Jump, jeune pousse française qui ambitionne de révolutionner le freelancing, vient de lever 11 millions d’euros. Des fonds qui vont non seulement lui permettre de renforcer son produit dans l’Hexagone, mais aussi de partir à la conquête d’autres pays européens.
Un enjeu actuel
Fondée en 2021 par Nicolas Fayon, Thibault Coulon et Maxime Bouche, Jump vise à apporter une solution à une problématique grandissante. Les jeunes générations, notamment Y et Z, sont bien plus enclines à se tourner vers le monde du freelancing. Malheureusement, elles se heurtent souvent à d’importantes barrières administratives.
« Dans la gen Z, il y a une personne sur deux qui ne veut pas de CDI classique. Mais de l’autre côté, ils ne veulent pas non plus devenir entrepreneur et monter leur boîte. Ils aspirent à une vie plus riche avec des expériences plus courtes, voyager, ne pas s’étouffer dans un job. Il y avait une forte inadéquation entre ce que le marché proposait et ce que les gens cherchaient », explique Nicolas Fayon, le PDG de Jump dans un entretien accordé à Presse-citron.
Un contrat de travail, et les avantages qui viennent avec
C’est justement ici que la start-up entre en jeu. Elle fournit une plateforme tout-en-un destinée aux jeunes indépendants, leur permettant de profiter du meilleur des deux mondes ; d’un côté, la flexibilité permise par le freelancing et de l’autre, les avantages inclus dans le salariat.
Jump propose tout d’abord une offre gratuite, qui lui permet d’accompagner ses clients lors de leurs débuts. La plateforme regroupe tous les outils pour devenir freelances et les simplifie. « On peut facturer, encaisser, payer. On accède aussi à un compte bancaire gratuit, à un outil de gestion des clients, etc. », détaille le dirigeant.
Une fois bien établi, le freelance peut alors souscrire à un abonnement mensuel auprès de Jump, à 99 euros. La souscription, baptisée Jump Life, offre un statut s’apparentant à celui du salariat, grâce à un contrat de travail conclu avec la start-up. « Vous avez un CDI ou un contrat d’entrepreneur salarié, des fiches de paie, une protection sociale complète, le chômage, la retraite, une mutuelle, une prévoyance, des assurances », énumère Nicolas Fayon.
Et ce n’est pas tout. La start-up promet à ses clients qu’ils auront des facilités à emprunter grâce à ces avantages, et qu’ils bénéficieront, aussi, d’arrêts maladies payés. « Et surtout, il n’y a pas à monter de structure juridique », assure-t-il, simplifiant énormément la procédure pour devenir freelance.

Intégration avec d’autres jeunes pousses
L’une des forces de Jump, c’est son intégration dans l’écosystème des start-up français. La jeune pousse collabore avec ses homologues pour fournir des produits parfaitement adaptés aux demandes de ses clients. Par exemple, Swile pour les titres-restaurants, Pretto pour les prêts immobiliers, Aria pour la facturation et bientôt, Kenko pour les mutuelles.
La majeure partie de sa rémunération provient évidemment de son abonnement, mais l’entreprise engrange aussi des bénéfices grâce à ses services additionnels : ses clients peuvent payer davantage pour accéder à d’autres prestations. C’est notamment le cas de l’avance de facture, qui permet de toucher directement son salaire sans avoir à attendre.
Jump à l’étranger
Jump séduit. Après avoir levé 4 millions d’euros en 2021, la start-up vient de boucler un nouveau tour de table à hauteur de 11 millions d’euros, mené par le fonds paneuropéen Breega avec la participation, notamment, d’Index Ventures et de Raise Ventures.
La plateforme ambitionne tout d’abord se renforcer en France, où elle compte actuellement 2 000 salariés portés pour un volume d’affaires annualisé de 150 millions d’euros. Ingénieurs, développeurs, consultants, chefs de projet, agents immobiliers, commerçants… Jump accompagne un panel de profils variés. Et elle s’attelle pour pouvoir couvrir encore plus de professions prochainement, comme les artisans.
Jump se prépare aussi pour se lancer au Royaume-Uni et espère, à terme, s’implanter dans d’autres pays européens. De tels projets nécessitent, logiquement, des investissements conséquents. L’entreprise entend doubler ses équipes d’ici à 2026, elle compte actuellement une quarantaine de personnes dans ses effectifs.
- Jump, start-up fondée en 2021, vient de lever 11 millions d’euros
- Elle accompagne les jeunes free-lances, en leur proposant une solution tout-en-un pour profiter, eux aussi, des avantages salariés
- Avec ce financement, la jeune pousse veut se renforcer en France et se lancer au Royaume-Uni
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