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« Rapprocher le salaire brut du salaire net » : la proposition choc de ce grand patron français qui veut taxer ChatGPT

Michel-Édouard Leclerc veut taxer les géants du numérique.

« Quand j’ai dit qu’on pouvait traverser la rue pour trouver de l’emploi, je me suis fait ramasser, mais il y en a dans le bâtiment, dans la restauration ». En déplacement dans la Meuse ce lundi 19 mai, Emmanuel Macron a répondu à un salarié qui lui demandait de « faire travailler les feignants ».

Invité de BFM TV le mardi 20 mai, le patron Michel-Édouard Leclerc a répondu aux propos polémiques du président de la République. Selon lui, « Le travail ne paie pas ». Le président du comité stratégique des centres Leclerc estime ainsi : « On dénonce le peu d’envie de travailler des Français, mais la politique aujourd’hui c’est ‘qu’est-ce qu’il faut faire pour redonner envie aux Français d’aller travailler ».

Taxer Mistral et ChatGPT ?

D’après lui, un des soucis actuels est que le travail fait face à des « substituts au travail qui ne paient pas de charges sociales ». Par ces termes, il entend « la robotique  et le digital ». La solution qu’il suggère est donc de transférer les charges sociales et de les faire payer par les sociétés opérant dans ces secteurs.

Le dirigeant précise :

Le vivier de ressources pour lequel on finance le système social français, c’est juste des entreprises qui créent des emplois, donc des cotisations patronales et cotisations salariales. Mais quand on fait venir l’IA, 100 milliards, quand on fait venir des robots, quand on développe le digital, ça ne cotise pas.

Pour maintenir le système social français à flot, il prône donc : « Quand l’IA, quand les ChatGPT ou Mistral remplacent des avocats, des juristes, des professions libérales, des journalistes, on pourrait imaginer que ces applis paient une part des charges sociales ».

Afin de vendre cette idée à l’opinion publique, Michel-Édouard Leclerc promet : « Je suis persuadé que les masses sur lesquelles ça s’appliquerait (…) permettraient que le salaire net dans les entreprises où il y a du vrai travail rejoigne le salaire brut ».

Une idée qui est à même de séduire de nombreux salariés, mais dont il est permis de douter de la faisabilité. Déterminé à avancer, le patron ne ferme d’ailleurs pas la porte à une entrée en politique ni à une candidature à l’élection présidentielle française de 2027, même s’il avoue « ne pas avoir de rêve présidentiel ».

  • Michel-Édouard Leclerc suggère un changement du mode de financement du modèle social français
  • D’après lui les services numériques et l’IA devraient être plus largement taxés
  • L’idée étant de réduire l’écart entre les salaires bruts et nets tout en maintenant un système social protecteur

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