Les conséquences du réchauffement climatique sont aussi nombreuses qu’imprévisibles. Avec une augmentation des températures à l’échelle planétaire, vivre sur Terre aujourd’hui ne ressemble à rien de connu. Une évolution rapide de notre écosystème, qui transforme tout, même le riz.
Un problème majeur, quand on sait que cette céréale est l’ingrédient de base dans l’alimentation d’un tiers du globe. Or le riz, s’il a très bonne presse, peut aussi devenir dangereux. Dès 2012 le magazine Consumer Reports — un mensuel américain centré sur la consommation — tire la sonnette d’alarme.
Le riz contient naturellement une forte concentration en arsenic. Mais le réchauffement climatique fait exploser cette dose. L’étude révèle à l’époque qu’une seule portion de riz peut contenir entre 3,5 à 6,7 microgrammes d’arsenic inorganique.
Depuis, les chiffres ne font que croître. Or une telle quantité d’arsenic peut être dangereuse pour la santé. Selon plusieurs médecins, l’arsenic pourrait amener au développement de plusieurs cancers, notamment des poumons ou encore de la vessie.
Pourquoi le riz est pollué ?

Depuis la nuit des temps, le riz contient de l’arsenic. Sa culture, dans des rizières inondées, lui permet de capturer 10 fois plus d’arsenic que les autres céréales. Jusqu’à peu il était « organique », entendez ici « produit naturellement ».
Mais depuis la révolution industrielle, l’arsenic présent dans le riz est aussi inorganique. C’est cet ajout, causé par les activités humaines, qui fait exploser les niveaux de concentration. Ce produit de synthèse est la résultante de plusieurs activités.
Si l’agriculture est pointée du doigt, elle utilise de l’arsenic pour produire des pesticides et d’autres produits comme des engrais, elle n’est pas la seule responsable. Les productions textiles utilisent beaucoup d’arsenic, pour réaliser des teintures. C’est aussi le cas de l’industrie minière, ou encore des fabriques d’armes.
Un danger pour des milliards de personnes
Mais la présence d’arsenic dans le riz est un vrai problème, pour des pays tout entiers. D’une part, le risque sanitaire d’empoisonnement sur le long terme est un sujet très sérieux. Les scientifiques recommandent d’ailleurs de limiter sa consommation de riz.
Si le modèle d’alimentation occidental respecte tous les seuils de précaution, ce n’est pas le cas des alimentations asiatiques, qui peuvent consommer jusqu’à un kilogramme de riz par jour et par personne. Dans un second temps, la contamination du riz est un problème économique majeure.
Des régions entières dépendent de la culture de cette céréale. Si les ventes viennent à baisser dans les prochaines décennies, voire à s’arrêter pour des raisons sanitaires, ces parties du monde seraient alors touchées par une grave crise économique.
Comment limiter les risques ?
Heureusement pour nous, le monde scientifique s’est déjà penché sur la question de l’arsenic dans le riz. Plusieurs méthodes ont même été testées pour cuire son riz de la meilleure façon. En 2022, une étude menée par la scientifique Manoj Menon présente la « cuisson idéale ».
Elle limite le taux d’arsenic au maximum, tout en conservant tous les nutriments présents dans le riz. Elle propose de cuire le riz dans de l’eau (2 fois plus d’eau que de riz). Au bout de quelques minutes, jetez l’eau et changeait la. Elle aura absorbé une grande quantité d’arsenic. Vous pouvez alors reprendre votre cuisson normalement.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.
