pas terminée, et que « dans des conditions de poudrière sur quasiment tout l’État, il suffit d’une étincelle pour lancer un incendie qui peut brûler pendant des jours », expliquait le chef des pompiers de l’État du Queensland, Mike Wassing.

A Sydney, une manifestation de plus de 20 000 personnes a eu lieu cette semaine, dénonçant le silence du gouvernement face aux fumées toxiques provenant de ces incendies. Hier, le Premier ministre australien a finalement exprimé son inquiétude. « J’ai vécu toute ma vie, pour ainsi dire, à Sydney, et ce brouillard qui provient des incendies est, je sais, très troublant pour ses habitants », a reconnu Scott Morrison.

L’Australie connaît un pic de CO2

« Nous n’avons jamais eu autant d’incendies en même temps et avec un tel niveau d’urgence », déplorait le pompier Shane Fitzsimmons à la chaîne de télévision publique ABC. Dans un article publié par The Guardian, les chiffres parlent d’eux-mêmes : depuis le 1er août, pas moins de 195 millions de tonnes de CO2 ont été émises à cause des incendies dans les zones rurales de la Nouvelle-Galles-du-Sud. Ce chiffre gonfle de 55 millions de tonnes en prenant en compte l’État de Queensland. À titre de comparaison, l’empreinte carbone australienne sur l’année 2018 est mesurée à 532 millions de tonnes de CO2. 2019 sera catastrophique.

La situation n’est pas près de se rétablir. Si 2,7 millions d’hectares de terres ont brûlé dans l’État de la Nouvelle-Galles-du-Sud, les prévisions météo ne semblent pas annoncer de changement pour les temps à venir. « Les autorités préviennent qu’il y aura plus d’incendies, avec peu de perspectives de pluie dans les prochains mois », précisait Graham Readfearn, journaliste à The Guardian.

L’urgence climatique est proche d’une caractéristique des extinctions massives

Des feux plus vraiment « neutres »

Dans l’idéal, les feux de brousse australiens peuvent effacer leurs émissions lors du reboisement des terres. C’est d’ailleurs pour cela que ces incendies sont souvent jugés comme neutres pour l’environnement. À Canberra, le centre des sciences du climat (CSIRO) où travaille le Docteur Pep Canadell, veut mettre en garde sur cette idée reçue.

Pour l’homme, le dérèglement climatique ne permet plus de réfléchir aussi simplement sur les feux de brousse australiens. « Il est important de comprendre qu’il existe deux risques : les émissions des incendies, mais aussi la perte potentielle à long terme de la capacité d’absorption de CO2 de la végétation terrestre – en raison de la récupération incomplète des paysages brûlés issus d’une dégradation permanente. Ces émissions sont très importantes. », a déclaré Canadell.

Généralement, les émissions de CO2 des feux de brousse australiens avaient un impact de l’ordre de 5 % sur le bilan carbone annuel du pays. Une moyenne qui pourrait augmenter si la situation s’aggrave en matière de climat, et que la végétation perde de sa capacité d’absorption.

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