Chaque génération apporte avec elle sa propre vision de la carrière professionnelle. S’il était très courant de rester des dizaines d’années dans la même entreprise auparavant, les cartes ont été rebattues depuis. La Génération Z et leurs suivants, les Millenials (ou Génération Y) pensent différemment. Bercés par une économie qui subit des mutations importantes, ceux-ci semblent s’orienter massivement vers le travail indépendant. Aux USA, les statistiques montrent qu’il y a bel et bien rupture avec les aspirations plus traditionnelles.
Vers une préférence pour le freelancing
C’est une enquête “Unconventionnal Jobs” menée par Collective qui révèle cette fracture. Chez les américains, ce sont 64 % des moins de 35 ans qui envisagent de travailler en freelance ou qui le font déjà.
Un chiffre qui contraste fortement avec les 31 % d’adultes de plus de 35 ans qui envisagent simplement le freelancing comme une option professionnelle.
Cette évolution dans les mentalités de la conception du travail est multifactorielle. On peut l’attribuer à la très forte influence de la technologie dans le quotidien de la Génération Z, secondée par l’émergence de l’économie de la création. C’est-à-dire la création de contenus originaux et la monétisation des talents individuels via les plateformes numériques.
La fameuse semaine de 40 heures n’est plus le synonyme de réussite chez les plus jeunes, qui préfèrent attribuer la réussite de leur carrière professionnelle à la liberté d’agir. Une autre forme d’expression morale du néolibéralisme, tout aussi parlante que la vision plus classique du travail.
La préparation face aux défis professionnels
Il n’y a pas que l’attractivité du freelancing qui est à noter chez nos amis outre-atlantique. Non seulement ils y sont attirés, mais ils s’y préparent activement. En cas de licenciement, ils sont 59 % à disposer d’un plan B (activité indépendante) chez les plus jeunes. Chez leurs aînés, cette proportion descend à 30 %.
Le PDG de Collective, Hooman Radfar, suggère que la très forte influence de l’IA et des plateformes en ligne soutiennent cette dynamique plutôt inédite. Ces nouveaux outils permettent en effet aux entrepreneurs de compter et de parier sur eux-mêmes, plutôt que de rentrer dans un lien de dépendance avec les entreprises.
Autre aspect important à souligner : les jeunes concernés par cette enquête s’avèrent plus enclins à épargner pour anticiper des éventuels accidents de la vie : licenciement ou problèmes de santé par exemple. Beaucoup d’entre eux occupent une activité secondaire parallèlement à leur job principal, qui serait potentiellement convertible en carrière à part entière.
Sur le court à moyen terme, on pourrait observer cette dynamique comme une simple tendance passagère. Si celle-ci continue dans le même sens, voir s’accentue, on pourra alors parler d’une transformation du monde du travail. Ces chiffres ne sont que des indicateurs, des statistiques froides, à prendre donc pour ce qu’ils sont : des données brutes. Il faudra attendre afin d’avoir le recul nécessaire pour estimer si cette transformation sociétale est bel et bien réelle.
- La Génération Z et les Millenials aux USA sont plus attirés par le freelancing que par le salariat.
- Une différence très marquée avec la génération précédente si l’on en croit les résultats de l’enquête de Collective.
- Cette tendance peut être attribuée à plusieurs facteurs dont l’essor du numérique et l’économie de la création.
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Mais quelle belle mise en valeur de cette génération votre choix de photo …
Je me disais exactement la même chose
On voit deja le resultat de cette pebnséee freeworking ! Retard, feneantise, n’acceptant pas les ordres, passant leurs telmpts sur leurs smartphone et a fumer ( pas du tabac) .Paroles de nombreux recruteurs interim et entreprises ou les jeunes menfoutistes de maintenant n’ont pas le serieux de leurs ainés) Bref generation un peu perdu qui a oublier les vrais valeurs de travail. MAis ces gens la, en grande majorité, entrereront dans le rang, peu vivront comme ils le reve… . Attendez d’aller en autoentrepreneur, sans garantie de salaire, dans une banque demander un pret… on va rire…