On Running vient d’ouvrir un magasin sur les Champs Élysées et annonce une technique de production inédite pour ses chaussures de courses. Mais qui se cache derrière cette entreprise endorsée par un certain Roger Federer ?
Des champions olympiques déjà sponsorisés par On Running
Basée à Zurich en Suisse, On Running a été fondée en 2010 par Olivier Bernhard, David Allemann, et Caspar Coppetti. Elle propose une gamme de produits pour la course, avec un focus spécifique sur les chaussures de running. La société met particulièrement en avant sa technologie CloudTec, un système d’amorti qui réduit la pression sur les articulations et les muscles, explique-t-elle.
La marque sponsorise plusieurs athlètes spécialistes dans la course de fond, à l’instar de Hellen Obiri, double championne du monde du 5 000 mètres et médaillée olympique. Olli Hoare, champion olympique australien sur 1 500 mètres, porte aussi ses produits.
En 14 ans, la firme helvétique a su bâtir un petit empire avec 2 700 employés à travers le monde. Elle a réalisé le meilleur chiffre d’affaires de son histoire au premier trimestre 2024, avec une hausse de 21 % de ses ventes nettes. L’un des mots d’ordre d’On Running, c’est la technologie. La compagnie opère même un laboratoire nommé On Labs, où elle investit pour perfectionner ses produits.
Une nouvelle technique de fabrication
Elle a d’ailleurs conçu un robot capable, en trois minutes, de fixer la partie supérieure de sa nouvelle chaussure de course, la Cloudboom Strike LS, à la semelle. Une technique baptisée LightSpray que la marque juge « révolutionnaire ». Car en plus de faciliter une conception rapide, cette méthode est aussi favorable à l’environnement, estime l’entreprise.
« Ce procédé permet de réduire les pertes et d’obtenir une tige avec 75 % d’émission de carbone en moins par rapport aux autres chaussures de la marque. Nous pensons que cela va permettre de repenser l’industrie de la chaussure, de réduire son impact environnemental et de produire plus localement au plus près des consommateurs », explique Nils Altrogge, directeur de l’innovation d’On Running, aux Échos.
La chaussure, pensée pour la haute performance, s’enfile comme un chausson. Elle n’est composée que de 7 éléments, contre près de 70 pour une chaussure classique. En conséquence, la perte de matériaux pendant la production est minime, facilitant aussi son recyclage par la suite.
Nouvelle boutique sur les Champs
Il y a quelques jours, la société ouvrait sa seconde boutique en France, sur la prestigieuse avenue des Champs Élysées. Le tennisman Roger Federer compte parmi ses actionnaires, tandis que l’actrice Zendaya est devenue son ambassadrice au mois de juin.
La marque ne manquera pas de présenter son robot au public lors des Jeux Olympiques, où elle espère gagner davantage en notoriété malgré la présence des cadors de la filière. La Cloudboom Strike LS sera commercialisée à 330 euros, soit la chaussure la plus chère de l’équipementier qui défend un modèle de produits haut de gamme.
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https://www.rts.ch/emissions/temps-present/2024/video/les-baskets-pas-si-vertes-de-federer-28538129.html